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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 00:50

21 mai 2012

Démocratisme/Démocrature   

 

"Le fait même de l'existence d'une assemblée parlementaire signifie l'absence du peuple. Or la démocratie véritable ne peut s'établir que par la participation du peuple lui même, et non au travers de l'activité de ses substituts."

Mouammar El Kadhafi

"La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

David Rockefeller

 

"Le communisme n'est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel"

Karl Marx

 

 

Le démocratisme est une idéologie, c'est-à-dire un instrument de pouvoir qui prétend figer la réflexion et l’analyse des faits, de la réalité qui nous entoure. Toutes les idéologies, qu’elles soient politiques, économiques, religieuses, sociétales ou autres sont mortifères, dans la mesure où leur unique fonction est de congeler l’esprit et d’imposer l’autocensure de toutes pensées qui sortiraient du cadre intériorisé, assimilé, ingéré par les individus qui les subissent. Il s’appuie sur de multiples idéologies collatérales telles le médiatisme , l’artisme etc., que ces lignes essaieront de décortiquer au fur et à mesure. Ces différentes divisions d’une seule et même idéologie sont artificielles, puisqu’elles sont intimement liées, se coupent et s’entrecoupent, pour finalement s’épanouir en nous, pauvres victimes consentantes, artisans de notre aliénation qui nous submerge. Elles sont cependant nécessaires pour une plus claire dénonciation.

Il nous faudra déshabiller ce corps obèse qu'est le capitalisme international, déchirer les voiles d'idéologie qui nous enserrent, pour tomber sur l'os nu, sanguinolent d'où suintent les intérêts stupides, toujours les mêmes : le fric et le pouvoir qu'il confère.

Le démocratisme est l'expression parfaite de la dictature de la marchandise, balayant avec dédain les miasmes du représentant du capitalisme d'état : les républiques soviétiques. Il est le spectacle réellement inversé de la marchandisation mondialisée. Plus vaste, plus prégnant est le domaine marchand, plus l'affirmation du spectacle démocratique est nécessaire. L'invasion de la propagande démocratique est le corollaire de l'extension de la marchandise aux coins et recoins du vivant. C'est en étant partout, dans un prurit publicitaire, que la marchandise se fait oublier. Dans ce délire d'omniprésence, l'important n'est pas l'objet en soi, mais la valeur marchande qu'il personnifie, l'argent qui circule, ce lien suprêmement aliénatoire qui s'insinue partout. Dans nos mains, nos poches et nos pensées. En s'exposant comme libératrice, la marchandise mondialisée des besoins factices réduit à néant l'élan vital d'une humanité perdue, spoliée, détruite.

Pauvre humanité qui,à travers les soubresauts de l'histoire et les massacres successifs, s'imagine oeuvrer pour sa plénitude alors qu'elle ne fait que préparer le terrain de l'extension du domaine marchand et sa dictature inquisitoriale.

Pour figer la pensée, le démocratisme recoure à toutes sortes de stratagèmes, plus pernicieux les uns que les autres. De la désinformation au flot incessant d’information dans le seul but de noyer la cible, de la censure brutale à l’autocensure indolore, de la manipulation du langage à l’éloge de son appauvrissement volontaire, nous sommes cernés par l’ennemi.

L’idéologie dominante est toujours l’idéologie de la classe dominante, ou plus précisément l’idéologie qui sert au mieux les intérêts de la classe dominante. Régulièrement, elle se débarrasse de ses vieux oripeaux, pour se couvrir de nouveaux atours, qu’elle glane généralement dans les milieux universitaires, mais pas seulement. On appelle ces mues le modernisme (http://democratisme.over-blog.com/2016/01/modernisme.html ), ce qui permet aux nouvelles générations de se penser comme créatives et originales, et par ce fait d’adhérer intimement aux rouages de l’aliénation par elles mêmes engendrées. Ces nouvelles générations pourront ainsi répéter les erreurs de leurs anciens tout en les condamnant, ce qui facilite l’identification aux nouvelles normes.

L’idéologie dominante du moment, comme toutes les autres, est suscitée par des intérêts spécifiques, sans se préoccuper de l’intérêt commun. Mais elle habille ces intérêts spécifiques dans un déguisement de souci communautaire de manière à provoquer l’adhésion du plus grand nombre, ce qui est vital dans notre système soi-disant démocratique. L’idéologie paternaliste des entreprises familiales du siècle précédent en est un bon exemple (le patron représentant la figure paternelle et bienveillante, infantilisant la classe ouvrière par un discours du genre « nous sommes tous dans le même bateau »), mais il en existe des multitudes. Les plus désastreuses, les plus mortifères sont celles qui justifient les guerres et embrasent les foules (nationalisme, guerre « défensive », défense de la liberté, de nos intérêts vitaux, de la race, guerre préventive, et dernier avatar : droit d’ingérence humanitaire.)

Mais les idéologies, même si elles figent la pensée, ce qui est leur fonction, ne sont pas figées elles-mêmes. Elles sont évolutives et peuvent prendre leur autonomie et même échapper aux intérêts initiaux. C’est cette interaction entre l’idéologie (ceux qui la subissent ainsi que ceux qui l’ont enfantée) et la réalité des intérêts en jeu, qui ouvre la voie à l’incertitude de l’histoire. En s'émancipant de ses origines matérielles, en bifurquant sur des chemins annexes, l'idéologie se montre comme élément moteur de l'histoire, ce qui brouille notre compréhension des faits. Que ce soit les religions, le communisme, le fascisme, le libéralisme ou plus récemment l'anti-racisme et le droit de l'hommisme, toutes les idéologies répondent à des intérêts précis qu'il nous faut découvrir pour débusquer les hommes qui se cachent derrière.

Ainsi, la confrontation entre la réalité des forces en action soutenue par l’idéologie qui anime ces forces (qui nous propose une interprétation de cette réalité) d'une part, et la réalité engendrée par cette idéologie en voie d'autonomie d'autre part, provoque des soubresauts incontrôlés. C'est cette dialectique qui engendre l'incertitude de l'histoire. Cette incessante lutte entre la réalité en devenir, forcément mouvante, et la perception de cette réalité, forcément figée, est la contradiction que seuls les acteurs, que ce soit le prolétariat ou le patronat, peuvent résoudre en faisant voler en éclat les paradigmes sociaux, c'est à dire en abolissant la société de classe.

Ainsi, la confrontation entre l’idéologie et la réalité par elle engendrée, provoque des soubresauts (politiques, économiques, sociaux) incontrôlés.

L'idéologie dominante est engendrée par l'oligarchie au pouvoir, mais cette oligarchie peut aussi favoriser des idéologies annexes dans les pays qui résistent à l'empire, de manière à manipuler les opinions, susciter des révoltes, s'assurer des alliances.

De toutes les idéologies, ce sont celles qui semblent les plus naturelles, qui paraissent aller de soi et s’imposent par évidence qui présentent le plus grand danger. Plus les idéologies passent inaperçues, plus elles se fondent dans notre être, plus elles sont nuisibles.

Parmi celles ci, le royalisme eut son heure de gloire, imposant son autorité de droit divin qui ne pouvait être remise en cause du fait même de sa nature, ce qui a permis à l’ancien régime de se maintenir durant des siècles.

Les religions ont de tout temps rempli leur rôle de soutien du pouvoir, anesthésiant le peuple en lui promettant un monde meilleur, lui inculquant un sentiment d'impuissance et de fatalité par des histoires à dormir debout telles que le péché originel ou autres sornettes.

Le sexisme ( http://democratisme.over-blog.com/article-sexisme-120068394.html) en est aussi un bon exemple, qui lui n’est pas prêt d’être détrôné, ses rouages étant si bien huilés qu’il ne fait aucun bruit. Il fera l'objet d'un chapitre à part.

Le démocratisme ne se revendique pas en tant qu’idéologie, mais se montre à voir comme conquête du dominé sur le dominant. En tant que droit récemment acquis, il parade et fanfaronne, mais quant à sa véritable nature idéologique, il se veut le plus discret possible, si bien qu’il nous faut inventer ce néologisme pour l’entrevoir. Nous baignons dedans, ce qui le rend invisible, et fait passer pour fou ou utopiste toute personne qui s’aventurerait à le remettre en cause, alors qu’il est la source de bien des malheurs et injustices, quelles que soient les différentes formes qu’il a revêtu dans nos sociétés occidentales. Car si le démocratisme apporte souffrance et exploitation en son sein, il exporte misère, horreur et mort dans les sociétés qui ne font pas allégeance. Mais cela, nous refusons de le voir, nous ne pouvons pas le voir, et franchir le rubicond implique une mort sociale.

Le démocratisme est une idéologie hégémonique, sûre d’elle-même et de son bon droit. Son mépris pour toute autre forme d’organisation sociale le conduit à guerroyer, torturer, détruire. Il n’existe pas d’idéologie qui tue plus froidement, plus massivement, dans la plus belle bonne conscience. Quand le conflit est ouvert, il s’agit de bombarder les populations avec des drones, ou à 15000 mètres d’altitude et de semer la mort sans risque et sans peur. Il est difficile de concevoir plus lâche que ces guerres « zéro mort », dernières nées des esprits malades de nos démocrates triomphants. Quand le conflit est dit de faible intensité, la stratégie est le terrorisme aveugle et les attentats sous fausses bannières, de manière soit à apeurer la population pour la maintenir dans un état de léthargie, soit à la préparer à la prochaine guerre ouverte, qui sera qualifiée de préventive, ou mieux, de défensive. La guerre dite préventive n'étant finalement que l'échange d'une guerre possible contre une guerre certaine.

Le démocratisme se joue des idéologies contestataires, minoritaires. Il les ignore, puis les embrasse, organise leur visibilité et les stérilise en les digérant. Le spectacle de sa contestation est ritualisé dans une débauche d'images, de discours qui au final alimenteront son insatiable appétit.

Le démocratisme est forcément guerrier. Il se veut universel, et c’est par ce biais qu’il tente de s’imposer. C’est cette universalité (des droits de l’homme, par exemple), qui est l’essence de son impérialisme. Universalité rime avec dictature et guerre. Non pas que certaines valeurs ne puissent être partagées par l'ensemble de l'humanité, mais la prétention de les imposer quelque soit le contexte est une négation de la différence des cultures, de leurs richesses, et s'avère être un vilain cache-sexe dissimulant mal des intérêts bien réels, pour se révéler finalement n'être qu'un vague subterfuge, une manifestation supplémentaire de son impérialisme. C’est en se déclarant détenteur des droits universels que nos démocraties s’arrogent des droits nouveaux, tels celui d’ingérence, pour le plus grand malheur des ingérés. C’est par ce biais que sont nées les notions de guerre humanitaire, et que nous avons franchi haut la main la frontière qui nous séparait de la barbarie. C’est cette arrogance compassionnelle, qui permet de déclencher des conflits où la disproportion des forces engagées est telle que l’issue ne peut faire aucun doute .

Le démocratisme ne veut pas la paix,il veut sa paix.

(http://www.dailymotion.com/video/xlp2d6_le-plan-us-post-11-9-envahir-7-pays-dont-l-irak-la-lybie-la-syrie-et-l-iran-selon-le-general-us-wesl_news)

Une guerre démocratique est nécessairement une guerre gagnée militairement, perdue politiquement, écrasée moralement.

Civilisation supérieure ? De nos jours, cette vieille qualification n’est même plus nécessaire. Tel un chien sortant du bain, le démocratisme s’est ébroué et a jeté aux oubliettes ce concept de supériorité. Il l’a même condamné, puis l’a voué aux gémonies en l’appelant racisme. Il en a fait le tabou moral essentiel, abandonnant son projet colonial civilisationnel. Et c’est donc avec la meilleure bonne conscience que nos soi-disant élites entraînent les peuples dans les plus abominables guerres. Et c’est au nom de l’antiracisme, du droit des femmes, de la protection des peuples, du plus jamais ça, de la dénonciation des génocides que nous adhérons au massacre des autres forcément diabolisés, assimilés aux nazis.

La plus belle des "démocraties" exigera une capitulation sans condition du pays ennemi (comment négocier avec le diable ?). Et c'est ainsi que l'on justifie les pires abominations, que l'on organise des mediaprocès de criminels de guerre pendant les cent ans qui suivent, que le vainqueur se lave de tous péchés en écrasant d'un pied vengeur la tête du vaincu.

La mue est ainsi achevée.

Le démocratisme ne peut se renier, il est forcément juste et bon. Avouer une erreur serait dévoiler son essence.

Le démocratisme est d’autant plus guerrier qu’il nécessite l’approbation du peuple. Cette adhésion s’obtient sans problème par un battage médiatique. Les médiamensonges sont un phénomène constant et récurrent de nos sociétés.

Seule la mort de l’ennemi peut le délivrer de ses propres crimes. C’est pourquoi les guerres que le démocratisme provoque sont totales et sans pitié. Les justifications droits de l’hommistes qu’il s’invente ne tiendraient pas deux secondes devant un tribunal ordinaire. Aussi, lorsque malgré toutes les précautions prises, l’ennemi est fait prisonnier, seuls des tribunaux militaires ou d’exception seront en mesures d’achever la besogne. La torture, souvent suivie d’un opportun suicide, est la règle.

"La guerre est une boucherie. Le vainqueur est un bon boucher, le vaincu un moins bon boucher. Le vainqueur peut, à la rigueur, donner un cours de boucherie au vaincu, mais certainement pas le juger" Robert Faurisson

Ainsi le démocratisme s'est concocté une justice à la hauteur de ses ambitions, inaugurée par le tribunal de Nuremberg, : la justice du vainqueur sur le vaincu. La justice du vainqueur n’a de juste que le nom, et n’est qu’une parodie expiatoire organisée à l’intention des peuples manipulés par les médiats, conditionnés par une propagande invasive. Et cette propagande est nécessaire pour réaffirmer la puissance, la supériorité conceptuelle et le « juste droit » des démocraties.

Bertrand Russel : "Aucun des maux qu'on prétend éviter par la guerre n'est aussi grand que la guerre elle-même."

Le problème est que le but du démocratisme n’est pas d’éviter les maux, mais de les susciter. Ainsi, dans les derniers conflits, les puissances démocratiques, réunies sous la bannière de l’OTAN, contrairement au discours officiel, ne tentent même plus d’imposer un système ou un quelconque vernis démocratique. Les puissances impériales ont compris qu’elles n’en avaient plus les moyens, ni l’intérêt. Le but unique est de désorganiser les pays ciblés, de provoquer le chaos, de diviser sur des critères ethniques ou religieux, de manière à ne pas avoir, face aux intérêts des puissances impériales, un pouvoir fort et organisé.

Une marionnette servile est l’aubaine du démocratisme triomphant.

Plusieurs marionnettes se disputant les lambeaux d'un pseudo pouvoir, suprême subtilité du néocolonialisme démocratique, sont la panacée.

Le démocratisme tire sa soi-disant légitimité du peuple à qui il prétend donner le pouvoir. Dans les faits, il ne fait qu’organiser le pouvoir d’une élite sur le reste de la population. Sa force consiste dans une double escroquerie. D’abord il organise des élections qu’il manipule par l’intermédiaire des partis et des mediats. Une fois adoubé, l’heureux élu s’empressera d’oublier toutes ses promesses de campagne, et aura carte blanche sans plus aucun contrôle démocratique jusqu’aux prochaines élections. Le système qui nous est proposé prétend nous faire élire le meilleur d’entre nous, le plus capable de déjouer les pièges du monde moderne alors que dans la réalité ce sera le plus arriviste, le plus assoiffé de pouvoir, le plus vicieux, le plus corrompu-corrupteur qui sera le champion. Il est toujours sponsorisé par une oligarchie financière qui le pousse par médiats interposés, mais les candidats sont de fait interchangeables à volonté, seule leur image et leur apparente opposition déterminera leur acceptabilité par les électeurs. Mais il ne s’agit la que d’une apparence, un spectacle, car le vrai pouvoir se trouve ailleurs, dans des institutions économiques et des clubs très fermés, dont on voit les traces dans toutes sortes de groupes de pression. Ces discrets lobbies, vrais détenteurs du pouvoir, se rient des efforts des peuples en leur fournissant des leurres contre lesquels se mobiliser, se battre. Ce qui ne signifie pas que ce spectacle soit dénué d’importance, au contraire. Le pouvoir se nourrit du spectacle du pouvoir en lui fournissant le carburant nécessaire à sa visibilité. L’affirmation du pouvoir et le pouvoir s’imbriquent intimement au point qu’il est impossible de les démêler.

Non seulement le démocratisme ne nous propose qu’une parodie de démocratie dans la sphère politique, mais il occulte tous les autres pans de la société, en organisant le silence sur les dictatures sociales, économiques, sociétales qu’il génère. Ainsi toute idée de démocratie dans la sphère économique, à l’intérieur de l’entreprise semble à priori utopique, alors qu’il serait en fait le seul modèle d’organisation acceptable et réellement efficace, aussi bien sur le plan économique et social que sur celui des relations humaines, ce qui devrait être notre priorité.

Sur le plan familial, le modèle patriarcal qu’il nous a proposé pendant des siècles semble s’effondrer, et les rapports entre hommes et femmes se sont en apparence équilibrés, sur les plans sociaux et familiaux. Cela n’est qu’apparent, car dans les faits, ce qui nous est proposé n’est pas l’épanouissement de la femme et son corollaire l’épanouissement de l’homme, mais l’acceptation et l’intériorisation chez la femme des valeurs masculines. Celles qui y parviennent, et elles sont de plus en plus nombreuses, sont redoutables car elles prétendent et réussissent à accéder à un statut égal à celui de l’homme, ce qui leur donne l’illusion d’une émancipation, alors qu’elles ne font qu’imiter, souvent en le perfectionnant, un modèle qui aboutit à un système qui les nie dans leurs valeurs les plus fondamentales. De plus, elles sont affichées et s’affichent comme réussite, exemple à suivre, entrainant leurs sœurs de misère vers des dérives telles que le sport, l’armée, le pdgisme, toute activité auparavant réservée aux hommes.

Le démocratisme s’accommode très bien de la contestation qu’il génère en son sein. Non seulement il la tolère, mais il s’en nourrit et cette contestation (après un processus de stérilisation qui passe par une médiatisation forcenée) lui permet de se renouveler par crise périodique.

Ainsi le démocratisme s’arrange sans problème d’un Noam Chomsky, contestataire intellectuel qui fut certainement clairvoyant sur bien des points, mais qui a cependant manqué l’aventure intellectuelle du 20° siècle en ne soutenant la liberté d’expression des révisionnistes que du bout des doigts, le mensonge fondateur du 21° siècle en passant à côté des attentats 11/9, et la tragédie de l’humanité en négligeant la domination masculine sur le monde et ses conséquences économiques, politiques, sociales et individuelles. Sur ce dernier point, la structure psychique des individus est tellement imprégnée de l’idéologie ambiante qu’il faut faire un véritable effort intellectuel d’introspection sur ses affects, sa vision de la relation homme/femme qu’il est de fait impossible d’aboutir cette révolution sans l’aide du sexe opposé, ce qui d’ailleurs n’aurait pas de sens. Le long cheminement qui se profile à l’horizon est semé d’embûches, mais absolument nécessaire à qui veut vivre pleinement son identité, corollaire de l’autre et de son altérité.

Ce cheminement est sans fin, ce cheminement est une fin.

Le démocratisme prétend lutter contre les discriminations quelles qu’elles soient, mais s’accommode très bien de la principale d’entre elles, la discrimination par l’argent. Non seulement il s’en accommode, mais il l‘encourage et la prône comme unique moteur de l’humanité. Il organise la concurrence (tout en la faussant quand ça l’arrange), son seul horizon est la compétition, la guerre économique de tous contre tous.. Il ne conçoit les individus que comme des êtres isolés, sans racines, acculturés, et dont le seul but, la planche de salut, serait d’accumuler de pauvres biens à l’infini dans une tentative d’assouvir des désirs toujours renouvelés par une publicitarisation incessante.

Le démocratisme ne peut survivre sans hiérarchie. Hiérarchie des civilisations, des valeurs, des hommes, des femmes et finalement de tous les aspects de notre vie. Alors que la hiérarchie est la négation de tout rapport humain, elle est la base de construction de notre société. Bien qu’il se débarrasse d’anciennes idéologies telles que le racisme, le patriarcat, qui sont des idéologies de la hiérarchie, le démocratisme promeut les classifications par l’argent, assumant la réussite économique comme valeur suprême. La condamnation du patriarcat a permis au marché du travail, en quête de main d’œuvre exploitable à moindre coût, de s’ouvrir encore plus aux femmes, les contraignant aux mêmes aliénations que les hommes, condamnant les femmes à se couler dans le moule masculin, pour finalement afficher leur réussite professionnelle comme une libération, l’aboutissement d’un combat. Triste victoire, les femmes se retrouvant condamnées à une double journée imposée de fait, à troquer leur humanité pour les piètres valeurs viriles telles la compétitivité, la concurrence. L’abandon par le démocratisme d’une de ses sous-idéologies (ici le patriarcat) est toujours motivé par un gain, c'est-à-dire par un surplus d’exploitation de la matière humaine, ou par le fait que cette sous-idéologie, devenue inutile par son intégration définitive, n’a plus besoin d’être spectaculairement affirmée.

L’élitisme est le corollaire de la hiérarchie, et envahit donc tous les domaines de notre survie. Le langage du pouvoir lui assure pérennité, et auto-renouvellement infini. Ainsi, il est amusant de constater l’immense écart entre les écrits et les paroles de certains intellectuels. Les écrits obscurs, où s’exprime une pensée hermétique, se retrouvent dénudés dans des interviews oraux, ou finalement il devient évident que, dans ses écrits, l’auteur a mis beaucoup de soins à enrober son discours de mots savants et de phrases alambiquées, dans le seul but d’être reconnu par ses pairs. Derrière toute personne qui s’exprime pour n’être comprise que par 0,1% de l’humanité, se cache la recherche du pouvoir, par le langage, l’image, ou tout autre moyen d’expression.Protéger ce pouvoir, dont l’essence est le savoir, est l’ultime but de son détenteur ; il est par conséquent essentiel pour l’élite de s’accaparer le monopole du savoir, de ne distiller qu’au compte goutte cet élixir, en sélectionnant son auditoire qui sera panaché d’arrivisme et de soumission.

L’élection, base du système démocratique dans lequel nous barbotons, tels des enfants naïfs et innocents, est présenté comme le moment démocratique essentiel, alors que la racine du mot nous indique la tromperie initiale. L’élection, c’est nommé une élite, et c’est le contraire d’une démocratie réelle. La démocratie implique la pleine responsabilité des citoyens, et non une transmission des pouvoirs incontrôlés, un rituel organisant spectaculairement l’impuissance des peuples à s’autodéterminer. Cette élite, arrogante et sûre d’elle-même, s’est délivrée de toute passation de pouvoir par le lien du sang, et peut affirmer son caractère démocratique par le filtre de l’élection, qui assure une continuité de pensée, d’intérêts, d’affinités, de mode de vie par le formatage des cerveaux, par le tamis de l’école de la république. Ainsi prédéterminée, l’élite ne craint pas de revers de situation, et s’enorgueillit d’avoir dans ses rangs quelques individus issus des classes populaires, ou pire, de « minorités visibles ». Elle organisera des sessions de rattrapage, elle triera les prétendants, usant de la discrimination positive (n’étant pas à une contradiction prêt) et envoyant promener les grands principes originels et encombrants. Elle sait que la servilité volontaire, l’intérêt bien compris des nouveaux promus, sera, au bout du compte, d’un niveau inégalé, telle la foi des fraichement convertis devant faire leurs preuves.

Le démocratisme prône des valeurs telles que la liberté, mais que cela peut-il représenter pour un individu qui se tue à gagner 3 sous pour survivre (quand il a la chance d’avoir un travail) et ne pourra jamais profiter d’une autre liberté que celle de vivre des aventures par procuration devant une TV omniprésente. Que dire de l’égalité, quand tout est fait pour isoler, séparer les personnes, ou les dresser les unes contre les autres par une propagande invasive. Quant à la fraternité, elle passe à la trappe, n’étant réalisable que lorsque les deux premières conditions sont réunies. La seule valeur vaguement humaine que l’on aperçoit est celle de la charité, mise en spectacle à grands fracas médiatiques, pauvre ersatz de la fraternité, minable résidu d’une justice impossible, mais pourvoyeuse de bonne conscience.

Le démocratisme implique la perversion de toutes les valeurs humaines, qu’il broie au moulinet du capitalisme, en rejetant sans pitié tous les êtres humains qui ne lui sont pas strictement nécessaires dans le marais de la misère anonyme, indifférent a tout ce qui ne contribue pas à son essor.

Le démocratisme, c’est la continuation de la guerre par d’autres moyens.(https://www.youtube.com/watch?v=3wszOnyMr1M)

 

(cet article, dont la charpente a été finalisée en mai 2012, est régulièrement corrigé, actualisé, augmenté. A suivre...)

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

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Présentation

PETIT MANUEL...

Petit manuel de déstabilisation d’un régime hostile

 

1°) Être une puissance impériale

2°) Financer tout mouvement d’opposition, aussi minuscule soit-il, revendiquant une démocratie à l’occidentale.

3°) Repérer les futurs possibles leaders et organiser des stages de formation à l’agitation à leur intention

4°) Donner un retentissement international à toute manifestation de l’opposition grâce aux médiats aux ordres.

5°) Mettre en exergue la répression brutale que ne manquera pas de commettre le régime en place.

6°) Placer quelques snipers sur  les parcours des manifestants, et tirer  à la fois sur la foule et les forces de l’ordre en place.

7°) Dénoncer la barbarie de la répression.

8°) Armer clandestinement  des groupuscules étrangers extrémistes animés par une idéologie suicidaire, les appeler rebelles et combattants de la liberté.

9°) Présenter ces groupuscules comme un mouvement populaire.

10°) Organiser  aux frontières du pays des bases d’entrainement à la guérilla qui seront présentées comme  des camps de réfugiés.

11°) Organiser le blocus de toute voix dissidente par une censure de fait.

12°) Organiser des coordinations  d’opposants  dans une capitale étrangère, et n’accepter que les informations  provenant de cette source.

13°) Bombarder,  si le contexte international  le permet,  l’armée régulière, tout en affirmant qu’il s’agit de protéger la population de la répression  du  dictateur  qui menaçait de massacrer son peuple.

 

Logiquement, le pouvoir en place tombe à plus ou moins court terme, le chaos s’installe pour de longues années,  vous avez  atteint votre objectif : vous n’avez plus de pouvoir fort  face à vous, vous pouvez  piller  sans vergogne les richesses du pays, il vous suffira d’entretenir les conflits internes (ethniques, religieux…) en organisant un attentat suicide de temps en temps. Toute couverture médiatique est maintenant superflue.

Toute ressemblance avec une quelconque situation actuelle est évidemment fortuite.

La première victime d’une guerre, c’est la vérité.

 

 

Recherche

CHOMSKY ET LE 11 SEPTEMBRE

Chomsky et le 11 septembre 2001

Petite critique d’un passage de son livre :

« L’ivresse de la force »

 

 

(Cet échange d’arguments a eu lieu en septembre 2008 en réponse à un journaliste aux yeux fermés  et aux oreilles bouchées ; les critiques sont en italique, les citations de Chomsky en caractère gras. Chomsky démarre sur les théories du complot du 11/9 et leurs « adeptes »)


 

D’abord, je ne fais pas grand cas de ces théories, mais je suis assailli de lettres à leur sujet. Ce n’est pas seulement une énorme industrie, c’est une industrie assez fanatique. (…) C’est presque une sorte de fanatisme religieux.

 

Ici je ne vois pas ce qui permet à Chomsky de dire qu'il s'agit d'une industrie, ce qui sous- entend non seulement une organisation, mais aussi une rentabilité de l'entreprise. Difficile d'avancer de tels arguments sans exposer de preuves.  Pour ma part, je ne vois que des individus qui rament pour trouver un espace d'expression un peu plus élargi qu'internet. Quant au fanatisme religieux, je vous ferai  remarquer que les religieux apportent généralement  des réponses, des vérités révélées, alors que le mouvement pour la vérité  sur le 11/9 pose  surtout  des questions.  


Il faut quand  même se poser des questions. D’abord sur les preuves matérielles. Il y a des coïncidences inexpliquées, des témoignages personnels, etc., mais cela ne pèse pas lourd. On en trouve dans n’importe quel événement mondial complexe. Au sujet des preuves  matérielles, peut-on vraiment  devenir un expert  très qualifié en génie civil et mécanique en passant une heure ou deux sur Internet ?


Bien sur que non, mais personne ne le prétend.

 

Si oui, il faut dissoudre  les sections génie civil et mécanique du Massachusetts Institute of Technology. (…) Si vous croyez réellement à l’une ou  l’autre de ces preuves, c’est simple : adressez-vous à des spécialistes capables de les évaluer. Peut-être avez-vous trouvé un physicien quelque part, mais, à ma connaissance, personne n’a voulu proposer quoi que ce soit à une revue professionnelle sérieuse, soumise à la discipline de l’"examen  par les pairs".

 

Pour des avis d'experts, vous en trouverez une ribambelle (architectes, pilotes de lignes, militaires, etc.) sur reopen9/11 à cette adresse là:
http://www.reopen911.info/temoignages.html



Même sans aller jusque-là, on peut consulter les départements universitaires de génie civil et mécanique. Peut-être les membres du "mouvement pour la vérité sur le 11 septembre" pensent-ils qu’ils sont tous dans le coup ? Si le complot est vaste à ce point, on peut aussi bien l’oublier. Les adeptes du mouvement disent qu’ils ont peur. Il n’y a pas de quoi avoir peur. C’est une des positions les plus sûres pour un opposant, tous ceux qui ont un peu d’expérience en la matière vous le diront. En fait, les autorités se montrent assez tolérantes à cet égard.



Aux USA, je ne sais pas, mais en France, certainement pas. Quand ils ne sont pas tout simplement  ignorés, les "adeptes de la théorie du complot", comme vous dites, reçoivent des bordées d'injures et se font traiter d'antisémite ou de révisionniste, ce qui est très à la mode. L'antisémitisme, en France, n'est pas une opinion mais un délit, quant aux révisionnistes, ils n'ont plus droit à la parole  depuis la loi Fabius-Gayssot. Si vous voulez faire taire quelqu'un, il est bon de le traiter  d'antisémite et de révisionniste.

Ce qui nous amène à une seconde question. Pourquoi ce débat autour du 11 septembre est-il si bien toléré ? Je soupçonne le pouvoir de le voir d’un bon oeil. Il capte énormément d’énergies et les détourne des véritables crimes de l’administration, infiniment plus graves. (…) Pensons à l’invasion de l’Irak, ou au Liban. Ou à ce qu’ils font subir à la population  ouvrière des Etats-Unis. (…) Ils commettent des crimes réels, qui suscitent très peu de protestations. Une des raisons - pas la seule, bien entendu -, c’est qu’on dépense énormément d’énergie militante potentielle dans ces polémiques autour du 11 septembre  

Bien sur, on peut considérer le démontage de la propagande officielle comme anecdotique, ou comme un passe-temps sans intérêt. Ce n'est pas mon cas et cela m'étonne de la part de Chomsky. Par ailleurs, considérer que les personnes qui militent  pour une  réouverture  de l'enquête sur le 11/9 ne sont pas sensibles à d'autres sujets tels que la guerre  en Irak ou  au Liban est tout simplement faux !!!  Les deux combats sont intimement liés, le 11/9 ayant servi de prétexte aux guerres.

Du point de vue des gouvernants, c’est excellent. On donne même à ces militants du  temps d’antenne (…), on met leurs livres bien en vue dans les librairies.

Cela a été vrai pour le premier livre de Meyssan, mais c'est bien  fini. Il est aussi arrivé qu'on leur donne la parole dans un débat télévisé, à condition que le débat  soit inégal, que le présentateur coupe la parole au "truther"(c'est l'expression consacrée), et qu'il n'ait en aucun cas le temps d'exprimer une opinion cohérente face à des professionnels des médias qui le réduisent en charpie en un tour de micro. Bref, que l'on  soit  sûr de l'envoyer à l'abattoir. Bourdieu a très bien expliqué cela. 

Très tolérant, comme réaction. (…) Ce n’est pas le genre de réaction qu’on provoque quand on touche aux sujets sensibles.
(…) Et je ne crois pas que leurs preuves soient sérieuses. Ni même que ceux qui les exposent soient capables de les évaluer. Ce sont des questions techniques compliquées. On n’a pas l’air de le comprendre, mais ce n’est pas pour rien que les scientifiques font des expériences, qu’ils ne se contentent pas de filmer ce qu’ils voient par la fenêtre. Car ce qu’on voit par la fenêtre est la résultante de tant de variables qu’on  ne sait pas ce qu’on a dans cet imbroglio si complexe. On peut y trouver toutes sortes de coïncidences inexpliquées, d’apparentes violations des lois de la nature. (…) Donc, découvrir qu’il s’est passé ceci, qu’il est arrivé cela, etc., ça ne veut rien dire.

Tout est compliqué, bien  sûr, mais ce n'est pas une raison pour ne pas s'atteler à la tâche. Les scientifiques eux-mêmes se  posent des questions (
http://www.reopen911.info/dossiers/pdf/ … iciels.pdf ) 
.Par ailleurs, il existe un moyen  très simple pour le gouvernement américain de mettre fin  à la polémique: nous montrer une vidéo d'un avion se crashant sur le Pentagone. Vu le nombre de caméras l'entourant, ce ne devrait pas être trop difficile.. 


L’argument "à qui profite le 11 septembre ?" n’a guère de poids. Dans ma première interview après le 11 septembre, je crois avoir fait cette prédiction  pas particulièrement brillante : tous les pouvoirs du monde allaient  immédiatement exploiter l’événement à leurs propres fins. La Russie allait durcir ses atrocités en Tchétchénie, Israël en Cisjordanie, l’Indonésie à Aceh, et la Chine dans ses provinces occidentales. Aux Etats-Unis on s’en est servi de la façon que l’on sait, mais aussi de beaucoup d’autres, moins médiatisées.
(…) Presque tous les gouvernements ont pris des mesures pour surveiller plus étroitement leur population et ce genre de choses. L’administration Bush  l’a fait aussi. Donc, "à qui profite le crime ?" n’est pas une preuve suffisante de culpabilité.


Ce n'est pas une preuve suffisante, mais c'est un des éléments qui posent question.



L’idée même  n’est pas crédible. Pour qu’il y ait une once de vérité dans les théories sur le 11 septembre, il faudrait qu’il y ait eu un énorme complot, incluant les compagnies aériennes, les médias, la préparation des faux avions. Il aurait fallu mettre au  courant quantité de gens dans l’administration. Ils ne s’en seraient jamais tirés. Même une dictature n’aurait pas pu. C’est une opération vraiment risquée.



Ce qui aurait été très compliqué pour un gouvernement, ou un service émanant de ce gouvernement, ou une partie d'un service émanant de ce gouvernement, serait donc très simple pour quelques terroristes d'Al Qaeda débarqués tout droit de leurs grottes afghanes ? Je vous rappelle que parmi les nombreux mensonges de l'administration Bush, on nous avait promis un repaire de Ben Laden bourré d'électronique hypersophistiquée, et qu'à la finale, il n'y avait rien.



La probabilité d’une fuite est très élevée : ça se serait su tout de suite. Et la moindre fuite aurait aligné tous les dirigeants devant le peloton d’exécution, et sonné  le glas du Parti républicain à jamais. Et pour gagner quoi ? Un prétexte pour faire ce qu’ils auraient fait de toute manière, sous un autre prétexte qu’ils auraient pu trouver".



Le problème de nos prétendues  démocraties occidentales, c'est qu'elles ont besoin d'un minimum d'adhésion des populations pour partir en guerre. Et effectivement, le terrorisme sous fausse bannière est un des moyens d'obtenir cette adhésion.

 

" Les théories sur le 11 septembre (…) exercent le même attrait que le fondamentalisme religieux. (…) Il y a des gens qui n’aiment pas ce qui se passe, qui ont vécu des moments très difficiles, n’ont confiance en personne, et qui n’ont aucun moyen de réagir. Alors ils se raccrochent à quelque chose. Et Internet a un effet pervers. Si c’est un outil merveilleusement efficace pour obtenir des informations, pour l’action politique, pour toutes sortes de choses, il a cependant un gros inconvénient : n’importe qui peut lancer une théorie sur un blog ; cela n’a pratiquement aucun poids, mais ensuite cinq personnes la lisent, et très vite elle entre en croissance exponentielle, jusqu’à devenir une énorme industrie qui s’auto-alimente. Des industries de ce type, il y en a à foison.



De l'avantage et des inconvénients de ce merveilleux outil qu'est  internet.



(…) Je reçois une avalanche d’e-mails. Et une grande part, plusieurs par jour, envoyés par des gens honnêtes et sincères, me demandent : "Dites-moi ce que je peux faire". Les auteurs de ces courriers appartiennent pour la plupart aux milieux aisés, privilégiés. Ils ne sont pas richissimes, mais assez aisés pour s’asseoir à une table un soir et écrire une lettre à quelqu’un. Dans les pays du tiers-monde les habitants ne vous demandent pas : "Dites-moi ce que je peux faire", ils vous disent ce qu’ils font. Mais, là où les populations sont infiniment plus libres, les gens posent toujours cette question : "Que puis-je faire ?" Et un jour ils se disent : Ah, voilà ce que je peux faire : devenir en une heure ingénieur qualifié en génie civil et prouver que c’est Bush qui a fait sauter les tours jumelles.



Certes, le sentiment d'impuissance est organisé, mais que les gens honnêtes réagissent et sortent de cet état léthargique qui convient si bien au pouvoir, c'est tant mieux. Si la manière dont ils le font ne convient pas à Chomsky, c'est désolant, mais cela ne change rien au fond du problème qui n'est pas, y a-t-il eu complot, car il y a forcément eu complot, mais quels en sont les organisateurs ?



Je suis sûr qu’à Washington ils applaudissent des deux mains. (…)"



Ca, c'est moins sûr. Mais je ne doute  pas de la capacité du pouvoir à digérer le mouvement pour la vérité sur le 11/9. C'est la particularité du capitalisme de produire des forces qui travaillent à sa destruction, et de les récupérer pour mieux se renforcer.  Je pense que la plupart des actes dits terroristes sont téléguidés par les Etats qui y puisent de grands profits. Evidemment, il y a des chances que ces terroristes s'autonomisent et échappent au contrôle des Etats, mais à la finale, les services spécialisés arrivent à retourner la situation à leur avantage. L'histoire ancienne et récente nous en fournit de multiples exemples. Il se peut aussi que les services spécialisés s'autonomisent et échappent au contrôle du pouvoir politique, et c'est sans doute ce qui s'est passé le 11/9. Ah, nous vivons un monde compliqué. Voilà résumé en quelques lignes ma lecture des événements, on pourrait écrire des bouquins dessus, d'ailleurs c'est déjà fait, il n'y a qu'à tendre la main pour les trouver. Je crois que Chomsky a mal analysé  la situation  au départ  et  qu’il  se débat  dans une position  qui  n’est pas tenable, prendre  ses distances avec la version  officielle  tout en rejetant les arguments qui la critiquent.. 

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