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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 15:53

Les artistes s’approprient la parole de l'humanité désabusée .

 

L'art, en tant qu'activité séparée, ne peut que célébrer la mort du vivant. 

 

Le démocratisme met en spectacle son expression, il la canalise, la contrôle, puis la magnifie, la sacralise dans les livres, les musées, et désigne au peuple quels sont les artistes qui peuvent  prétendre à une notoriété, quelles sont les œuvres qui passeront à la postérité.

 

Dans toute cette production, comme dans tout ce qui est humain, le sublime côtoie le nullissime, l’un est nécessaire à l’autre pour affirmer son existence.

 

Mais qu’ils soient vrais ou faux, c'est-à-dire reconnus ou pas, les personnes qui se disent artistes se lovent dans le système avec délectation,  et s’approprient la parole en la volant au reste de l’humanité.

  

Ce qu'on  appelle l'art primitif n'est évidemment pas de l'art. C'est une expression du sacré des communautés primitives où la vie ne connaissait pas d'activité séparée. Du sacré, nous sommes passés à l'art religieux, puis à l'art classique, pour s'engourdir dans l'art moderne, ou contemporain. Cette folle course à la marchandisation accompagne l'artiste dans son suicide créatif.

 

L'art est toujours un art officiel, l'expression de la classe dominante, produit par et pour elle. Plus il se prétend subversif, plus il se couche dans l'abjecte prostitution. L'unique possibilité pour une expression quelconque d'échapper à cette fatalité, est de s'extirper du monde de la marchandise, du spectaculaire marchand. C'est en perdant toute valeur marchande qu'une expression rejoint le vivant réel, l'humain réunifié, réalisé.

  

Les artistes défendront toujours les droits d’auteur, la propriété intellectuelle, deux notions dont le but est de s’accaparer l’expression des peuples. Ils se nourrissent de la créativité populaire, qu’ils pillent sans vergogne, pour la digérer et la recracher à leur pauvre sauce tout en réclamant des droits d’auteur. Ils se servent dans le vaste patrimoine de l’humanité, sans même le signaler, puis l’enrobent d’une soit disant modernité dans l’ultime espoir d’une reconnaissance qui ne peut être que tristement financière.

 

Ceux qui font une spécialité de s’exprimer, et prétendent en vivre, sont des usurpateurs. Ils revendiquent le monopole de la créativité, alors qu’ils ne font que restituer contre monnaie sonnante et trébuchante l’écume de leur temps, qui leur est gracieusement distribuée.

 

Leur soi-disant créativité se résume bien souvent à produire du neuf à tout prix. Notre époque est affligée d’une nouvelle maladie, l’originalisme. Comme si, pour créer, il suffisait d’être prétendument original. Les excès en tout genre auxquels nous assistons en sont la quintessence, mais ne reflète que la pauvreté d’une société qui n’a plus qu’un repère ultime, l’argent. L’argent est le seul critère objectif qui nous est proposé pour évaluer une œuvre. L’intérêt d’une quelconque production (artistique ou non) est purement culturel, subjectif. C’est pourquoi il est primordial d’organiser un marché, qui en objectivant la valeur, permettra d’une part de se faire des couilles en or, et d’autre part de rappeler aux manants que cet univers leur est inaccessible, et qu’il leur est juste demandé de payer et de se taire.

 

L’originalisme, c’est la maladie infantile du créativisme,. Ainsi sommes-nous censés nous prosterner devant le maitre du noir (Souillac) ou admirer un vieillard en train de se faire torcher le cul sur scène par son fils, puis d’en badigeonner l’image du Christ (Sur le concept du visage du fils de Dieu). Le problème n’est pas le message, l’apport qui pourrait s’exprimer dans une œuvre, quelle qu'elle soit, mais l’impérieuse nécessité de faire du jamais vu dans l’ultime espoir de rejoindre le panthéon des élus : les artistes.

 

Dans leur mépris du monde profane, les artistes ignorent la répétition du geste millénaire, qui, dans sa perfection, apportera la réelle nouveauté à l’œuvre accomplie. Bouffis d’orgueil, adorant leur propre  image, ils avancent tels des aveugles dans un monde créé par des tacherons qu’ils dédaignent.

 

La notion de plagiat est une invention des puissants, un moyen d’asservissement ; que ce soit un texte, un tableau, une musique, à partir du moment ou il est écrit, peint ou joué, il appartient au patrimoine humain et toutes et tous peuvent se l’approprier ; tout est plagiat, rien ne se perd, rien ne se crée, que ce soit dans le domaine des sciences ou de l’humain.

 

Les artistes n’ont la parole que parce que nous nous taisons. Quiconque prétend être un artiste, un créateur, tente à s’identifier au divin, et en conséquence ne conçoit les humains qui l’entourent que comme de futurs adorateurs.

Ils construisent leur univers sur la destruction de celui de leurs frères et sœurs en humanité, qu’ils bâillonnent en toute impunité, sous l’acclamation des bâillonnés eux-mêmes. Les non-artistes, réduits en esclavage par le travail, intègrent leur non créativité  comme évidente. Ils cautionnent et magnifient les « artistes » en finançant leurs œuvres grâce aux maigres revenus de leur activité salariale, par essence non créative. Ainsi, la boucle est bouclée, et que chacun garde son rôle !

 

L’élitisme, l’hermétisme sont les mamelles qui nourrissent l’artisme.

 

Il s'agit bien ici d'abattre la culture, monopole privatisé (accaparé) par les artistes, pour se réapproprier l'expression de notre humanité. La démocratisation de la culture ne signifie pas donner à tous la possibilité d'aller au théâtre comme spectateur, mais l'appropriation par tous de vivre le théâtre qu'il désire.

La culture est la négation du vivant, elle pétrifie la création, elle est le symbole du séparé qui se montre comme quintessence de l’être, elle atomise l’humain pour mieux le vitrifier.

En nous réappropriant notre vie, nous détruirons la culture en la dénonçant comme expression du capitalisme mortifère, comme marchandise à jeter car non recyclable.

Sans élite, pas de bas peuple, personne pour appeler maître un bouffi d’orgueil cachant mal son mépris pour le reste de l’humanité.

 

L’artiste moderne enrobe son discours, que sa forme soit picturale, musicale ou autre, de manière à le rendre inintelligible. Ainsi le génie jaillit du nul, et l’intelligentsia peut se pâmer et spéculer sans fin sur ces œuvres qu’un regard innocent démonte immédiatement, dénonçant la nudité du roi. Seule une œuvre hermétique conserve une chance d’être sublimée, et possède la grande qualité de pouvoir être interprétée de n’importe quelle manière, ce qui permet à tous de comprendre l’insignifiant du signifié, et de pérorer sans risque.

 

Les postulants au statut de créateurs sont nombreux et dérisoires. En quête inlassable de reconnaissance, ils se heurtent au mépris des « déjà parvenus » qui ne les conçoivent que faisant la queue pour acheter leur production, ou défiler devant leurs tristes tableaux dans les lieux spécialisés.

 

Les véritables créateurs, s’il en est, c'est-à-dire tout le monde, ne réclament ni la gloire ni l’argent, mais se satisfont du bonheur d’apporter leur pierre à l’édifice humain, c’est à dire d’apporter une nouvelle digestion de la réalité au livre de l’humanité.

 

L'art est la négation de la vie. Il est le moyen et le produit que la société spectaculaire marchande nous propose pour compenser le vol de notre humanité. Les artistes sont les vecteurs, parfois inconscients, de ce vol. 

 

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

 

Article en cours d'écriture, à suivre...

 

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Présentation

PETIT MANUEL...

Petit manuel de déstabilisation d’un régime hostile

 

1°) Être une puissance impériale

2°) Financer tout mouvement d’opposition, aussi minuscule soit-il, revendiquant une démocratie à l’occidentale.

3°) Repérer les futurs possibles leaders et organiser des stages de formation à l’agitation à leur intention

4°) Donner un retentissement international à toute manifestation de l’opposition grâce aux médiats aux ordres.

5°) Mettre en exergue la répression brutale que ne manquera pas de commettre le régime en place.

6°) Placer quelques snipers sur  les parcours des manifestants, et tirer  à la fois sur la foule et les forces de l’ordre en place.

7°) Dénoncer la barbarie de la répression.

8°) Armer clandestinement  des groupuscules étrangers extrémistes animés par une idéologie suicidaire, les appeler rebelles et combattants de la liberté.

9°) Présenter ces groupuscules comme un mouvement populaire.

10°) Organiser  aux frontières du pays des bases d’entrainement à la guérilla qui seront présentées comme  des camps de réfugiés.

11°) Organiser le blocus de toute voix dissidente par une censure de fait.

12°) Organiser des coordinations  d’opposants  dans une capitale étrangère, et n’accepter que les informations  provenant de cette source.

13°) Bombarder,  si le contexte international  le permet,  l’armée régulière, tout en affirmant qu’il s’agit de protéger la population de la répression  du  dictateur  qui menaçait de massacrer son peuple.

 

Logiquement, le pouvoir en place tombe à plus ou moins court terme, le chaos s’installe pour de longues années,  vous avez  atteint votre objectif : vous n’avez plus de pouvoir fort  face à vous, vous pouvez  piller  sans vergogne les richesses du pays, il vous suffira d’entretenir les conflits internes (ethniques, religieux…) en organisant un attentat suicide de temps en temps. Toute couverture médiatique est maintenant superflue.

Toute ressemblance avec une quelconque situation actuelle est évidemment fortuite.

La première victime d’une guerre, c’est la vérité.

 

 

Recherche

CHOMSKY ET LE 11 SEPTEMBRE

Chomsky et le 11 septembre 2001

Petite critique d’un passage de son livre :

« L’ivresse de la force »

 

 

(Cet échange d’arguments a eu lieu en septembre 2008 en réponse à un journaliste aux yeux fermés  et aux oreilles bouchées ; les critiques sont en italique, les citations de Chomsky en caractère gras. Chomsky démarre sur les théories du complot du 11/9 et leurs « adeptes »)


 

D’abord, je ne fais pas grand cas de ces théories, mais je suis assailli de lettres à leur sujet. Ce n’est pas seulement une énorme industrie, c’est une industrie assez fanatique. (…) C’est presque une sorte de fanatisme religieux.

 

Ici je ne vois pas ce qui permet à Chomsky de dire qu'il s'agit d'une industrie, ce qui sous- entend non seulement une organisation, mais aussi une rentabilité de l'entreprise. Difficile d'avancer de tels arguments sans exposer de preuves.  Pour ma part, je ne vois que des individus qui rament pour trouver un espace d'expression un peu plus élargi qu'internet. Quant au fanatisme religieux, je vous ferai  remarquer que les religieux apportent généralement  des réponses, des vérités révélées, alors que le mouvement pour la vérité  sur le 11/9 pose  surtout  des questions.  


Il faut quand  même se poser des questions. D’abord sur les preuves matérielles. Il y a des coïncidences inexpliquées, des témoignages personnels, etc., mais cela ne pèse pas lourd. On en trouve dans n’importe quel événement mondial complexe. Au sujet des preuves  matérielles, peut-on vraiment  devenir un expert  très qualifié en génie civil et mécanique en passant une heure ou deux sur Internet ?


Bien sur que non, mais personne ne le prétend.

 

Si oui, il faut dissoudre  les sections génie civil et mécanique du Massachusetts Institute of Technology. (…) Si vous croyez réellement à l’une ou  l’autre de ces preuves, c’est simple : adressez-vous à des spécialistes capables de les évaluer. Peut-être avez-vous trouvé un physicien quelque part, mais, à ma connaissance, personne n’a voulu proposer quoi que ce soit à une revue professionnelle sérieuse, soumise à la discipline de l’"examen  par les pairs".

 

Pour des avis d'experts, vous en trouverez une ribambelle (architectes, pilotes de lignes, militaires, etc.) sur reopen9/11 à cette adresse là:
http://www.reopen911.info/temoignages.html



Même sans aller jusque-là, on peut consulter les départements universitaires de génie civil et mécanique. Peut-être les membres du "mouvement pour la vérité sur le 11 septembre" pensent-ils qu’ils sont tous dans le coup ? Si le complot est vaste à ce point, on peut aussi bien l’oublier. Les adeptes du mouvement disent qu’ils ont peur. Il n’y a pas de quoi avoir peur. C’est une des positions les plus sûres pour un opposant, tous ceux qui ont un peu d’expérience en la matière vous le diront. En fait, les autorités se montrent assez tolérantes à cet égard.



Aux USA, je ne sais pas, mais en France, certainement pas. Quand ils ne sont pas tout simplement  ignorés, les "adeptes de la théorie du complot", comme vous dites, reçoivent des bordées d'injures et se font traiter d'antisémite ou de révisionniste, ce qui est très à la mode. L'antisémitisme, en France, n'est pas une opinion mais un délit, quant aux révisionnistes, ils n'ont plus droit à la parole  depuis la loi Fabius-Gayssot. Si vous voulez faire taire quelqu'un, il est bon de le traiter  d'antisémite et de révisionniste.

Ce qui nous amène à une seconde question. Pourquoi ce débat autour du 11 septembre est-il si bien toléré ? Je soupçonne le pouvoir de le voir d’un bon oeil. Il capte énormément d’énergies et les détourne des véritables crimes de l’administration, infiniment plus graves. (…) Pensons à l’invasion de l’Irak, ou au Liban. Ou à ce qu’ils font subir à la population  ouvrière des Etats-Unis. (…) Ils commettent des crimes réels, qui suscitent très peu de protestations. Une des raisons - pas la seule, bien entendu -, c’est qu’on dépense énormément d’énergie militante potentielle dans ces polémiques autour du 11 septembre  

Bien sur, on peut considérer le démontage de la propagande officielle comme anecdotique, ou comme un passe-temps sans intérêt. Ce n'est pas mon cas et cela m'étonne de la part de Chomsky. Par ailleurs, considérer que les personnes qui militent  pour une  réouverture  de l'enquête sur le 11/9 ne sont pas sensibles à d'autres sujets tels que la guerre  en Irak ou  au Liban est tout simplement faux !!!  Les deux combats sont intimement liés, le 11/9 ayant servi de prétexte aux guerres.

Du point de vue des gouvernants, c’est excellent. On donne même à ces militants du  temps d’antenne (…), on met leurs livres bien en vue dans les librairies.

Cela a été vrai pour le premier livre de Meyssan, mais c'est bien  fini. Il est aussi arrivé qu'on leur donne la parole dans un débat télévisé, à condition que le débat  soit inégal, que le présentateur coupe la parole au "truther"(c'est l'expression consacrée), et qu'il n'ait en aucun cas le temps d'exprimer une opinion cohérente face à des professionnels des médias qui le réduisent en charpie en un tour de micro. Bref, que l'on  soit  sûr de l'envoyer à l'abattoir. Bourdieu a très bien expliqué cela. 

Très tolérant, comme réaction. (…) Ce n’est pas le genre de réaction qu’on provoque quand on touche aux sujets sensibles.
(…) Et je ne crois pas que leurs preuves soient sérieuses. Ni même que ceux qui les exposent soient capables de les évaluer. Ce sont des questions techniques compliquées. On n’a pas l’air de le comprendre, mais ce n’est pas pour rien que les scientifiques font des expériences, qu’ils ne se contentent pas de filmer ce qu’ils voient par la fenêtre. Car ce qu’on voit par la fenêtre est la résultante de tant de variables qu’on  ne sait pas ce qu’on a dans cet imbroglio si complexe. On peut y trouver toutes sortes de coïncidences inexpliquées, d’apparentes violations des lois de la nature. (…) Donc, découvrir qu’il s’est passé ceci, qu’il est arrivé cela, etc., ça ne veut rien dire.

Tout est compliqué, bien  sûr, mais ce n'est pas une raison pour ne pas s'atteler à la tâche. Les scientifiques eux-mêmes se  posent des questions (
http://www.reopen911.info/dossiers/pdf/ … iciels.pdf ) 
.Par ailleurs, il existe un moyen  très simple pour le gouvernement américain de mettre fin  à la polémique: nous montrer une vidéo d'un avion se crashant sur le Pentagone. Vu le nombre de caméras l'entourant, ce ne devrait pas être trop difficile.. 


L’argument "à qui profite le 11 septembre ?" n’a guère de poids. Dans ma première interview après le 11 septembre, je crois avoir fait cette prédiction  pas particulièrement brillante : tous les pouvoirs du monde allaient  immédiatement exploiter l’événement à leurs propres fins. La Russie allait durcir ses atrocités en Tchétchénie, Israël en Cisjordanie, l’Indonésie à Aceh, et la Chine dans ses provinces occidentales. Aux Etats-Unis on s’en est servi de la façon que l’on sait, mais aussi de beaucoup d’autres, moins médiatisées.
(…) Presque tous les gouvernements ont pris des mesures pour surveiller plus étroitement leur population et ce genre de choses. L’administration Bush  l’a fait aussi. Donc, "à qui profite le crime ?" n’est pas une preuve suffisante de culpabilité.


Ce n'est pas une preuve suffisante, mais c'est un des éléments qui posent question.



L’idée même  n’est pas crédible. Pour qu’il y ait une once de vérité dans les théories sur le 11 septembre, il faudrait qu’il y ait eu un énorme complot, incluant les compagnies aériennes, les médias, la préparation des faux avions. Il aurait fallu mettre au  courant quantité de gens dans l’administration. Ils ne s’en seraient jamais tirés. Même une dictature n’aurait pas pu. C’est une opération vraiment risquée.



Ce qui aurait été très compliqué pour un gouvernement, ou un service émanant de ce gouvernement, ou une partie d'un service émanant de ce gouvernement, serait donc très simple pour quelques terroristes d'Al Qaeda débarqués tout droit de leurs grottes afghanes ? Je vous rappelle que parmi les nombreux mensonges de l'administration Bush, on nous avait promis un repaire de Ben Laden bourré d'électronique hypersophistiquée, et qu'à la finale, il n'y avait rien.



La probabilité d’une fuite est très élevée : ça se serait su tout de suite. Et la moindre fuite aurait aligné tous les dirigeants devant le peloton d’exécution, et sonné  le glas du Parti républicain à jamais. Et pour gagner quoi ? Un prétexte pour faire ce qu’ils auraient fait de toute manière, sous un autre prétexte qu’ils auraient pu trouver".



Le problème de nos prétendues  démocraties occidentales, c'est qu'elles ont besoin d'un minimum d'adhésion des populations pour partir en guerre. Et effectivement, le terrorisme sous fausse bannière est un des moyens d'obtenir cette adhésion.

 

" Les théories sur le 11 septembre (…) exercent le même attrait que le fondamentalisme religieux. (…) Il y a des gens qui n’aiment pas ce qui se passe, qui ont vécu des moments très difficiles, n’ont confiance en personne, et qui n’ont aucun moyen de réagir. Alors ils se raccrochent à quelque chose. Et Internet a un effet pervers. Si c’est un outil merveilleusement efficace pour obtenir des informations, pour l’action politique, pour toutes sortes de choses, il a cependant un gros inconvénient : n’importe qui peut lancer une théorie sur un blog ; cela n’a pratiquement aucun poids, mais ensuite cinq personnes la lisent, et très vite elle entre en croissance exponentielle, jusqu’à devenir une énorme industrie qui s’auto-alimente. Des industries de ce type, il y en a à foison.



De l'avantage et des inconvénients de ce merveilleux outil qu'est  internet.



(…) Je reçois une avalanche d’e-mails. Et une grande part, plusieurs par jour, envoyés par des gens honnêtes et sincères, me demandent : "Dites-moi ce que je peux faire". Les auteurs de ces courriers appartiennent pour la plupart aux milieux aisés, privilégiés. Ils ne sont pas richissimes, mais assez aisés pour s’asseoir à une table un soir et écrire une lettre à quelqu’un. Dans les pays du tiers-monde les habitants ne vous demandent pas : "Dites-moi ce que je peux faire", ils vous disent ce qu’ils font. Mais, là où les populations sont infiniment plus libres, les gens posent toujours cette question : "Que puis-je faire ?" Et un jour ils se disent : Ah, voilà ce que je peux faire : devenir en une heure ingénieur qualifié en génie civil et prouver que c’est Bush qui a fait sauter les tours jumelles.



Certes, le sentiment d'impuissance est organisé, mais que les gens honnêtes réagissent et sortent de cet état léthargique qui convient si bien au pouvoir, c'est tant mieux. Si la manière dont ils le font ne convient pas à Chomsky, c'est désolant, mais cela ne change rien au fond du problème qui n'est pas, y a-t-il eu complot, car il y a forcément eu complot, mais quels en sont les organisateurs ?



Je suis sûr qu’à Washington ils applaudissent des deux mains. (…)"



Ca, c'est moins sûr. Mais je ne doute  pas de la capacité du pouvoir à digérer le mouvement pour la vérité sur le 11/9. C'est la particularité du capitalisme de produire des forces qui travaillent à sa destruction, et de les récupérer pour mieux se renforcer.  Je pense que la plupart des actes dits terroristes sont téléguidés par les Etats qui y puisent de grands profits. Evidemment, il y a des chances que ces terroristes s'autonomisent et échappent au contrôle des Etats, mais à la finale, les services spécialisés arrivent à retourner la situation à leur avantage. L'histoire ancienne et récente nous en fournit de multiples exemples. Il se peut aussi que les services spécialisés s'autonomisent et échappent au contrôle du pouvoir politique, et c'est sans doute ce qui s'est passé le 11/9. Ah, nous vivons un monde compliqué. Voilà résumé en quelques lignes ma lecture des événements, on pourrait écrire des bouquins dessus, d'ailleurs c'est déjà fait, il n'y a qu'à tendre la main pour les trouver. Je crois que Chomsky a mal analysé  la situation  au départ  et  qu’il  se débat  dans une position  qui  n’est pas tenable, prendre  ses distances avec la version  officielle  tout en rejetant les arguments qui la critiquent.. 

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