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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 17:51

 

"Les juifs se sont émancipés dans la mesure même où les chrétiens sont devenus juifs"

Karl Marx

 

"J'ai une idée formidable, attirer des antisémites honnêtes, et les inciter à détruire les propriétés juives."

Théodore Hertzl

 

"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal, nous avons pris leur pays... Ils ne voient qu'une seule chose: nous sommes venus et nous avons pris leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela?"

David ben-Gourion


"Israël n'est pas un pays qui a une armée, c'est une armée qui possède un pays"

 

Le sionisme s’appuie sur un mensonge historique dont nous n’avons pas le droit de discuter ici, sous peine d’emprisonnement et de toutes sortes de persécutions  judiciaires.  

 

Cependant, l’idéologie sioniste existait préalablement à cette imposture, et c’est la conjonction des idéologies nationalistes du XIX° siècle et du judaïsme qui  nous vaut ce dernier avatar du colonialisme qu’est l’état d’Israël. Les sionistes, en jouant sur l’ambigüité du judaïsme et de la judéité (aucun juif, aucun goy ne répond clairement à la question : les juifs sont-ils un peuple ? Ou s’agit-il d’une race ? Ou, tout bien considéré, ne serait-ce qu’une religion ? ), ont renoué avec l’idéologie de l’ancien régime, en restaurant l’idée de l’existence d’un droit divin. Il leur a suffit de remplacer le concept de monarque de droit divin par celui d’état de droit divin. Une fois admis l’idée d’une terre don de dieu à son soit disant peuple, toute contestation de cet état de fait devient impossible, est blasphématoire.

 Cette pensée est curieusement ancrée  chez les juifs athées (israéliens ou non), car elle est la seule justification à la nakba, au vol des terres. En Israël, la bible est enseignée comme un livre d'histoire (du peuple juif) !

De fait, les personnes se disant juives et ayant rompu avec le judaïsme se positionnent sur des critères raciaux.

Les juifs religieux qui sont restés cohérents  rejettent le sionisme comme une aberration du judaïsme,  (Naturei Karta).

Les juifs athées sont d'autant plus sionistes et solidaires des crimes d'Israël que leur lien avec leur judaïté ne peut plus s'exprimer par leur judaïsme (que souvent, ils abhorrent). Leur soutien inconditionnel à Israël est donc l'ultime justification d'une identité perdue. Ce sionisme est lui même cautionné par la shoah (génératrice de cette nouvelle identité), dont ils ne supportent aucun questionnement de l'histoire, d'ou les lois scélérates Fabius-Gayssot. 

 

Israël ne doit sa survie qu’au soutien des USA.(http://www.dailymotion.com/video/x1ynvko_israel-et-le-11-septembre-entretien-avec-laurent-guyenot_webcam)

Le lien qui unit ces deux pays est quasi familial. Tous les juifs qui comptent en Israël ont un pied, sinon deux, aux USA. Tous les juifs américains qui comptent ont un pied, sinon deux, en Israël. Le génocide des amérindiens par les colons européens, la bible à la main, conforte Israel dans sa volonté d'expulsion/extermination. Le parallèle entre la naissance des USA et celle d'Israël, le vol des terres, la traque de l'indigène, le déni commun des massacres, la bonne conscience religieuse, tout rapproche ces deux peuples.

Les USA soutiennent financièrement l'état d'Israël, et en retour, le lobby juif subventionne les membres du congrès qui votent le financement  d'Israël.

Le lobby américano sioniste est tout puissant, et c’est parce qu’ils ont une porte de sortie que les extrémistes sionistes n’acceptent aucune discussion réelle avec les palestiniens. D’ailleurs, ils n’ont pas d’interlocuteur, disent-ils. Et quand ils en ont un, ils le détruisent. Ils savent qu’au cas où cela tournerait vraiment mal, leur avenir est assuré ailleurs. Les palestiniens, eux, sont condamnés à rester sur place, quitte à en mourir.

Il existe toutes sortes de mouvements de solidarité avec les palestiniens (au demeurant les seuls possibles descendants réels des hébreux), revendiquant tous un attachement à une solution a deux états et affirmant qu’il n’existe d’autre solution pour construire une paix durable. Il nous faut dénoncer cette position comme un leurre, souvent motivé par la peur que l’état d’Israël soit condamné à disparaître si  aucun état palestinien n’arrive à s’imposer à ses côtés. Ainsi, par une de ces pirouettes de l’histoire, ce serait l’état embryonnaire palestinien qui cautionnerait l’existence d’Israël !

 

Il nous faut d’abord affirmer que la solution viendra des palestiniens eux-mêmes, et reconnaître que notre rôle se limite à une dénonciation sans aucun effet réel sur le conflit.

 

Il faut ensuite réaffirmer que la paix ne se construit que sur la justice.

Or la justice, quelque soit l’angle de vue, implique la disparition de l’état israélien des pages du temps :

 

- que ce soit sous l’angle de la soi-disant légalité internationale et du vote initial de l’ONU, avec ses tractations financières, ses influences occultées, ses chantages et sa corruption généralisée ;

- que ce soit sous l’angle de la courte histoire de cet état, avec ses violations du droit international, son recours systématique à la violence, au terrorisme d’état, ses crimes contre la paix, crimes de guerre, crimes contre l’humanité (répétés et revendiqués) ;

- que ce soit sous l’angle démocratique, avec son système d’apartheid, sa justice expéditive, la ségrégation des palestiniens sous-citoyens israéliens ;

- que ce soit sous un angle simplement moral, avec son affirmation d’un état raciste, d’un état juif pour les juifs ;

- que ce soit sous l’angle de la justice  internationale, avec le refus du retour des réfugiés, la colonisation ininterrompue de la Cisjordanie ;

- que ce soit sous un angle religieux, où en dernière analyse, le sionisme est une hérésie du judaïsme ;

 

Tout, je dis bien tout, nous invite à une solution à un état dans une Palestine réunie, où juifs, musulmans et chrétiens vivent en commun accord. Ceux qui, par peur, goût du pouvoir, idéologie, refuse cette réalité entrainent ce pays vers l’horreur de la guerre et le déclin. Ils peuvent partir, personne ne les retient.

Le réalisme, la realpolitik, impose cette solution.

Une solution à deux états, outre le fait qu’elle serait injuste, parce qu’elle spolierait définitivement les palestiniens, est impossible à concrétiser sans  déplacement de population dans les deux sens. 350 000 colons israéliens sont disséminés dans toute la Cisjordanie, et  1,4 million de palestiniens vivent sur le territoire israélien.

La solution à deux états ethniquement homogènes implique une épuration ethnique.

La solution d’un état pour tous, n’est pas nouvelle.

Elle faisait partie intégrante de la charte de l’OLP.

La solution à deux états est basée sur le meurtre de masse des palestiniens, leur expulsion, la destruction de leurs maisons, de leurs villages et l'épuration ethnique de tout un peuple. En un mot : la Nakba. Toute personne qui promeut cette solution en admet l'origine et se rend complice de ses auteurs. Nier ou excuser l'origine d'Israel ne peut que jeter de l'huile sur le feu.

Israël est le seul pays siégeant à l'ONU dont les frontières ne sont pas internationalement reconnues.

A ce stade, il est peut-être utile de rappeler  qu’antisionisme et antisémitisme sont deux notions incompatibles.

L’antisionisme n’est pas une critique de la politique d’Israël, mais la contestation de l’existence de cet état, la critique de son histoire officielle, de sa genèse et de ses justifications religieuses, raciales et victimaires.

L’antisémite cohérent est favorable au sionisme, car son désir le plus cher est d’expulser les juifs hors de son pays. S’ils s’expatrient d’eux-mêmes en rejoignant Israël (alyah), l’antisémite ne peut que s’en féliciter.

Le sioniste promeut l’antisémitisme, car en créant un sentiment d’insécurité chez les juifs, il accélère leur migration vers l’état d’Israël.

C’est d’ailleurs la complémentarité entre ces deux idéologies (antisémitisme et sionisme) qui a permit la convergence entre la politique nazie et les sionistes allemands durant les années trente et ce jusqu’au début de la guerre de 40.

L’antisioniste cohérent est indifférent à la présence juive dans son pays, même s’il déplore et combat l’existence d’un lobby juif prosioniste (de même que le lobby gay, le lobby militaro-industriel ou le lobby agro-alimentaire, etc).

 

 A suivre

 

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

 

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Published by democratisme
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commentaires

TonyMed 07/04/2015 07:52

Très bon article sous la forme et sur le fond. À suivre? Oui absolument! Et après le bombardement de Gaza, il faudrait fouiller wncore plus et n'avoir pas peur de nommer cette politique ethnicide, sui generis.

Présentation

PETIT MANUEL...

Petit manuel de déstabilisation d’un régime hostile

 

1°) Être une puissance impériale

2°) Financer tout mouvement d’opposition, aussi minuscule soit-il, revendiquant une démocratie à l’occidentale.

3°) Repérer les futurs possibles leaders et organiser des stages de formation à l’agitation à leur intention

4°) Donner un retentissement international à toute manifestation de l’opposition grâce aux médiats aux ordres.

5°) Mettre en exergue la répression brutale que ne manquera pas de commettre le régime en place.

6°) Placer quelques snipers sur  les parcours des manifestants, et tirer  à la fois sur la foule et les forces de l’ordre en place.

7°) Dénoncer la barbarie de la répression.

8°) Armer clandestinement  des groupuscules étrangers extrémistes animés par une idéologie suicidaire, les appeler rebelles et combattants de la liberté.

9°) Présenter ces groupuscules comme un mouvement populaire.

10°) Organiser  aux frontières du pays des bases d’entrainement à la guérilla qui seront présentées comme  des camps de réfugiés.

11°) Organiser le blocus de toute voix dissidente par une censure de fait.

12°) Organiser des coordinations  d’opposants  dans une capitale étrangère, et n’accepter que les informations  provenant de cette source.

13°) Bombarder,  si le contexte international  le permet,  l’armée régulière, tout en affirmant qu’il s’agit de protéger la population de la répression  du  dictateur  qui menaçait de massacrer son peuple.

 

Logiquement, le pouvoir en place tombe à plus ou moins court terme, le chaos s’installe pour de longues années,  vous avez  atteint votre objectif : vous n’avez plus de pouvoir fort  face à vous, vous pouvez  piller  sans vergogne les richesses du pays, il vous suffira d’entretenir les conflits internes (ethniques, religieux…) en organisant un attentat suicide de temps en temps. Toute couverture médiatique est maintenant superflue.

Toute ressemblance avec une quelconque situation actuelle est évidemment fortuite.

La première victime d’une guerre, c’est la vérité.

 

 

Recherche

CHOMSKY ET LE 11 SEPTEMBRE

Chomsky et le 11 septembre 2001

Petite critique d’un passage de son livre :

« L’ivresse de la force »

 

 

(Cet échange d’arguments a eu lieu en septembre 2008 en réponse à un journaliste aux yeux fermés  et aux oreilles bouchées ; les critiques sont en italique, les citations de Chomsky en caractère gras. Chomsky démarre sur les théories du complot du 11/9 et leurs « adeptes »)


 

D’abord, je ne fais pas grand cas de ces théories, mais je suis assailli de lettres à leur sujet. Ce n’est pas seulement une énorme industrie, c’est une industrie assez fanatique. (…) C’est presque une sorte de fanatisme religieux.

 

Ici je ne vois pas ce qui permet à Chomsky de dire qu'il s'agit d'une industrie, ce qui sous- entend non seulement une organisation, mais aussi une rentabilité de l'entreprise. Difficile d'avancer de tels arguments sans exposer de preuves.  Pour ma part, je ne vois que des individus qui rament pour trouver un espace d'expression un peu plus élargi qu'internet. Quant au fanatisme religieux, je vous ferai  remarquer que les religieux apportent généralement  des réponses, des vérités révélées, alors que le mouvement pour la vérité  sur le 11/9 pose  surtout  des questions.  


Il faut quand  même se poser des questions. D’abord sur les preuves matérielles. Il y a des coïncidences inexpliquées, des témoignages personnels, etc., mais cela ne pèse pas lourd. On en trouve dans n’importe quel événement mondial complexe. Au sujet des preuves  matérielles, peut-on vraiment  devenir un expert  très qualifié en génie civil et mécanique en passant une heure ou deux sur Internet ?


Bien sur que non, mais personne ne le prétend.

 

Si oui, il faut dissoudre  les sections génie civil et mécanique du Massachusetts Institute of Technology. (…) Si vous croyez réellement à l’une ou  l’autre de ces preuves, c’est simple : adressez-vous à des spécialistes capables de les évaluer. Peut-être avez-vous trouvé un physicien quelque part, mais, à ma connaissance, personne n’a voulu proposer quoi que ce soit à une revue professionnelle sérieuse, soumise à la discipline de l’"examen  par les pairs".

 

Pour des avis d'experts, vous en trouverez une ribambelle (architectes, pilotes de lignes, militaires, etc.) sur reopen9/11 à cette adresse là:
http://www.reopen911.info/temoignages.html



Même sans aller jusque-là, on peut consulter les départements universitaires de génie civil et mécanique. Peut-être les membres du "mouvement pour la vérité sur le 11 septembre" pensent-ils qu’ils sont tous dans le coup ? Si le complot est vaste à ce point, on peut aussi bien l’oublier. Les adeptes du mouvement disent qu’ils ont peur. Il n’y a pas de quoi avoir peur. C’est une des positions les plus sûres pour un opposant, tous ceux qui ont un peu d’expérience en la matière vous le diront. En fait, les autorités se montrent assez tolérantes à cet égard.



Aux USA, je ne sais pas, mais en France, certainement pas. Quand ils ne sont pas tout simplement  ignorés, les "adeptes de la théorie du complot", comme vous dites, reçoivent des bordées d'injures et se font traiter d'antisémite ou de révisionniste, ce qui est très à la mode. L'antisémitisme, en France, n'est pas une opinion mais un délit, quant aux révisionnistes, ils n'ont plus droit à la parole  depuis la loi Fabius-Gayssot. Si vous voulez faire taire quelqu'un, il est bon de le traiter  d'antisémite et de révisionniste.

Ce qui nous amène à une seconde question. Pourquoi ce débat autour du 11 septembre est-il si bien toléré ? Je soupçonne le pouvoir de le voir d’un bon oeil. Il capte énormément d’énergies et les détourne des véritables crimes de l’administration, infiniment plus graves. (…) Pensons à l’invasion de l’Irak, ou au Liban. Ou à ce qu’ils font subir à la population  ouvrière des Etats-Unis. (…) Ils commettent des crimes réels, qui suscitent très peu de protestations. Une des raisons - pas la seule, bien entendu -, c’est qu’on dépense énormément d’énergie militante potentielle dans ces polémiques autour du 11 septembre  

Bien sur, on peut considérer le démontage de la propagande officielle comme anecdotique, ou comme un passe-temps sans intérêt. Ce n'est pas mon cas et cela m'étonne de la part de Chomsky. Par ailleurs, considérer que les personnes qui militent  pour une  réouverture  de l'enquête sur le 11/9 ne sont pas sensibles à d'autres sujets tels que la guerre  en Irak ou  au Liban est tout simplement faux !!!  Les deux combats sont intimement liés, le 11/9 ayant servi de prétexte aux guerres.

Du point de vue des gouvernants, c’est excellent. On donne même à ces militants du  temps d’antenne (…), on met leurs livres bien en vue dans les librairies.

Cela a été vrai pour le premier livre de Meyssan, mais c'est bien  fini. Il est aussi arrivé qu'on leur donne la parole dans un débat télévisé, à condition que le débat  soit inégal, que le présentateur coupe la parole au "truther"(c'est l'expression consacrée), et qu'il n'ait en aucun cas le temps d'exprimer une opinion cohérente face à des professionnels des médias qui le réduisent en charpie en un tour de micro. Bref, que l'on  soit  sûr de l'envoyer à l'abattoir. Bourdieu a très bien expliqué cela. 

Très tolérant, comme réaction. (…) Ce n’est pas le genre de réaction qu’on provoque quand on touche aux sujets sensibles.
(…) Et je ne crois pas que leurs preuves soient sérieuses. Ni même que ceux qui les exposent soient capables de les évaluer. Ce sont des questions techniques compliquées. On n’a pas l’air de le comprendre, mais ce n’est pas pour rien que les scientifiques font des expériences, qu’ils ne se contentent pas de filmer ce qu’ils voient par la fenêtre. Car ce qu’on voit par la fenêtre est la résultante de tant de variables qu’on  ne sait pas ce qu’on a dans cet imbroglio si complexe. On peut y trouver toutes sortes de coïncidences inexpliquées, d’apparentes violations des lois de la nature. (…) Donc, découvrir qu’il s’est passé ceci, qu’il est arrivé cela, etc., ça ne veut rien dire.

Tout est compliqué, bien  sûr, mais ce n'est pas une raison pour ne pas s'atteler à la tâche. Les scientifiques eux-mêmes se  posent des questions (
http://www.reopen911.info/dossiers/pdf/ … iciels.pdf ) 
.Par ailleurs, il existe un moyen  très simple pour le gouvernement américain de mettre fin  à la polémique: nous montrer une vidéo d'un avion se crashant sur le Pentagone. Vu le nombre de caméras l'entourant, ce ne devrait pas être trop difficile.. 


L’argument "à qui profite le 11 septembre ?" n’a guère de poids. Dans ma première interview après le 11 septembre, je crois avoir fait cette prédiction  pas particulièrement brillante : tous les pouvoirs du monde allaient  immédiatement exploiter l’événement à leurs propres fins. La Russie allait durcir ses atrocités en Tchétchénie, Israël en Cisjordanie, l’Indonésie à Aceh, et la Chine dans ses provinces occidentales. Aux Etats-Unis on s’en est servi de la façon que l’on sait, mais aussi de beaucoup d’autres, moins médiatisées.
(…) Presque tous les gouvernements ont pris des mesures pour surveiller plus étroitement leur population et ce genre de choses. L’administration Bush  l’a fait aussi. Donc, "à qui profite le crime ?" n’est pas une preuve suffisante de culpabilité.


Ce n'est pas une preuve suffisante, mais c'est un des éléments qui posent question.



L’idée même  n’est pas crédible. Pour qu’il y ait une once de vérité dans les théories sur le 11 septembre, il faudrait qu’il y ait eu un énorme complot, incluant les compagnies aériennes, les médias, la préparation des faux avions. Il aurait fallu mettre au  courant quantité de gens dans l’administration. Ils ne s’en seraient jamais tirés. Même une dictature n’aurait pas pu. C’est une opération vraiment risquée.



Ce qui aurait été très compliqué pour un gouvernement, ou un service émanant de ce gouvernement, ou une partie d'un service émanant de ce gouvernement, serait donc très simple pour quelques terroristes d'Al Qaeda débarqués tout droit de leurs grottes afghanes ? Je vous rappelle que parmi les nombreux mensonges de l'administration Bush, on nous avait promis un repaire de Ben Laden bourré d'électronique hypersophistiquée, et qu'à la finale, il n'y avait rien.



La probabilité d’une fuite est très élevée : ça se serait su tout de suite. Et la moindre fuite aurait aligné tous les dirigeants devant le peloton d’exécution, et sonné  le glas du Parti républicain à jamais. Et pour gagner quoi ? Un prétexte pour faire ce qu’ils auraient fait de toute manière, sous un autre prétexte qu’ils auraient pu trouver".



Le problème de nos prétendues  démocraties occidentales, c'est qu'elles ont besoin d'un minimum d'adhésion des populations pour partir en guerre. Et effectivement, le terrorisme sous fausse bannière est un des moyens d'obtenir cette adhésion.

 

" Les théories sur le 11 septembre (…) exercent le même attrait que le fondamentalisme religieux. (…) Il y a des gens qui n’aiment pas ce qui se passe, qui ont vécu des moments très difficiles, n’ont confiance en personne, et qui n’ont aucun moyen de réagir. Alors ils se raccrochent à quelque chose. Et Internet a un effet pervers. Si c’est un outil merveilleusement efficace pour obtenir des informations, pour l’action politique, pour toutes sortes de choses, il a cependant un gros inconvénient : n’importe qui peut lancer une théorie sur un blog ; cela n’a pratiquement aucun poids, mais ensuite cinq personnes la lisent, et très vite elle entre en croissance exponentielle, jusqu’à devenir une énorme industrie qui s’auto-alimente. Des industries de ce type, il y en a à foison.



De l'avantage et des inconvénients de ce merveilleux outil qu'est  internet.



(…) Je reçois une avalanche d’e-mails. Et une grande part, plusieurs par jour, envoyés par des gens honnêtes et sincères, me demandent : "Dites-moi ce que je peux faire". Les auteurs de ces courriers appartiennent pour la plupart aux milieux aisés, privilégiés. Ils ne sont pas richissimes, mais assez aisés pour s’asseoir à une table un soir et écrire une lettre à quelqu’un. Dans les pays du tiers-monde les habitants ne vous demandent pas : "Dites-moi ce que je peux faire", ils vous disent ce qu’ils font. Mais, là où les populations sont infiniment plus libres, les gens posent toujours cette question : "Que puis-je faire ?" Et un jour ils se disent : Ah, voilà ce que je peux faire : devenir en une heure ingénieur qualifié en génie civil et prouver que c’est Bush qui a fait sauter les tours jumelles.



Certes, le sentiment d'impuissance est organisé, mais que les gens honnêtes réagissent et sortent de cet état léthargique qui convient si bien au pouvoir, c'est tant mieux. Si la manière dont ils le font ne convient pas à Chomsky, c'est désolant, mais cela ne change rien au fond du problème qui n'est pas, y a-t-il eu complot, car il y a forcément eu complot, mais quels en sont les organisateurs ?



Je suis sûr qu’à Washington ils applaudissent des deux mains. (…)"



Ca, c'est moins sûr. Mais je ne doute  pas de la capacité du pouvoir à digérer le mouvement pour la vérité sur le 11/9. C'est la particularité du capitalisme de produire des forces qui travaillent à sa destruction, et de les récupérer pour mieux se renforcer.  Je pense que la plupart des actes dits terroristes sont téléguidés par les Etats qui y puisent de grands profits. Evidemment, il y a des chances que ces terroristes s'autonomisent et échappent au contrôle des Etats, mais à la finale, les services spécialisés arrivent à retourner la situation à leur avantage. L'histoire ancienne et récente nous en fournit de multiples exemples. Il se peut aussi que les services spécialisés s'autonomisent et échappent au contrôle du pouvoir politique, et c'est sans doute ce qui s'est passé le 11/9. Ah, nous vivons un monde compliqué. Voilà résumé en quelques lignes ma lecture des événements, on pourrait écrire des bouquins dessus, d'ailleurs c'est déjà fait, il n'y a qu'à tendre la main pour les trouver. Je crois que Chomsky a mal analysé  la situation  au départ  et  qu’il  se débat  dans une position  qui  n’est pas tenable, prendre  ses distances avec la version  officielle  tout en rejetant les arguments qui la critiquent.. 

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