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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 12:58

  

MONETARISME

 

"Donnez-moi le contrôle de la monnaie d'une nation, et je n'aurais pas à me soucier de ceux qui font ses lois"

Mayer Amsschel Rothschild

 

"Interdisez le prêt à intérêt, et je me fous de savoir qui contrôle la monnaie d'une nation, il est désarmé." 

 

Quand le pillage devient un moyen d'existence pour un groupe d'hommes qui vit au sein de la société, ce groupe finit par créer pour lui même tout un système politique qui autorise le pillage, et un code moral qui le glorifie."

Frédéric Bastiat

 

"Il n'existe pas de commerce plus profitable que celui de l'argent"

 

Le but de toute personne désirant recouvrer son humanité devrait être d'abolir le salariat et de détruire l"argent. En attendant ces jours heureux, je livre ces quelques réflexions sur la mauvaise (ou bonne, c'est selon) gestion  spectaculaire du monde marchand :

En cédant son droit régalien à battre monnaie en faveur d'une banque centrale entièrement indépendante, et par conséquent en réduisant son peuple en esclavage, l'état et ses représentants se sont livrés à un acte de haute trahison (voir l'excellent documentaire de Gabriel Rabhi   http://www.inter-agir.fr/) . Détruire le lien entre la banque centrale et l'état nation est une nécessité de la construction europénne (voire l'article EMPIRISME/IMPERIALISE  http://democratisme.over-blog.com/article-empirisme-124014603.html)

 

Si, dans des temps anciens, l’argent était une denrée rare, car adossé à l’or ou autre matière précieuse, il n’est aujourd'hui assujetti à aucune matière première et est purement virtuel.

Ceci bouleverse les paradigmes, et  nous devons dorénavant penser la société et son mode de fonctionnement comme possiblement une société d'abondance, où les signes monétaires ne doivent en aucun cas manquer, et analyser la situation actuelle, où 35000 personnes meurent de faim  et de mauvaises conditions d’hygiène par jour sur cette foutue planète, comme la volonté politique d’une oligarchie sans scrupules. La pénurie monétaire est organisée, planifiée, décidée. Elle permet le transfert des richesses vers ceux qui détiennent le pouvoir de création monétaire, c'est à dire les banques et les grandes institutions financières.

Cette oligarchie financière, et ses complices politiques devraient depuis belle lurette être traînés devant les tribunaux pour crimes contre l'humanité.

Ce qui semblait évident et que nous acceptions avec fatalisme, cette situation de pénurie et son cortège de drames et d’injustices, apparaît désormais comme un leurre d’autant plus insupportable que l’information circule et que son éradication semble à portée de main.

Ce qui signifie concrètement que nous devrions pouvoir en disposer à volonté (de la monnaie), ou du moins en créer proportionnellement aux richesses produites de manière à pouvoir faire circuler ces fameuses richesses et garantir à chacun bien être et sécurité matérielle.

Pour cela, il eut fallut que ceux qui détiennent le pouvoir de battre monnaie (c'est-à-dire de créer de l’argent par un simple jeu d’écriture comptable, pour faire simple, les banquiers) se soucie du bien être de l’humanité, et non de l’accumulation de capitaux pour leur propre compte.

En détenant ce privilège de création monétaire ex-nihilo, non seulement le système bancaire s'enrichit sans jamais être producteur d'une quelconque richesse, mais encore, en accordant les prêts sur le seul critère de la rentabilité, il accapare de fait  l'exorbitant pouvoir de vie et de mort  sur les projets de tout  un chacun, influençant insidieusement la marche du monde.

Ne vivant pas au pays des bisounours, il est bien évident qu’il va nous falloir nous réapproprier ce pouvoir, et que cela ne se fera pas sans certaines tensions. Il nous faut juste intégrer que la monnaie peut se créer à volonté  et nécessité dès lors qu'elle n'est plus adossée à une matière précieuse qui est toujours susceptible de manquer, et qui par ailleurs est monopolisée par l'oligarchie financière. Le pouvoir de création monétaire doit revenir au peuple, et non à ses représentants plus ou moins professionnels, car il est le flux vital de toute société organisée.

Il nous faudra accompagner cette réappropriation par l’interdiction du prêt à intérêt, qui pouvait être justifié du temps ou les banquiers prêtaient effectivement une partie des sommes qu’ils possédaient (bien que dans les faits, l’argent ainsi prêté ne leur appartenait pas, mais était celui de leurs clients dans un premier temps pour être finalement créé ex-nihilo). Ce qui n’est plus du tout le cas aujourd’hui.

La suppression du prêt à intérêt devraient automatiquement entraîner une baisse générale du prix des biens de consommation d’en moyenne 30%, le prix de vente de toute marchandise incluant les intérêts des emprunts contractés par les entreprises qui l'ont fabriquée.

L’intérêt exigé par les banquiers ne correspond plus ni à un risque, ni à un bien dont se priverait le prêteur.

L’intérêt exigé par les banquiers, par un paradoxe qui nous fait perdre la tête, n’est pas créé par ces fameux jeux d’écriture, et l’emprunteur se voit dans l’obligation de le trouver dans la masse de monnaie en circulation, masse en nécessaire perpétuelle croissance, mais toujours insuffisante face aux exigences bancaires. Ce qui  occasionne une concurrence effrénée entre les emprunteurs pour trouver cet argent qui n’existe pas et qui ne peut se puiser que dans de nouveaux emprunts, qui eux-mêmes engendreront de nouveaux intérêts qui eux-mêmes…

Ce système de l’argent dette nous pousse dans une économie en perpétuelle croissance, ponctué de crises récurrentes, c'est-à-dire à un suicide collectif dans un monde fini.

L'argent dette ainsi accumulé par les banquiers se concentre dans des bulles financières qui finissent obligatoirement par exploser, les arbres ne montant au ciel que dans les livres pour enfants. Chaque explosion engendre une crise de liquidités, aux conséquences dramatiques sur l'économie réelle.

L'arme de la dette, associée à la menace du chomage, mène directement l'humanité au pire des esclavages.

 

 

 

 

Petit raccourci du piège économique ;

1913 : Après plus d'un siècle de lutte d'influence, d'assassinats et complots contre la paix (guere de sécession), les banquiers internationaux imposent la création de la FED, banque centrale américaine, sur le modèle de la banque allemande. Enorme subterfuge qui permet aux banques de s’approprier le privilège exorbitant de la création monétaire. A partir de cette date, l’état US devra emprunter avec intérêt aux banques privées l’argent dont il a besoin.

1914 : création de l’impôt sur le revenu. Il faut bien que les états se financent pour  payer les intérêts que les banques réclament, suite aux prêts qu’elles accordent aux états, et parallèlement financer la guerre de 14/18

1929 : première grande réussite de la banque internationale, la grande dépression redistribue les cartes.

1939/1945 : guerre de 1940, les USA exportent à tout va, l’or afflue dans les coffres.

1945 : Création du plan Marshall, accords de Brettons Wood, La suprématie du dieu dollar se met en place, reconnu comme unique monnaie internationale, le dollar seul garde la convertibilité en or. Les apparences sont sauves.

1971 : Fin de la convertibilité du dollar en or. Désormais, la FED peut imprimer autant de dollar qu’elle veut, sans plus de limite. Les USA peuvent tout acheter.

1973 : Loi Pompidou/Rotshild. L'état français ne peut plus emprunter à sa banque centrale (c'est à dire à lui même) et doit donc se financer sur les marchés financiers, et par conséquent payer des intérêts, puis des intérêts sur les intérêts etc.

1995 : création de l’OMC, suppression des dernières protections économiques, instauration du libre échange et fin des protections douanières (en effet, il ne suffit pas de tout pouvoir acheter, encore faut-il que tout soit à vendre). Les capitaux se déplacent désormais sans aucune contrainte. Le libéralisme triomphe, les états s’endettent dans une spirale infernale et sont à genoux devant les marchés (après la mise sous tutelle des états "sous développés", puis en "voie de développement", et enfin "émergents" par le FMI et la banque mondiale, ce sont les populations occidentales,par le biais de l'endettement des états, qui tombent sous la dictature de la dette).

 2002 : arrivée de l'euro sous sa forme fiduciaire, l'état renonce définitivement à tout contrôle de sa politique monétaire 

2016 : à venir, le grand marché transatlantique, qui instaurera la suprématie légale des  trusts internationaux sur le droit des états nations. A terme, suppression de la monnaie fiduciaire, afin d'assurer un meilleur contôle des populations.

 

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

 

 

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Présentation

PETIT MANUEL...

Petit manuel de déstabilisation d’un régime hostile

 

1°) Être une puissance impériale

2°) Financer tout mouvement d’opposition, aussi minuscule soit-il, revendiquant une démocratie à l’occidentale.

3°) Repérer les futurs possibles leaders et organiser des stages de formation à l’agitation à leur intention

4°) Donner un retentissement international à toute manifestation de l’opposition grâce aux médiats aux ordres.

5°) Mettre en exergue la répression brutale que ne manquera pas de commettre le régime en place.

6°) Placer quelques snipers sur  les parcours des manifestants, et tirer  à la fois sur la foule et les forces de l’ordre en place.

7°) Dénoncer la barbarie de la répression.

8°) Armer clandestinement  des groupuscules étrangers extrémistes animés par une idéologie suicidaire, les appeler rebelles et combattants de la liberté.

9°) Présenter ces groupuscules comme un mouvement populaire.

10°) Organiser  aux frontières du pays des bases d’entrainement à la guérilla qui seront présentées comme  des camps de réfugiés.

11°) Organiser le blocus de toute voix dissidente par une censure de fait.

12°) Organiser des coordinations  d’opposants  dans une capitale étrangère, et n’accepter que les informations  provenant de cette source.

13°) Bombarder,  si le contexte international  le permet,  l’armée régulière, tout en affirmant qu’il s’agit de protéger la population de la répression  du  dictateur  qui menaçait de massacrer son peuple.

 

Logiquement, le pouvoir en place tombe à plus ou moins court terme, le chaos s’installe pour de longues années,  vous avez  atteint votre objectif : vous n’avez plus de pouvoir fort  face à vous, vous pouvez  piller  sans vergogne les richesses du pays, il vous suffira d’entretenir les conflits internes (ethniques, religieux…) en organisant un attentat suicide de temps en temps. Toute couverture médiatique est maintenant superflue.

Toute ressemblance avec une quelconque situation actuelle est évidemment fortuite.

La première victime d’une guerre, c’est la vérité.

 

 

Recherche

CHOMSKY ET LE 11 SEPTEMBRE

Chomsky et le 11 septembre 2001

Petite critique d’un passage de son livre :

« L’ivresse de la force »

 

 

(Cet échange d’arguments a eu lieu en septembre 2008 en réponse à un journaliste aux yeux fermés  et aux oreilles bouchées ; les critiques sont en italique, les citations de Chomsky en caractère gras. Chomsky démarre sur les théories du complot du 11/9 et leurs « adeptes »)


 

D’abord, je ne fais pas grand cas de ces théories, mais je suis assailli de lettres à leur sujet. Ce n’est pas seulement une énorme industrie, c’est une industrie assez fanatique. (…) C’est presque une sorte de fanatisme religieux.

 

Ici je ne vois pas ce qui permet à Chomsky de dire qu'il s'agit d'une industrie, ce qui sous- entend non seulement une organisation, mais aussi une rentabilité de l'entreprise. Difficile d'avancer de tels arguments sans exposer de preuves.  Pour ma part, je ne vois que des individus qui rament pour trouver un espace d'expression un peu plus élargi qu'internet. Quant au fanatisme religieux, je vous ferai  remarquer que les religieux apportent généralement  des réponses, des vérités révélées, alors que le mouvement pour la vérité  sur le 11/9 pose  surtout  des questions.  


Il faut quand  même se poser des questions. D’abord sur les preuves matérielles. Il y a des coïncidences inexpliquées, des témoignages personnels, etc., mais cela ne pèse pas lourd. On en trouve dans n’importe quel événement mondial complexe. Au sujet des preuves  matérielles, peut-on vraiment  devenir un expert  très qualifié en génie civil et mécanique en passant une heure ou deux sur Internet ?


Bien sur que non, mais personne ne le prétend.

 

Si oui, il faut dissoudre  les sections génie civil et mécanique du Massachusetts Institute of Technology. (…) Si vous croyez réellement à l’une ou  l’autre de ces preuves, c’est simple : adressez-vous à des spécialistes capables de les évaluer. Peut-être avez-vous trouvé un physicien quelque part, mais, à ma connaissance, personne n’a voulu proposer quoi que ce soit à une revue professionnelle sérieuse, soumise à la discipline de l’"examen  par les pairs".

 

Pour des avis d'experts, vous en trouverez une ribambelle (architectes, pilotes de lignes, militaires, etc.) sur reopen9/11 à cette adresse là:
http://www.reopen911.info/temoignages.html



Même sans aller jusque-là, on peut consulter les départements universitaires de génie civil et mécanique. Peut-être les membres du "mouvement pour la vérité sur le 11 septembre" pensent-ils qu’ils sont tous dans le coup ? Si le complot est vaste à ce point, on peut aussi bien l’oublier. Les adeptes du mouvement disent qu’ils ont peur. Il n’y a pas de quoi avoir peur. C’est une des positions les plus sûres pour un opposant, tous ceux qui ont un peu d’expérience en la matière vous le diront. En fait, les autorités se montrent assez tolérantes à cet égard.



Aux USA, je ne sais pas, mais en France, certainement pas. Quand ils ne sont pas tout simplement  ignorés, les "adeptes de la théorie du complot", comme vous dites, reçoivent des bordées d'injures et se font traiter d'antisémite ou de révisionniste, ce qui est très à la mode. L'antisémitisme, en France, n'est pas une opinion mais un délit, quant aux révisionnistes, ils n'ont plus droit à la parole  depuis la loi Fabius-Gayssot. Si vous voulez faire taire quelqu'un, il est bon de le traiter  d'antisémite et de révisionniste.

Ce qui nous amène à une seconde question. Pourquoi ce débat autour du 11 septembre est-il si bien toléré ? Je soupçonne le pouvoir de le voir d’un bon oeil. Il capte énormément d’énergies et les détourne des véritables crimes de l’administration, infiniment plus graves. (…) Pensons à l’invasion de l’Irak, ou au Liban. Ou à ce qu’ils font subir à la population  ouvrière des Etats-Unis. (…) Ils commettent des crimes réels, qui suscitent très peu de protestations. Une des raisons - pas la seule, bien entendu -, c’est qu’on dépense énormément d’énergie militante potentielle dans ces polémiques autour du 11 septembre  

Bien sur, on peut considérer le démontage de la propagande officielle comme anecdotique, ou comme un passe-temps sans intérêt. Ce n'est pas mon cas et cela m'étonne de la part de Chomsky. Par ailleurs, considérer que les personnes qui militent  pour une  réouverture  de l'enquête sur le 11/9 ne sont pas sensibles à d'autres sujets tels que la guerre  en Irak ou  au Liban est tout simplement faux !!!  Les deux combats sont intimement liés, le 11/9 ayant servi de prétexte aux guerres.

Du point de vue des gouvernants, c’est excellent. On donne même à ces militants du  temps d’antenne (…), on met leurs livres bien en vue dans les librairies.

Cela a été vrai pour le premier livre de Meyssan, mais c'est bien  fini. Il est aussi arrivé qu'on leur donne la parole dans un débat télévisé, à condition que le débat  soit inégal, que le présentateur coupe la parole au "truther"(c'est l'expression consacrée), et qu'il n'ait en aucun cas le temps d'exprimer une opinion cohérente face à des professionnels des médias qui le réduisent en charpie en un tour de micro. Bref, que l'on  soit  sûr de l'envoyer à l'abattoir. Bourdieu a très bien expliqué cela. 

Très tolérant, comme réaction. (…) Ce n’est pas le genre de réaction qu’on provoque quand on touche aux sujets sensibles.
(…) Et je ne crois pas que leurs preuves soient sérieuses. Ni même que ceux qui les exposent soient capables de les évaluer. Ce sont des questions techniques compliquées. On n’a pas l’air de le comprendre, mais ce n’est pas pour rien que les scientifiques font des expériences, qu’ils ne se contentent pas de filmer ce qu’ils voient par la fenêtre. Car ce qu’on voit par la fenêtre est la résultante de tant de variables qu’on  ne sait pas ce qu’on a dans cet imbroglio si complexe. On peut y trouver toutes sortes de coïncidences inexpliquées, d’apparentes violations des lois de la nature. (…) Donc, découvrir qu’il s’est passé ceci, qu’il est arrivé cela, etc., ça ne veut rien dire.

Tout est compliqué, bien  sûr, mais ce n'est pas une raison pour ne pas s'atteler à la tâche. Les scientifiques eux-mêmes se  posent des questions (
http://www.reopen911.info/dossiers/pdf/ … iciels.pdf ) 
.Par ailleurs, il existe un moyen  très simple pour le gouvernement américain de mettre fin  à la polémique: nous montrer une vidéo d'un avion se crashant sur le Pentagone. Vu le nombre de caméras l'entourant, ce ne devrait pas être trop difficile.. 


L’argument "à qui profite le 11 septembre ?" n’a guère de poids. Dans ma première interview après le 11 septembre, je crois avoir fait cette prédiction  pas particulièrement brillante : tous les pouvoirs du monde allaient  immédiatement exploiter l’événement à leurs propres fins. La Russie allait durcir ses atrocités en Tchétchénie, Israël en Cisjordanie, l’Indonésie à Aceh, et la Chine dans ses provinces occidentales. Aux Etats-Unis on s’en est servi de la façon que l’on sait, mais aussi de beaucoup d’autres, moins médiatisées.
(…) Presque tous les gouvernements ont pris des mesures pour surveiller plus étroitement leur population et ce genre de choses. L’administration Bush  l’a fait aussi. Donc, "à qui profite le crime ?" n’est pas une preuve suffisante de culpabilité.


Ce n'est pas une preuve suffisante, mais c'est un des éléments qui posent question.



L’idée même  n’est pas crédible. Pour qu’il y ait une once de vérité dans les théories sur le 11 septembre, il faudrait qu’il y ait eu un énorme complot, incluant les compagnies aériennes, les médias, la préparation des faux avions. Il aurait fallu mettre au  courant quantité de gens dans l’administration. Ils ne s’en seraient jamais tirés. Même une dictature n’aurait pas pu. C’est une opération vraiment risquée.



Ce qui aurait été très compliqué pour un gouvernement, ou un service émanant de ce gouvernement, ou une partie d'un service émanant de ce gouvernement, serait donc très simple pour quelques terroristes d'Al Qaeda débarqués tout droit de leurs grottes afghanes ? Je vous rappelle que parmi les nombreux mensonges de l'administration Bush, on nous avait promis un repaire de Ben Laden bourré d'électronique hypersophistiquée, et qu'à la finale, il n'y avait rien.



La probabilité d’une fuite est très élevée : ça se serait su tout de suite. Et la moindre fuite aurait aligné tous les dirigeants devant le peloton d’exécution, et sonné  le glas du Parti républicain à jamais. Et pour gagner quoi ? Un prétexte pour faire ce qu’ils auraient fait de toute manière, sous un autre prétexte qu’ils auraient pu trouver".



Le problème de nos prétendues  démocraties occidentales, c'est qu'elles ont besoin d'un minimum d'adhésion des populations pour partir en guerre. Et effectivement, le terrorisme sous fausse bannière est un des moyens d'obtenir cette adhésion.

 

" Les théories sur le 11 septembre (…) exercent le même attrait que le fondamentalisme religieux. (…) Il y a des gens qui n’aiment pas ce qui se passe, qui ont vécu des moments très difficiles, n’ont confiance en personne, et qui n’ont aucun moyen de réagir. Alors ils se raccrochent à quelque chose. Et Internet a un effet pervers. Si c’est un outil merveilleusement efficace pour obtenir des informations, pour l’action politique, pour toutes sortes de choses, il a cependant un gros inconvénient : n’importe qui peut lancer une théorie sur un blog ; cela n’a pratiquement aucun poids, mais ensuite cinq personnes la lisent, et très vite elle entre en croissance exponentielle, jusqu’à devenir une énorme industrie qui s’auto-alimente. Des industries de ce type, il y en a à foison.



De l'avantage et des inconvénients de ce merveilleux outil qu'est  internet.



(…) Je reçois une avalanche d’e-mails. Et une grande part, plusieurs par jour, envoyés par des gens honnêtes et sincères, me demandent : "Dites-moi ce que je peux faire". Les auteurs de ces courriers appartiennent pour la plupart aux milieux aisés, privilégiés. Ils ne sont pas richissimes, mais assez aisés pour s’asseoir à une table un soir et écrire une lettre à quelqu’un. Dans les pays du tiers-monde les habitants ne vous demandent pas : "Dites-moi ce que je peux faire", ils vous disent ce qu’ils font. Mais, là où les populations sont infiniment plus libres, les gens posent toujours cette question : "Que puis-je faire ?" Et un jour ils se disent : Ah, voilà ce que je peux faire : devenir en une heure ingénieur qualifié en génie civil et prouver que c’est Bush qui a fait sauter les tours jumelles.



Certes, le sentiment d'impuissance est organisé, mais que les gens honnêtes réagissent et sortent de cet état léthargique qui convient si bien au pouvoir, c'est tant mieux. Si la manière dont ils le font ne convient pas à Chomsky, c'est désolant, mais cela ne change rien au fond du problème qui n'est pas, y a-t-il eu complot, car il y a forcément eu complot, mais quels en sont les organisateurs ?



Je suis sûr qu’à Washington ils applaudissent des deux mains. (…)"



Ca, c'est moins sûr. Mais je ne doute  pas de la capacité du pouvoir à digérer le mouvement pour la vérité sur le 11/9. C'est la particularité du capitalisme de produire des forces qui travaillent à sa destruction, et de les récupérer pour mieux se renforcer.  Je pense que la plupart des actes dits terroristes sont téléguidés par les Etats qui y puisent de grands profits. Evidemment, il y a des chances que ces terroristes s'autonomisent et échappent au contrôle des Etats, mais à la finale, les services spécialisés arrivent à retourner la situation à leur avantage. L'histoire ancienne et récente nous en fournit de multiples exemples. Il se peut aussi que les services spécialisés s'autonomisent et échappent au contrôle du pouvoir politique, et c'est sans doute ce qui s'est passé le 11/9. Ah, nous vivons un monde compliqué. Voilà résumé en quelques lignes ma lecture des événements, on pourrait écrire des bouquins dessus, d'ailleurs c'est déjà fait, il n'y a qu'à tendre la main pour les trouver. Je crois que Chomsky a mal analysé  la situation  au départ  et  qu’il  se débat  dans une position  qui  n’est pas tenable, prendre  ses distances avec la version  officielle  tout en rejetant les arguments qui la critiquent.. 

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