La critique d'une des idéologies du démocratisme est toujours ambiguë, car se plaçant nécessairement sur le terrain du capitalisme, donc sur une option réformiste, même si elle prend une forme radicale. En cela, tout discours est inutile, superflu. Au final, seul le mouvement historique comptera, et il se passera de nous et de nos discours, puisque nous serons morts. Ces textes ne seront plus qu'un témoignage de nos gesticulations pour comprendre par quel processus notre humanité nous échappe, et c'est très bien comme ça.
Le 3/05/2016
Barbarisme/terrorisme
"Car nous sommes confrontés dans le monde à une conspiration monolithique et implacable qui repose essentiellement sur des moyens secrets pour étendre sa sphère d'influence : sur l'infiltration plutôt que sur l'invasion, sur la subversion plutôt que sur des élections, sur l'intimidation plutôt que sur le libre choix, sur des guérillas de nuit plutôt que sur des armes en plein jour"
JFK
"Il n'est rien de tel que le son du canon pour couvrir le chuchotement des mutins."
Le terrorisme est l'ultime réponse possible que le monde marchand exprime dans son impossibilité de résoudre son inévitable extinction. Il permet au capital d'exposer un inhumain spectaculaire afin de mieux cacher la réalité inhumaine qu'il génère : ce monde réellement, effectivement, factuellement invivable.
Le terrorisme est toujours un terrorisme d'état. Quand les services secrets n'en sont pas directement à l'origine, c'est qu'ils l'ont provoqué en infiltrant et manipulant les groupes dissidents (https://www.youtube.com/watch?v=uz4NaV50wh0).
Rien d'étonnant à cela, c'est leur boulot. Ce qui est faussement surprenant, c'est que lorsqu'un de ces fameux « attentats terroristes » se produit, aucun mediat ne songe, soit à leur reprocher leur incapacité à enrayer le phénomène (version officielle), soit à les accuser d'en être à l'origine (version complotiste).
Neutres. Circulez, y a rien à voir.
La cible du terrorisme ne sont pas les victimes directes, mais le reliquat de marchandise humaine encore vivante alentour.
Le démocratisme habillera le terrorisme d'une idéologie qu'on déclarera ennemie (anarchisme, gauchisme, islamisme). Ces idéologies sont préexistantes, mais manipulées par différentes oligarchies aux intérêts parfois divergents, parfois convergents, ce qui mène à des retournements d'alliance qui troublent l'analyse. Bien évidemment, ces groupuscules sont susceptibles de prendre leur autonomie, ce qui peut être utile un moment, mais conduira inévitablement à leur destruction à plus ou moins long terme par leurs financiers/protagonistes.
https://www.youtube.com/watch?v=ml-piXRdnow
La seule réponse du pouvoir à son propre discours consiste en plus de police, plus d'armée, plus d'état d'urgence, plus de répression aveugle, restreignant le peu de droits qui restaient aux citoyens non seulement consentants, mais demandeurs. Là se trouve la réussite du démocratisme, dans l'affirmation du nécessaire rétablissement de l'ordre face au terrorisme qu'il engendre.
Rien d'étonnant à cela, c'est le but.
La beauté du geste réside dans la genèse de la demande pressante, nécessaire, du plus d'état, plus de sécurité, plus de réel inversé.
Les états, monstres froids, enchaînent les attentats sous faux drapeaux,(https://www.les-crises.fr/no-news-temoignage-des-snipers-du-massacre-du-maidan-les-ordres-venaient-de-l-opposition/), terrorisant les populations, manipulant l'opinion avec la complicité effective des mediat. C'est quand l'état n'est plus dans l'obligation d'intervenir directement, que les actes terroristes semblent survenir spontanément, que les tensions sont donc exacerbées à l'extrême, que le démocratisme impose sa dictature avec le plus de discrétion.
L'école du terrorisme se nomme prison, au su et au vu de nos élites et avec les encouragements des politiques. https://www.facebook.com/ARTERadio/videos/10159999790180293/
Les mediat ont franchi un saut qualitatif, les individus s'offrant eux mêmes avec enthousiasme en pâture aux manipulateurs de tout poil. Les facebook, google, amazon et autres collectionnent les données sur la population, et l'on peut prévoir sans être grand clerc que la convergence entre leurs renseignements et les instituts de sondage (par exemple), les services secrets (par ailleurs), leur permet et permettra de placer les "rigth men at the right places". Les stratégies de propagande de guerre, telles que les fausses images de la Place Verte (http://www.voltairenet.org/) visant à convaincre la population que Tripoli est déjà tombée aux mains des « rebelles », et sabrant ainsi toute velléité de résistance, sont et vont être appliquées aux démocraties. Brouillage des ondes, écrans de fumée, le cocktail des fausses informations est d'autant plus digeste qu'il est coproduit par les « consommacteurs » eux mêmes.
Le terrorisme infligé aux populations occidentales par des groupes prétendument incontrôlés n'est rien en comparaison à celui infligé aux populations dont le monde marchand, là où il est le plus accompli, c'est à dire l'occident, a décidé la mise à mort.
Qu'importe la mort de quelques humains, du moment qu'ils ont un portable à la main.
Les états démocratiques bombardent, affament, empoisonnent, déportent des populations entières sans susciter la moindre réaction chez leurs électeurs. On reconnaît même l'avancement démocratique à l'état d'apathie de son peuple. Assassiner 500 000 enfants « vaut le coup » (Madeleine Allbright), irradié à l'uranium appauvri une population est nécessaire, empoisonner plusieurs générations en noyant le Vietnam dans un bain d'agent orange est anodin, déporter toute une population à des fins de rentabilité économique est vertueux (Angela Merkel).
Le terrorisme des uns est la résistance des autres. Les deux sont le jouet des états.
https://www.youtube.com/watch?v=X16_lJifC0A&t=3596s
Banale barbarie, étrange aveuglement. Cécité orchestrée, acceptée, certifiée, approuvée.
Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.