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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 23:18

Ce blog est conçu comme un livre en constante écriture. Rien de bien nouveau dans les lignes qui suivent, tout ayant déjà été dit et écrit, mais la nécessité de reformuler, encore et encore, l'insupportable spectacle de la dictature marchande. Il peut se lire dans tous les sens.

La liste des chapitres et leurs liens respectifs sont ici :

DEMOCRATURE/DEMOCRATISME

http://democratisme.over-blog.com/2016/12/democratisme/democrature.html

MODERNISME:

http://democratisme.over-blog.com/2016/01/modernisme.html

TRAVAILLISME

http://democratisme.over-blog.com/2016/12/travaillisme.html

SIONISME:

http://democratisme.over-blog.com/article-sionisme-115856794.html

IMMIGRATIONISME/MONDIALISME

http://democratisme.over-blog.com/article-immigrationisme-mondialisme-117124743.html

REVOLUTIONNARISME:

http://democratisme.over-blog.com/article-revolutionarisme-115219534.html

ARTISME:

http://democratisme.over-blog.com/article-artisme-110287144.html

BARBARISME/TERRORISME:

http://democratisme.over-blog.com/2016/05/barbarisme-terrorisme.html

EMPIRISME/IMPERIALISME:

http://democratisme.over-blog.com/article-empirisme-124014603.html

SORALISME:

http://democratisme.over-blog.com/2015/08/soralisme.html

MEDIATISME:

http://democratisme.over-blog.com/article-mediatisme-123904157.html

MONETARISME:

http://democratisme.over-blog.com/article-monnaitarisme-122570606.html

SEXISME:

http://democratisme.over-blog.com/article-sexisme-120068394.html

RACISME/ANTIRACISME:

http://democratisme.over-blog.com/article-racisme-antiracisme-118182028.html

CHOMSKY ET LE 11 SEPTEMBRE:

http://democratisme.over-blog.com/article-chomsky-et-le-11-septembre-2001-118189803.html

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 23:14

21 mai 2012

Démocratisme/Démocrature

 

"Le fait même de l'existence d'une assemblée parlementaire signifie l'absence du peuple. Or la démocratie véritable ne peut s'établir que par la participation du peuple lui même, et non au travers de l'activité de ses substituts."

Mouammar El Kadhafi

"La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

David Rockefeller

 

"Le communisme n'est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel"

Karl Marx

 

 

Le démocratisme est une idéologie, c'est-à-dire un instrument de pouvoir qui prétend figer la réflexion et l’analyse des faits, de la réalité qui nous entoure. Toutes les idéologies, qu’elles soient politiques, économiques, religieuses, sociétales ou autres sont mortifères, dans la mesure où leur unique fonction est de congeler l’esprit et d’imposer l’autocensure de toutes pensées qui sortiraient du cadre intériorisé, assimilé, ingéré par les individus qui les subissent. Il s’appuie sur de multiples idéologies collatérales telles le médiatisme , l’artisme etc., que ces lignes essaieront de décortiquer au fur et à mesure. Ces différentes divisions d’une seule et même idéologie sont artificielles, puisqu’elles sont intimement liées, se coupent et s’entrecoupent, pour finalement s’épanouir en nous, pauvres victimes consentantes, artisans de notre aliénation qui nous submerge. Elles sont cependant nécessaires pour une plus claire dénonciation.

Il nous faudra déshabiller ce corps obèse qu'est le capitalisme international, déchirer les voiles d'idéologie qui nous enserrent, pour tomber sur l'os nu, sanguinolent d'où suintent les intérêts stupides, toujours les mêmes : le fric et le pouvoir qu'il confère.

Le démocratisme est l'expression parfaite de la dictature de la marchandise, balayant avec dédain les miasmes du représentant du capitalisme d'état : les républiques soviétiques. Il est le spectacle réellement inversé de la marchandisation mondialisée. Plus vaste, plus prégnant est le domaine marchand, plus l'affirmation du spectacle démocratique est nécessaire. L'invasion de la propagande démocratique est le corollaire de l'extension de la marchandise aux coins et recoins du vivant. C'est en étant partout, dans un prurit publicitaire, que la marchandise se fait oublier. Dans ce délire d'omniprésence, l'important n'est pas l'objet en soi, mais la valeur marchande qu'il personnifie, l'argent qui circule, ce lien suprêmement aliénatoire qui s'insinue partout. Dans nos mains, nos poches et nos pensées. En s'exposant comme libératrice, la marchandise mondialisée des besoins factices réduit à néant l'élan vital d'une humanité perdue, spoliée, détruite.

Pauvre humanité qui,à travers les soubresauts de l'histoire et les massacres successifs, s'imagine oeuvrer pour sa plénitude alors qu'elle ne fait que préparer le terrain de l'extension du domaine marchand et sa dictature inquisitoriale.

Pour figer la pensée, le démocratisme recoure à toutes sortes de stratagèmes, plus pernicieux les uns que les autres. De la désinformation au flot incessant d’information dans le seul but de noyer la cible, de la censure brutale à l’autocensure indolore, de la manipulation du langage à l’éloge de son appauvrissement volontaire, nous sommes cernés par l’ennemi.

L’idéologie dominante est toujours l’idéologie de la classe dominante, ou plus précisément l’idéologie qui sert au mieux les intérêts de la classe dominante. Régulièrement, elle se débarrasse de ses vieux oripeaux, pour se couvrir de nouveaux atours, qu’elle glane généralement dans les milieux universitaires, mais pas seulement. On appelle ces mues le modernisme (http://democratisme.over-blog.com/2016/01/modernisme.html ), ce qui permet aux nouvelles générations de se penser comme créatives et originales, et par ce fait d’adhérer intimement aux rouages de l’aliénation par elles mêmes engendrées. Ces nouvelles générations pourront ainsi répéter les erreurs de leurs anciens tout en les condamnant, ce qui facilite l’identification aux nouvelles normes.

L’idéologie dominante du moment, comme toutes les autres, est suscitée par des intérêts spécifiques, sans se préoccuper de l’intérêt commun. Mais elle habille ces intérêts spécifiques dans un déguisement de souci communautaire de manière à provoquer l’adhésion du plus grand nombre, ce qui est vital dans notre système soi-disant démocratique. L’idéologie paternaliste des entreprises familiales du siècle précédent en est un bon exemple (le patron représentant la figure paternelle et bienveillante, infantilisant la classe ouvrière par un discours du genre « nous sommes tous dans le même bateau »), mais il en existe des multitudes. Les plus désastreuses, les plus mortifères sont celles qui justifient les guerres et embrasent les foules (nationalisme, guerre « défensive », défense de la liberté, de nos intérêts vitaux, de la race, guerre préventive, et dernier avatar : droit d’ingérence humanitaire.)

Mais les idéologies, même si elles figent la pensée, ce qui est leur fonction, ne sont pas figées elles-mêmes. Elles sont évolutives et peuvent prendre leur autonomie et même échapper aux intérêts initiaux. C’est cette interaction entre l’idéologie (ceux qui la subissent ainsi que ceux qui l’ont enfantée) et la réalité des intérêts en jeu, qui ouvre la voie à l’incertitude de l’histoire. En s'émancipant de ses origines matérielles, en bifurquant sur des chemins annexes, l'idéologie se montre comme élément moteur de l'histoire, ce qui brouille notre compréhension des faits. Que ce soit les religions, le communisme, le fascisme, le libéralisme ou plus récemment l'anti-racisme et le droit de l'hommisme, toutes les idéologies répondent à des intérêts précis qu'il nous faut découvrir pour débusquer les hommes qui se cachent derrière.

Ainsi, la confrontation entre la réalité des forces en action soutenue par l’idéologie qui sous-tend ces forces (qui nous propose une interprétation de cette réalité) d'une part, et la réalité engendrée par cette idéologie en voie d'autonomie d'autre part, provoque des soubresauts incontrôlés. C'est cette dialectique qui engendre l'incertitude de l'histoire. Cette incessante lutte entre la réalité en devenir, forcément mouvante, et la perception de cette réalité, forcément figée, est la contradiction que seuls les acteurs, que ce soit le prolétariat ou le patronat, peuvent résoudre en faisant voler en éclat les paradigmes sociaux, c'est à dire en abolissant la société de classe.

Ainsi, la confrontation entre l’idéologie et la réalité par elle engendrée, provoque des soubresauts (politiques, économiques, sociaux) incontrôlés.

L'idéologie dominante est engendrée par l'oligarchie au pouvoir, mais cette oligarchie peut aussi favoriser des idéologies annexes dans les pays qui résistent à l'empire, de manière à manipuler les opinions, susciter des révoltes, s'assurer des alliances.

De toutes les idéologies, ce sont celles qui semblent les plus naturelles, qui paraissent aller de soi et s’imposent par évidence qui présentent le plus grand danger. Plus les idéologies passent inaperçues, plus elles se fondent dans notre être, plus elles sont nuisibles.

Parmi celles ci, le royalisme eut son heure de gloire, imposant son autorité de droit divin qui ne pouvait être remise en cause du fait même de sa nature, ce qui a permis à l’ancien régime de se maintenir durant des siècles.

Les religions ont de tout temps rempli leur rôle de soutien du pouvoir, anesthésiant le peuple en lui promettant un monde meilleur, lui inculquant un sentiment d'impuissance et de fatalité par des histoires à dormir debout telles que le péché originel ou autres sornettes.

Le sexisme ( http://democratisme.over-blog.com/article-sexisme-120068394.html) en est aussi un bon exemple, qui lui n’est pas prêt d’être détrôné, ses rouages étant si bien huilés qu’il ne fait aucun bruit. Il fera l'objet d'un chapitre à part.

Le démocratisme ne se revendique pas en tant qu’idéologie, mais se montre à voir comme conquête du dominé sur le dominant. En tant que droit récemment acquis, il parade et fanfaronne, mais quant à sa véritable nature idéologique, il se veut le plus discret possible, si bien qu’il nous faut inventer ce néologisme pour l’entrevoir. Nous baignons dedans, ce qui le rend invisible, et fait passer pour fou ou utopiste toute personne qui s’aventurerait à le remettre en cause, alors qu’il est la source de bien des malheurs et injustices, quelles que soient les différentes formes qu’il a revêtu dans nos sociétés occidentales. Car si le démocratisme apporte souffrance et exploitation en son sein, il exporte misère, horreur et mort dans les sociétés qui ne font pas allégeance. Mais cela, nous refusons de le voir, nous ne pouvons pas le voir, et franchir le rubicond implique une mort sociale.

Le démocratisme est une idéologie hégémonique, sûre d’elle-même et de son bon droit. Son mépris pour toute autre forme d’organisation sociale le conduit à guerroyer, torturer, détruire. Il n’existe pas d’idéologie qui tue plus froidement, plus massivement, dans la plus belle bonne conscience. Quand le conflit est ouvert, il s’agit de bombarder les populations avec des drones, ou à 15000 mètres d’altitude et de semer la mort sans risque et sans peur. Il est difficile de concevoir plus lâche que ces guerres « zéro mort », dernières nées des esprits malades de nos démocrates triomphants. Quand le conflit est dit de faible intensité, la stratégie est le terrorisme aveugle et les attentats sous fausses bannières, de manière soit à apeurer la population pour la maintenir dans un état de léthargie, soit à la préparer à la prochaine guerre ouverte, qui sera qualifiée de préventive, ou mieux, de défensive. La guerre dite préventive n'étant finalement que l'échange d'une guerre possible contre une guerre certaine.

Le démocratisme se joue des idéologies contestataires, minoritaires. Il les ignore, puis les embrasse, organise leur visibilité et les stérilise en les digérant. Le spectacle de sa contestation est ritualisé dans une débauche d'images, de discours qui au final alimenteront son insatiable appétit.

Le démocratisme est forcément guerrier. Il se veut universel, et c’est par ce biais qu’il tente de s’imposer. C’est cette universalité (des droits de l’homme, par exemple), qui est l’essence de son impérialisme. Universalité rime avec dictature et guerre. Non pas que certaines valeurs ne puissent être partagées par l'ensemble de l'humanité, mais la prétention de les imposer quelque soit le contexte est une négation de la différence des cultures, de leurs richesses, et s'avère être un vilain cache-sexe dissimulant mal des intérêts bien réels, pour se révéler finalement n'être qu'un vague subterfuge, une manifestation supplémentaire de son impérialisme. C’est en se déclarant détenteur des droits universels que nos démocraties s’arrogent des droits nouveaux, tels celui d’ingérence, pour le plus grand malheur des ingérés. C’est par ce biais que sont nées les notions de guerre humanitaire, et que nous avons franchi haut la main la frontière qui nous séparait de la barbarie. C’est cette arrogance compassionnelle, qui permet de déclencher des conflits où la disproportion des forces engagées est telle que l’issue ne peut faire aucun doute .

Le démocratisme ne veut pas la paix,il veut sa paix.

(http://www.dailymotion.com/video/xlp2d6_le-plan-us-post-11-9-envahir-7-pays-dont-l-irak-la-lybie-la-syrie-et-l-iran-selon-le-general-us-wesl_news)

Une guerre démocratique est nécessairement une guerre gagnée militairement, perdue politiquement, écrasée moralement.

Civilisation supérieure ? De nos jours, cette vieille qualification n’est même plus nécessaire. Tel un chien sortant du bain, le démocratisme s’est ébroué et a jeté aux oubliettes ce concept de supériorité. Il l’a même condamné, puis l’a voué aux gémonies en l’appelant racisme. Il en a fait le tabou moral essentiel, abandonnant son projet colonial civilisationnel. Et c’est donc avec la meilleure bonne conscience que nos soi-disant élites entraînent les peuples dans les plus abominables guerres. Et c’est au nom de l’antiracisme, du droit des femmes, de la protection des peuples, du plus jamais ça, de la dénonciation des génocides que nous adhérons au massacre des autres forcément diabolisés, assimilés aux nazis.

La plus belle des "démocraties" exigera une capitulation sans condition du pays ennemi (comment négocier avec le diable ?). Et c'est ainsi que l'on justifie les pires abominations, que l'on organise des mediaprocès de criminels de guerre pendant les cent ans qui suivent, que le vainqueur se lave de tous péchés en écrasant d'un pied vengeur la tête du vaincu.

La mue est ainsi achevée.

Le démocratisme ne peut se renier, il est forcément juste et bon. Avouer une erreur serait dévoiler son essence.

Le démocratisme est d’autant plus guerrier qu’il nécessite l’approbation du peuple. Cette adhésion s’obtient sans problème par un battage médiatique. Les médiamensonges sont un phénomène constant et récurrent de nos sociétés.

Seule la mort de l’ennemi peut le délivrer de ses propres crimes. C’est pourquoi les guerres que le démocratisme provoque sont totales et sans pitié. Les justifications droits de l’hommistes qu’il s’invente ne tiendraient pas deux secondes devant un tribunal ordinaire. Aussi, lorsque malgré toutes les précautions prises, l’ennemi est fait prisonnier, seuls des tribunaux militaires ou d’exception seront en mesures d’achever la besogne. La torture, souvent suivie d’un opportun suicide, est la règle.

"La guerre est une boucherie. Le vainqueur est un bon boucher, le vaincu un moins bon boucher. Le vainqueur peut, à la rigueur, donner un cours de boucherie au vaincu, mais certainement pas le juger" Robert Faurisson

Ainsi le démocratisme s'est concocté une justice à la hauteur de ses ambitions, inaugurée par le tribunal de Nuremberg, : la justice du vainqueur sur le vaincu. La justice du vainqueur n’a de juste que le nom, et n’est qu’une parodie expiatoire organisée à l’intention des peuples manipulés par les médiats, conditionnés par une propagande invasive. Et cette propagande est nécessaire pour réaffirmer la puissance, la supériorité conceptuelle et le « juste droit » des démocraties.

Bertrand Russel : "Aucun des maux qu'on prétend éviter par la guerre n'est aussi grand que la guerre elle-même."

Le problème est que le but du démocratisme n’est pas d’éviter les maux, mais de les susciter. Ainsi, dans les derniers conflits, les puissances démocratiques, réunies sous la bannière de l’OTAN, contrairement au discours officiel, ne tentent même plus d’imposer un système ou un quelconque vernis démocratique. Les puissances impériales ont compris qu’elles n’en avaient plus les moyens, ni l’intérêt. Le but unique est de désorganiser les pays ciblés, de provoquer le chaos, de diviser sur des critères ethniques ou religieux, de manière à ne pas avoir, face aux intérêts des puissances impériales, un pouvoir fort et organisé.

Une marionnette servile est l’aubaine du démocratisme triomphant.

Plusieurs marionnettes se disputant les lambeaux d'un pseudo pouvoir, suprême subtilité du néocolonialisme démocratique, sont la panacée.

Le démocratisme tire sa soi-disant légitimité du peuple à qui il prétend donner le pouvoir. Dans les faits, il ne fait qu’organiser le pouvoir d’une élite sur le reste de la population. Sa force consiste dans une double escroquerie. D’abord il organise des élections qu’il manipule par l’intermédiaire des partis et des mediats. Une fois adoubé, l’heureux élu s’empressera d’oublier toutes ses promesses de campagne, et aura carte blanche sans plus aucun contrôle démocratique jusqu’aux prochaines élections. Le système qui nous est proposé prétend nous faire élire le meilleur d’entre nous, le plus capable de déjouer les pièges du monde moderne alors que dans la réalité ce sera le plus arriviste, le plus assoiffé de pouvoir, le plus vicieux, le plus corrompu-corrupteur qui sera le champion. Il est toujours sponsorisé par une oligarchie financière qui le pousse par médiats interposés, mais les candidats sont de fait interchangeables à volonté, seule leur image et leur apparente opposition déterminera leur acceptabilité par les électeurs. Mais il ne s’agit la que d’une apparence, un spectacle, car le vrai pouvoir se trouve ailleurs, dans des institutions économiques et des clubs très fermés, dont on voit les traces dans toutes sortes de groupes de pression. Ces discrets lobbies, vrais détenteurs du pouvoir, se rient des efforts des peuples en leur fournissant des leurres contre lesquels se mobiliser, se battre. Ce qui ne signifie pas que ce spectacle soit dénué d’importance, au contraire. Le pouvoir se nourrit du spectacle du pouvoir en lui fournissant le carburant nécessaire à sa visibilité. L’affirmation du pouvoir et le pouvoir s’imbriquent intimement au point qu’il est impossible de les démêler.

Non seulement le démocratisme ne nous propose qu’une parodie de démocratie dans la sphère politique, mais il occulte tous les autres pans de la société, en organisant le silence sur les dictatures sociales, économiques, sociétales qu’il génère. Ainsi toute idée de démocratie dans la sphère économique, à l’intérieur de l’entreprise semble à priori utopique, alors qu’il serait en fait le seul modèle d’organisation acceptable et réellement efficace, aussi bien sur le plan économique et social que sur celui des relations humaines, ce qui devrait être notre priorité.

Sur le plan familial, le modèle patriarcal qu’il nous a proposé pendant des siècles semble s’effondrer, et les rapports entre hommes et femmes se sont en apparence équilibrés, sur les plans sociaux et familiaux. Cela n’est qu’apparent, car dans les faits, ce qui nous est proposé n’est pas l’épanouissement de la femme et son corollaire l’épanouissement de l’homme, mais l’acceptation et l’intériorisation chez la femme des valeurs masculines. Celles qui y parviennent, et elles sont de plus en plus nombreuses, sont redoutables car elles prétendent et réussissent à accéder à un statut égal à celui de l’homme, ce qui leur donne l’illusion d’une émancipation, alors qu’elles ne font qu’imiter, souvent en le perfectionnant, un modèle qui aboutit à un système qui les nie dans leurs valeurs les plus fondamentales. De plus, elles sont affichées et s’affichent comme réussite, exemple à suivre, entrainant leurs sœurs de misère vers des dérives telles que le sport, l’armée, le pdgisme, toute activité auparavant réservée aux hommes.

Le démocratisme s’accommode très bien de la contestation qu’il génère en son sein. Non seulement il la tolère, mais il s’en nourrit et cette contestation (après un processus de stérilisation qui passe par une médiatisation forcenée) lui permet de se renouveler par crise périodique.

Ainsi le démocratisme s’arrange sans problème d’un Noam Chomsky, contestataire intellectuel qui fut certainement clairvoyant sur bien des points, mais qui a cependant manqué l’aventure intellectuelle du 20° siècle en ne soutenant la liberté d’expression des révisionnistes que du bout des doigts, le mensonge fondateur du 21° siècle en passant à côté des attentats 11/9, et la tragédie de l’humanité en négligeant la domination masculine sur le monde et ses conséquences économiques, politiques, sociales et individuelles. Sur ce dernier point, la structure psychique des individus est tellement imprégnée de l’idéologie ambiante qu’il faut faire un véritable effort intellectuel d’introspection sur ses affects, sa vision de la relation homme/femme qu’il est de fait impossible d’aboutir cette révolution sans l’aide du sexe opposé, ce qui d’ailleurs n’aurait pas de sens. Le long cheminement qui se profile à l’horizon est semé d’embûches, mais absolument nécessaire à qui veut vivre pleinement son identité, corollaire de l’autre et de son altérité.

Ce cheminement est sans fin, ce cheminement est une fin.

Le démocratisme prétend lutter contre les discriminations quelles qu’elles soient, mais s’accommode très bien de la principale d’entre elles, la discrimination par l’argent. Non seulement il s’en accommode, mais il l‘encourage et la prône comme unique moteur de l’humanité. Il organise la concurrence (tout en la faussant quand ça l’arrange), son seul horizon est la compétition, la guerre économique de tous contre tous.. Il ne conçoit les individus que comme des êtres isolés, sans racines, acculturés, et dont le seul but, la planche de salut, serait d’accumuler de pauvres biens à l’infini dans une tentative d’assouvir des désirs toujours renouvelés par une publicitarisation incessante.

Le démocratisme ne peut survivre sans hiérarchie. Hiérarchie des civilisations, des valeurs, des hommes, des femmes et finalement de tous les aspects de notre vie. Alors que la hiérarchie est la négation de tout rapport humain, elle est la base de construction de notre société. Bien qu’il se débarrasse d’anciennes idéologies telles que le racisme, le patriarcat, qui sont des idéologies de la hiérarchie, le démocratisme promeut les classifications par l’argent, assumant la réussite économique comme valeur suprême. La condamnation du patriarcat a permis au marché du travail, en quête de main d’œuvre exploitable à moindre coût, de s’ouvrir encore plus aux femmes, les contraignant aux mêmes aliénations que les hommes, condamnant les femmes à se couler dans le moule masculin, pour finalement afficher leur réussite professionnelle comme une libération, l’aboutissement d’un combat. Triste victoire, les femmes se retrouvant condamnées à une double journée imposée de fait, à troquer leur humanité pour les piètres valeurs viriles telles la compétitivité, la concurrence. L’abandon par le démocratisme d’une de ses sous-idéologies (ici le patriarcat) est toujours motivé par un gain, c'est-à-dire par un surplus d’exploitation de la matière humaine, ou par le fait que cette sous-idéologie, devenue inutile par son intégration définitive, n’a plus besoin d’être spectaculairement affirmée.

L’élitisme est le corollaire de la hiérarchie, et envahit donc tous les domaines de notre survie. Le langage du pouvoir lui assure pérennité, et auto-renouvellement infini. Ainsi, il est amusant de constater l’immense écart entre les écrits et les paroles de certains intellectuels. Les écrits obscurs, où s’exprime une pensée hermétique, se retrouvent dénudés dans des interviews oraux, ou finalement il devient évident que, dans ses écrits, l’auteur a mis beaucoup de soins à enrober son discours de mots savants et de phrases alambiquées, dans le seul but d’être reconnu par ses pairs. Derrière toute personne qui s’exprime pour n’être comprise que par 0,1% de l’humanité, se cache la recherche du pouvoir, par le langage, l’image, ou tout autre moyen d’expression.Protéger ce pouvoir, dont l’essence est le savoir, est l’ultime but de son détenteur ; il est par conséquent essentiel pour l’élite de s’accaparer le monopole du savoir, de ne distiller qu’au compte goutte cet élixir, en sélectionnant son auditoire qui sera panaché d’arrivisme et de soumission.

L’élection, base du système démocratique dans lequel nous barbotons, tels des enfants naïfs et innocents, est présenté comme le moment démocratique essentiel, alors que la racine du mot nous indique la tromperie initiale. L’élection, c’est nommé une élite, et c’est le contraire d’une démocratie réelle. La démocratie implique la pleine responsabilité des citoyens, et non une transmission des pouvoirs incontrôlés, un rituel organisant spectaculairement l’impuissance des peuples à s’autodéterminer. Cette élite, arrogante et sûre d’elle-même, s’est délivrée de toute passation de pouvoir par le lien du sang, et peut affirmer son caractère démocratique par le filtre de l’élection, qui assure une continuité de pensée, d’intérêts, d’affinités, de mode de vie par le formatage des cerveaux, par le tamis de l’école de la république. Ainsi prédéterminée, l’élite ne craint pas de revers de situation, et s’enorgueillit d’avoir dans ses rangs quelques individus issus des classes populaires, ou pire, de « minorités visibles ». Elle organisera des sessions de rattrapage, elle triera les prétendants, usant de la discrimination positive (n’étant pas à une contradiction prêt) et envoyant promener les grands principes originels et encombrants. Elle sait que la servilité volontaire, l’intérêt bien compris des nouveaux promus, sera, au bout du compte, d’un niveau inégalé, telle la foi des fraichement convertis devant faire leurs preuves.

Le démocratisme prône des valeurs telles que la liberté, mais que cela peut-il représenter pour un individu qui se tue à gagner 3 sous pour survivre (quand il a la chance d’avoir un travail) et ne pourra jamais profiter d’une autre liberté que celle de vivre des aventures par procuration devant une TV omniprésente. Que dire de l’égalité, quand tout est fait pour isoler, séparer les personnes, ou les dresser les unes contre les autres par une propagande invasive. Quant à la fraternité, elle passe à la trappe, n’étant réalisable que lorsque les deux premières conditions sont réunies. La seule valeur vaguement humaine que l’on aperçoit est celle de la charité, mise en spectacle à grands fracas médiatiques, pauvre ersatz de la fraternité, minable résidu d’une justice impossible, mais pourvoyeuse de bonne conscience.

Le démocratisme implique la perversion de toutes les valeurs humaines, qu’il broie au moulinet du capitalisme, en rejetant sans pitié tous les êtres humains qui ne lui sont pas strictement nécessaires dans le marais de la misère anonyme, indifférent a tout ce qui ne contribue pas à son essor.

Le démocratisme, c’est la continuation de la guerre par d’autres moyens.

(cet article, dont la charpente a été finalisée en mai 2012, est régulièrement corrigé, actualisé, augmenté. A suivre...)

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 23:02

Novembre 2016

Travaillisme

 

«Cette guerre a ceci de particulier que les batailles y sont moins gagnées par le recrutement que par le congédiement de l’armée ouvrière. Les généraux, les capitalistes, rivalisent entre eux à qui pourra licencier le plus de soldats de l’industrie»

Karl Marx

 

Travail et marchandise sont inséparables. Pas de travail sans marchandise, pas de marchandise sans travail. Le travail est une marchandise, le travailleur son outil. Le travail déshumanise le travailleur.

L’argent est le troisième larron du triumvirat de l’aliénation humaine, se concrétisant par le salaire.

 

Le démocratisme magnifie le travail, activité séparée par excellence. Pour survivre dans le monde marchand, point d’alternative, seul  le travail permet un semblant de «niveau de vie». En cela, il apparaît comme libérateur (arbeit macht frei), rendant à l’homme sa dignité, alors qu’il est le réel joug sous lequel la pliure ne sera jamais assez courbée. Le travail est plus ou moins rétribué, mais il assure à tous la servilité, et chacun intégrera sa nécessité. Il est le principal agent de soumission, universellement partagé, désiré. L’homme moderne est entièrement tourné vers le travail. Depuis sa naissance, durant son éducation et jusqu’à sa mort, tout son être est gouverné par la valeur travail. Le sens de sa vie se définit par son travail, sans lequel il est déboussolé, déprimé, acculé au suicide. Le travail est vécu comme réalisation personnelle du travailleur, alors qu’il est sa condamnation à la non vie. Le démocratisme est génétiquement lié au travail, leurs destins sont indissolublement unis. Le démocratisme a été le système politique optimal au développement du travail et de la marchandise.

 

Quelque soit l’utilité, ou l’inutilité, ou la nocivité sociale de la marchandise produite, et donc l’utilité, ou l’inutilité, ou la nocivité sociale du travail, le travailleur  s’accomplit, se définit par et dans son travail.

Le travail s'effectue généralement au sein d'une entreprise, lieu de tous les abus, où la dictature s'épanouit  sans fioritures, le tyran étant lui même soumis à la logique du capital. Sur les lieux de travail, le démocratisme ne s'embarrasse d'aucun subterfuge, et affirme son pouvoir aux yeux de tous, déployant toutes ses capacités d'asservissement et de destruction de l'humain. 

Le démocratisme, toujours en quête de modernité, ne veut plus de salariés, considérés comme problématiques et coûteux. Chacun se doit d’envisager sa vie comme une auto-entreprise, dont la gestion plus ou moins réussie escamote ce qui semble de plus en plus un lointain mirage : la lutte des classes. L’ouvrier, l’employé, en un mot le salarié se doit d’intégrer la nécessité du travail, et d’envisager sa vie comme un combat dont lui seul supportera l’inexorable échec. Il est impératif pour le démocratisme de détruire les concentrations de travailleurs (usines) chaque fois que cela est possible. D'où l’explosion de l’activité dans un maximum de structures indépendantes (externalisation) que l’on pourra pressurer à loisir et qui présentent l’immense avantage d’éparpiller la classe ouvrière, et donc de la désarmer. Casser toutes les solidarités est une nécessité du démocratisme.

 

Ainsi, l’homme sans travail est un paria, un marginal, un parasite. Celui qui perd son travail un raté. C’est pourquoi le discours radical «ne travaillez jamais» n’est absolument pas audible par les travailleurs. Les syndicats, en tant que représentants d’un prolétariat soumis au monde marchand, ne peuvent en aucun cas remettre en cause le travail, mais toujours la valeur du travail. L’émancipation des travailleurs suppose la fin du travail, en tant qu’activité salariée. Ainsi, un tel slogan ne sera compris comme une évidence que lorsqu’il se réalisera effectivement, dans l’auto-mouvement émancipateur des travailleurs. Dans cette attente, il ne peut être qu’une «allumette sur la banquise».

 

Dans son continuel mouvement d’autonomisation, la marchandise est largement indifférente au sort du travailleur alors qu’elle est son seul horizon. 

Le capitalisme répond à une dynamique interne et autonome.

Si les contradictions du capitalisme devraient logiquement entraîner son implosion, il n’y a pas de déterminisme quand au chemin pour y arriver. Tous les détours, toutes les reculades sont envisageables. La force du démocratisme est d’être un perpétuel false flag, faux drapeau.  La réussite du démocratisme se mesure au fait que chacun le chérit, prônant sa propre aliénation comme futur enviable.

 

Au stade actuel de la marchandise mondialisée, le travailleur ne vaut plus grand chose sur le marché du travail, car  rendu inutile du fait de la modernisation, de l’automatisation des moyens de production et de la mise en concurrence internationale de tous les travailleurs. Moins le travail sera disponible sur le marché, plus il sera dévalorisé (moins rémunéré), plus le démocratisme le prônera comme valeur ultime, reléguant définitivement le candidat au travail dans l’enfer du chômage.

Le chômage, en tant que corollaire nécessaire du travail salarié,  achève de détruire ce qui restait d’humain chez le travailleur.

L’armée de réserve dont parlait Karl Marx se trouve boursouflée au point que les élites se voient dans l’obligation de maintenir une tension perpétuelle (stratégie de la terreur), qui risque fort de tourner vinaigre. La question est : dans quel sens ?

Le monde du travail salarié a séparé l’homme de son faire,  jusqu’à priver de tout sens l’activité en question. Le monde marchand le réconcilie avec lui même, dans la mesure où il ne fait plus qu’un avec la marchandise. Mais cette unicité est factice et mortifère, et l’homme est condamné à extirper de son intimité la marchandise, ou à disparaître sous les déchets puants de cet univers de pacotille.

 

Le capitalisme en marche produit de la marchandise, donc du profit (plus value), et dans le même temps, l’idéologie qui le sous-tend (le spectacle). Cette idéologie est elle même une marchandise, générant du profit. Marchandise, profit et spectacle ne font qu’un, et répondent à une logique qui leur est propre, dépossédant l’homme de son humanité. Le démocratisme spectaculaire fut d’abord diffus (occident) ou concentré (URSS, Chine), pour finalement être intégré (Guy Debord). Le démocratisme s’exhibe comme unique alternative (there is no alternative, Margaret Tatcher), comme fin de l’histoire. Ce qui est vérifié dans la mesure où il n’y a pas de futur démocratique autre que son implosion. Ce qui nous est présenté comme devenir n’est qu’aménagement de la non vie. Le monde à venir ne pourra se construire que sur les ruines du capitalisme s’effondrant sur lui même, sous les coups de la dernière chiquenaude de l’histoire retrouvée.

 

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

 

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 12:25

Barbarisme/terrorisme

Le terrorisme est l'ultime réponse possible que le monde marchand exprime dans son impossibilité de résoudre son inévitable extinction. Il permet au capital d'exposer un inhumain spectaculaire afin de mieux cacher la réalité inhumaine qu'il génère : ce monde réellement, effectivement, factuellement invivable.

Le terrorisme est toujours un terrorisme d'état. Quand les services secrets n'en sont pas directement à l'origine, c'est qu'ils l'ont provoqué en infiltrant et manipulant les groupes dissidents (https://www.youtube.com/watch?v=uz4NaV50wh0).

Rien d'étonnant à cela, c'est leur boulot. Ce qui est faussement surprenant, c'est que lorsqu'un de ces fameux « attentats terroristes » se produit, aucun mediat ne songe, soit à leur reprocher leur incapacité à enrayer le phénomène (version officielle), soit à les accuser d'en être à l'origine (version complotiste).

Neutres. Circulez, y a rien à voir.

La cible du terrorisme ne sont pas les victimes directes, mais le reliquat de marchandise humaine encore vivante alentour.

Le démocratisme habillera le terrorisme d'une idéologie qu'on déclarera ennemie (anarchisme, gauchisme, islamisme). Ces idéologies sont préexistantes, mais manipulées par différentes oligarchies aux intérêts parfois divergents, parfois convergents, ce qui mène à des retournements d'alliance qui troublent l'analyse. Bien évidemment, ces groupuscules sont susceptibles de prendre leur autonomie, ce qui peut être utile un moment, mais conduira inévitablement à leur destruction à plus ou moins long terme par leurs financiers/protagonistes.

La seule réponse du pouvoir consiste en plus de police, plus d'armée, plus d'état d'urgence, plus de répression aveugle, restreignant le peu de droits qu'il restait aux citoyens non seulement consentants, mais demandeurs.

Rien d'étonnant à cela, c'est le but.

La beauté du geste réside dans la demande pressante, nécessaire, du plus d'état, plus de sécurité, plus de réel inversé.

Les états, monstres froids, enchaînent les attentats sous faux drapeaux, terrorisant les populations, manipulant l'opinion avec la complicité effective des mediat.

Les mediat ont franchi un saut qualificatif, les individus s'offrant eux mêmes avec enthousiasme en pâture aux manipulateurs de tout poil. Les facebook, google, amazon et autres collectionnent les données sur la population, et l'on peut prévoir sans être grand clerc que la convergence entre leurs renseignements et les instituts de sondage (par exemple), les services secrets (par ailleurs), leur permet et permettra de placer les "rigth men at the right places". Les stratégies de propagande de guerre, telles que les fausses images de la Place Verte (http://www.voltairenet.org/) visant à convaincre la population que Tripoli est déjà tombée aux mains des « rebelles », et sabrant ainsi toute velléité de résistance, sont et vont être appliquées aux démocraties. Brouillage des ondes, écrans de fumée, le cocktail des fausses informations est d'autant plus digeste qu'il est coproduit par les « consommacteurs » eux mêmes.

Le terrorisme infligé aux populations occidentales par des groupes prétendument incontrôlés n'est rien en comparaison à celui infligé aux populations dont le monde marchand, là où il est le plus accompli, c'est à dire l'occident, a décidé la mise à mort.

Les états démocratiques bombardent, affament, empoisonnent, déportent des populations entières sans susciter la moindre réaction chez leurs électeurs. On reconnaît même l'avancement démocratique à l'état d'apathie de son peuple. Assassiner 500 000 enfants « vaut le coup » (Madeleine Allbright), irradié à l'uranium appauvri une population est nécessaire, empoisonner plusieurs générations en noyant le Vietnam dans un bain d'agent orange est anodin, déporter toute une population à des fins de rentabilité économique est vertueux (Angela Merkel).

Le terrorisme des uns est la résistance des autres. Les deux sont le jouet des états.

Banale barbarie, étrange aveuglement. Cécité orchestrée, acceptée, certifiée, approuvée.

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 23:11

31 janvier 2016

Modernisme

"Tout ce qui avait solidité et permanence s'en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont forcés enfin d'envisager leurs conditions d'existence et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés."

Karl Marx

"Dieu se gausse des créatures qui déplorent les effets dont elles chérissent les causes"

Bossuet

Contrairement à l'écrasante majorité de l'humanité dans son historicité, nous mourrons dans un monde spectaculairement différent de celui où nous sommes nés.

Ce qui était condamné par les tribunaux se retrouve remboursé par la sécurité sociale, les principes mêmes du droit international sont bouleversés, les distances sont abolies et les relations humaines sont aussi multiples que virtuelles. Le monde marchand nous encercle, nous dévore jusque dans notre intimité.

Le monde du travail est broyé au nom d'une soi-disant flexisécurité, le code du travail déchiqueté par des politiciens véreux.

La pornographie s’attelle à la formation de générations d'impuissants, assassine nos fantasmes.

La bien-pensance du genre nous intime l'ordre de choisir notre sexe, en toute objectivité, bien sûr.

La finance et le hight trading envahissent tous les domaines, du brevet du vivant jusqu'à l'eau et l'air que nous respirons.

La santé nous est vendue en pilules et radiations.

Les ventres féconds se louent, les bébés se choisissent sur catalogue, se vendent au prix fort et la mort s'organise comme la prochaine sortie au cinéma. Les vieux ne sont plus adaptés au nouveau monde, on les rassemble et les parque en haussant les épaules.

L'élite se projette comme "augmentée", la tourbe, lorsqu’elle ne détourne pas le regard, écarquille ses yeux incrédules.

Les robots humanoïdes aux émotions programmées, reflets de l'humanité robotisée, misérable ersatz du peu d'esprit qui nous reste, promettent de nous bercer sans cesse achevant ainsi le processus d'anesthésie.

Le "tittytainment" se généralise, nous pouvons crever dans un grand éclat de rire.

L'insécurité générée par ces constantes remises en questions provoque angoisse et agressivité.

Ces bouleversements, forcément présentés comme progrès, ont une racine commune: l'extension de la marchandise à tous les domaines de la vie, c'est à dire le rétrécissement, la dépréciation de notre humanité.

La marchandisation de l'humain démontre l'inhumanité de la marchandise.

La marchandise initiale, à la source de toutes les autres, et donc à abattre en priorité, est l'argent.

L'accélération de cette extension, et donc l'étendue et l'intensité de notre aliénation au monde marchand, est la réalité de ce que les mediat appellent modernisme. Par voie de conséquence, celui qui lutte, dans la mesure de ses moyens, contre ce mouvement sera qualifié de réactionnaire. Celui qui met à jour les rouages du pouvoir, la nature mafieuse de l'oligarchie, sera qualifié de complotiste. Et s'il obtient une quelconque notoriété, le qualificatif de fasciste et néo-nazi est censé l'ostracisé définitivement.

En finalité, le système spectaculaire marchand intégrera la critique la plus radicale, quelle qu'elle soit. Il la digérera et la vomira dans ses hauts lieux de culture, afin de l'exposer au bas peuple après s'être assuré de l’innocuité du virus, par une manière de vaccination sociale et médiatique. Ainsi nous trouvons Karl Marx, Bakounine ou Guy Debord dans les rayons des multinationales et des bibliothèques d'état. Aussi subversifs que soient leurs écrits, ils ne représentent qu'un instant de la lutte contre le monde marchand, et n'échappent pas au destin de toute production humaine: la digestion marchande.

Cette digestion s'opérera tant que les contradictions du système ne seront pas arrivées au paroxysme des consciences, que le peuple, s'ébrouant dans un réflexe de survie, ne rejettera pas avec dédain les derniers spasmes du capitalisme mortifère.

Même pas peur, nous dicte le capital. Et il a bien raison, car aucune élite, aucune avant-garde ne le mettra à genoux. Seul le paroxysme de ses contradictions internes nous donnera la force d'abattre ce monde, car devenu effectivement invivable.

Paradoxalement, c'est en prenant conscience de notre impuissance que nous précipiterons le monde marchand à sa perte, pour enfin prendre nos vies en mains.

Le capital pervertit tout ce qu'il touche, le problème est qu'il touche à tout.

Les excréments du capitalisme nous éclaboussent, leur puanteur nous asphyxie, la montagne de ses déchets nous submerge… Il faudra bien qu'un jour tout cela cesse.

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 15:14

Le Soralisme n'est évidemment pas une idéologie, et ne devrait logiquement pas figurer dans ces pages. Juste un poil à gratter qui s'affuble d'un nouveau vocable : dissidence. La nouveauté n'est pas dans le mot, mais dans son emploi, quelque peu abusif. Il y a nécessité, dans cette fonction du recyclage idéologique, à embellir l'habillage. Aussi, la dissidence se proclamera "authentique". J'ai longuement hésité avant d'exposer ces quelques réflexions, puis j'ai faibli face au succès de son site :

Je décidais donc de me payer Soral.

J'aurai intitulé mon ouvrage « Soral le bouffon », et je me mis au travail, plein de cœur à l'ouvrage. Mais la paresse le disputant à l'indifférence, je renonçai rapidement, la lecture de « Comprendre l'empire » ne présentant au final que peu d'intérêts. Cette littérature suspendue à ces trois points répétés systématiquement ne présente pas d'aspérité, de points d'accroche, et je décidai de ne pas poursuivre au delà de quelques paragraphes. Le bonhomme est bon à l'oral, quoi que confondant agressivité et conviction, mais l'écriture est sans grâce ni originalité, pleine de fadeurs et de banalités. Il se vante de ne pas avoir de contradicteur, mais la tache est fastidieuse, en tout cas au-dessus de mes forces.

Il se dit patriote. La ringardise est sans limite. Ce recyclage d'une idéologie du XIX°, début XX° a le fumet du réchauffé, il faudrait au moins changer la marmite.

Il veut réconcilier, soit. La belle idée.

Il distingue l'Islam des racailles et L'islam véritable.

Il revendique un catholicisme traditionnel.

Mon penchant naturel me pousse à refouler ces deux idéologies aux orties. Les dénoncer comme nuisible, m’ébouriffer pour éloigner les derniers effluves de ces résidus pétrifiés dans le temps et l'espace de la pensée.

Réconcilier,soit. Mais pas sur des balivernes, aux relans flétris et nauséabonds. A quoi bon tenter d'accorder deux religions qui n'ont pour but que de séparer les humains ?

Vouloir réconcilier des idéologies, c'est ne pas comprendre leur essence, leur fonction historique. C'est se condamner à les subir, à regarder le train passer. C'est voué à l’échec, le mauvais trou de la mauvaise lorgnette.

C'est qu'elles collent à la peau, les vaches ! A moitié moribondes, elles ressuscitent, s'incrustent, se pavanent dans les replis du cerveau.

La belle reculade, le monothéisme.

Gauche du travail, droite des valeurs ? Eut-il fallut que les termes droite et gauche aient encore un sens, je ne vois pas bien en quoi la gauche n'aurait pas de valeurs, et la droite pas de boulot. Le slogan, c'est sa fonction, ne veut rien dire, est un attrape tue mouches. Gauche et droite participent du même monde marchand, ronflant au service du même capital, selon l'humeur.

Ah oui, il est anti-sioniste, la belle affaire ! Ce n'est pas le premier, je n'ai pas vu quoi que ce soit de neuf ici. Bâtir toute sa réputation sur la dénonciation du lobby juif, c'est un peu court. Mais ça marche, parce qu'ils n'aiment pas, les juifs. Alors, ils persécutent, et c'est bon pour le look.

Ah, se payer Soral sans efforts, j'en rêve.

Rentrer dans le détail, c'est douloureux.

« Comprendre l'empire » me tombe des mains, et pourtant. L'acheter m’était paru un acte dissident. Fébrile, à la caisse du supermarché de culture en bâtons, je m'interrogeais. La belle caissière, issue de l'immigration, savait-elle qu'elle scannait de la dynamite ? Avait-elle conscience du brûlot qu'elle rangeait négligemment dans ce sac plastique orné des quatre lettres FNAC ? Cette pub incongrue avait-elle le pouvoir d'effacer les ondes subversives qui émanaient naturellement de l'ouvrage ?

« - 15€ 50, s'il vous plaît. »

Terre à terre, la nana.

Et ça fait cher le frisson, au final.

Éphémère, le frisson.

Le petit bouquin est sagement rangé dans ma bibliothèque, attendant patiemment que je me penche un peu sérieusement sur son sort. Coincé entre Meyssan et La Vielle Taupe, il passe inaperçu, disparaît discrètement, sans faire de bruit.

Un jour, peut-être, je le ressusciterai.

En attendant, je m'interroge. Quel attrait, sur quel artifice repose cet incontestable succès ?

Un site remarquablement intelligent, qui informe sans demander d'efforts car basé sur des vidéos, et non sur des écrits. Le goût de l'interdit, le sentiment de participer à une aventure idéalisée, sans risques. Toutes sortes de sensations que j'ai ressenties en suivant de près l'aventure révisionniste au temps où elle n'avait qu'une audience confidentielle.

La pertinence de « La gazette du Golfe et des banlieues », du tract « Auschwitz et le grand Alibi » et de « La vieille taupe » ont été une découverte au délicieux parfum de clandestinité.

Mais les forces de la subversion se moquent des précurseurs, elles les renvoient paître à leurs chères études, quand elles ne les poussent pas à la déraison, au désespoir.

Alors je me suis protégé, j'ai refusé tout contact autre qu'amicalement éloigné, sans doute parce que je n'avais pas l'envergure, ni l'ambition de faire bouger les lignes. Mais j'ai aimé être présent, parce que c'est « la qu'ça s'passe »

Mais Soral ? Pas vu.

J'ai pas tout lu, je revendique le droit de parler de ce que je ne connais pas, ou mal, sans quoi nous serions bien des taiseux.

Mais « Comprendre... » oui, j'ai lu, et relu, d'accord ou pas d'accord, on s'en fout parce qu'il brasse du vent, et que c'est chiant, le vent, insaisissable, le vent.

Avec un parapente, au pire.

Dors tranquille, Soral, je vais faire une sieste.

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 22:27

      

 

 

 

" L’Europe occidentale est devenue, sans même s’en apercevoir, un protectorat des Américains. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de leur domination. Mais la difficulté, dans ce cas, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper. "

Charles De Gaulle

 

La création d'une puissance supra étatique telle que l'Union Européenne ne peut se nommer impérialisme. L'impéralisme se caractérise par une expansion utilisant la force militaire, économique, politique.

Il semble évident que l'Union Européenne accuse un echec sur l'ensemble de ces points.

L'Europe, qui est passée de 6 états à 28 en quelques années, prouve ainsi l'efficacité de son idéologie, l'empirisme et le démocratisme. Cette idéologie est plus forte que la réalité désastreuse, elle se sert même de ce désastre (militaire, économique, politique) pour réclamer "plus d'Europe"

 L'empirisme européen ne compte, en interne, que sur les mediats pour assurer son succès. 

La fin des nations est nécessairement programmée dans le mouvement du capital mondialisé. La suppression des frontières permet de réaliser deux dessins de l'oligarchie mondiale:

-la libéralisation des mouvements de capitaux et des échanges commerciaux, entraînant la suprématie des trust multinationaux sur les états.

-la destruction d'une quelconque cohérence des peuples par la déportation économique et politique de populations victimes de la misère organisée et des guerres provoquées.

En échange de ce libéralisme effréné, on nous propose le vernis d'une liberté qui nous était déjà accordée, celle de circuler en Europe. Nul besoin désormais de montrer son passeport, nous sommes désormais tracés  bien plus efficacement par nos multiples GPS, cartes de crédit etc.

Les caméras à reconnaissance visuelle peaufinent le boulot.

Le chaos qui en découle est un but en soi. La dictature sournoise qui se met en place est évidemment présentée comme un grand élan de fraternité, d'égalité, de liberté. 

Il est possible de faire un parallèle avec les "révolutions colorées" impulsées par les ONG noyautées par la CIA. et la construction européenne de tout temps téléguidée par les USA. La grande différence étant que cette "révolution européenne" est une réussite totale, qu'il n'a nullement été besoin de recourir à la force, les populations étant leurrées et endormies par 50 ans de berceuses hollywoodiennes et par l'utilisation sans cesse répétée de quelques mythes fondateurs tels que la "libération (juin 44)", la guerre froide et l'épouvantail communiste, la diabolisation d'Hitler et de l'horreur nazie et plus récemment l'insaisissable islamisme terroriste.

En dernière analyse, le pseudo empire européen est une véritable réussite du bien réel empire américain.

L'empirisme européen est le plus beau succès récent de l'oligarchie mondiale.

L’impérialisme (américain) que nous vivons, approuvons, encourageons, nous, les européens, ne se nomme jamais comme tel. Les USA ne sont pas une nation, mais un conglomérat d'états dirigés par des multinationales. Détruire les états nations qui pourraient soit les concurrencer, soit s'opposer à eux, fait parti du projet du tigre en papier.

 

L’état normal de l’impérialisme américain est l’état de guerre.

L'état normal de l'empirisme européen est la vassalisation.

(https://www.upr.fr/conferences/qui-gouverne-la-france)

 

Depuis la dernière guerre mondiale, les USA n’ont jamais connu de période de paix. La paix, toujours évoquée avec la liberté, n’est qu’un leurre agité devant le peuple, hypnotisé par le fait que ces guerres n’ont jamais lieu sur le sol américain. L’exportation de la guerre fait parti du commerce normal des gouvernements états-uniens. Dans ce genre d'exercice, le jeu des alliances ne suit que l'intérêt du moment. Ainsi, les alliés du passé (Sadam Hussein dans sa guerre contre l'Iran; Kadhaffi qui, à partir du moment où il a essayé de se faire admettre par l'occident, a signé son arrêt de mort dans les conditions que l'on sait, etc) seront impitoyablement éliminés. Aujourd'hui (septembre 2014), c'est l'Etat Islamique, création de la CIA, qui, après avoir servi dans la guerre contre la Syrie, se retrouve sur la sellette et devra, à un moment ou un autre, disparaître.

L’empirisme européen, à l’œuvre récemment, promet de se montrer aussi féroce.

Il n’est conçu que comme appui de l’impérialisme américain, qui lui délègue dorénavant ses basses œuvres.

Il est par ailleurs présenté comme une nécessité face à la Chine, l'Inde et la Russie. L'impossibilité systémique des élites à penser le monde autrement que comme un rapport de forces en leur faveur les entraîne à une surenchère économique, politique et militaire mortifère.

 

Le traité transatlantique (TAFTA) est un impératif absolu pour les USA afin de contrôler l'ensemble du marché par effet de masse, de manière à assurer la continuité de la domination du dollar, ce qui ne peut faire l'objet d'aucune contestation sous peine de mort (Saddam Hussein, Kadhafi). TAFTA se fera ou les Etats-Unis, en tant qu'empire, disparaîtront, entraînant les peuples européens dans l'abîme de la guerre des civilisations.

 

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

 

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 18:56

MEDIATISME

 

Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est à dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible (...)

Patrick Le Lay

 

« Lorsque la vérité est remplacée par le silence, le silence devient un mensonge ». 

 Yevtushenko
 

"Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images."

Guy Debord

 

     

Le médiatisme est un des nombreux masques du démocratisme.

Le démocratisme proclame haut et fort qu’il ne peut se passer d’une presse libre, alors qu’il fait tout pour la contrôler, que ce soit par la concentration des pouvoirs, la formation et le cadrage des journalistes, l’inféodation à la publicité et à l’argent roi.

La croyance en une liberté de la presse a été pulvérisée par l’arrivée d’internet, qui remet les pendules à l’heure en permettant à tout un chacun de s’exprimer à la face du monde. L’illusion d’une presse libre est passée à la moulinette de la révolution informatique.

C’est la grande peur des mediat professionnels.

 Les journalistes expriment leur défiance envers toute information qu’ils ne contrôlent pas, et se lamentent de la fin du monopole de leur expression. Ils dénigrent les informations divulguées sur la toile, mais sont à la remorque des différents sites et blogs qu’ils qualifient de conspirationistes, de propagandistes, ou tout simplement d’amateurisme.

Cependant le démocratisme spectaculaire hésite et tergiverse sur les moyens à mettre en oeuvre pour s'assurer de l'innocuité de ce bien vilain canard. Censure frontale ou suffocation par immersion dans un océan de mensonges ? Il semble que la solution soit momentanément un vulgaire mixte des deux.

La critique des mediat a été faite depuis longtemps, et est toujours en construction, mais son développement a atteint un pic sans précédent, dans les faits, grâce à l’internet. Les différentes tentatives de censure sont pour l'instant heureusement vouées à l’échec, et aucun retour en arrière ne sera  accepté par les internautes, les possibilités techniques d'échapper à cette censure étant toujours renouvelées.

Les mediat ont franchi un saut qualificatif, les individus s'offrant eux mêmes avec enthousiasme en pâture aux manipulateurs de tout poil. Les facebook, google, amazon et autres collectionnent les données sur la population, et l'on peut prévoir sans être grand clerc que la convergence entre leurs renseignements et les instituts de sondage (par exemple), les services secrets (par ailleurs), leur permet et permettra de placer les rigth men at the right places. Les stratégies de propagande de guerre, telles que les fausses images de la Place Verte (http://www.voltairenet.org/article171460.html) visant à convaincre la population que Tripoli est déjà tombée aux mains des « rebelles », et sabrant ainsi toute velléité de résistance, sont et vont être appliquées aux démocraties (en temps de paix ou non). Brouillage des ondes, écrans de fumée, le cocktail des fausses informations est d'autant plus digeste qu'il est coproduit par les « consommacteurs » eux mêmes.

 

Nous assistons en parallèle à la généralisation de la propagande ingérée. En étant le vecteur de la diffusion du spectaculaire intégré, l'internaute abandonne toute distance critique face à l'inversion du réel. Il s'abandonne aux joies de l'auto-contemplation, s'invente une dissidence d'autant plus factice qu'elle restera virtuelle. 

La multiplication des "youtubeurs" sur les sujets les plus dérisoires est le symptôme de notre société malade du médiatisme. Le futile prime sur l'essentiel, le futile est l'essentiel. Le divertissement submerge le vital, seul le divertissement est vital. Même le rire, jusqu'à présent défense subversive face au réel spectaculaire marchand, a été confisqué par les amuseurs professionnels grassement payés pour nous retirer cette arme ultime.

La veulerie des journaleux est sans limite. Ainsi un pays peut-il porter la guerre à l’étranger sans troubler le moins du monde l’ordonnance des grands titres des mediat. Nous n’entendrons parler des bombardements, pudiquement appelés "frappes", et de leurs effets sur les populations que par intermittence, entre un bulletin météo et un compte rendu du dernier match de foot à la con. La barbarie la plus lâche, la lâcheté la plus barbare ne feront l’objet que d’un « flash » ou d’un entrefilet, et seront justifiées par des notions telles que le droit d’ingérence, le droit humanitaire, le secours aux populations en danger etc. Le sang des victimes éclabousse les journaux, éternels soutiens d’un pouvoir sûr de lui et triomphant dans une débauche de mensonges et d’hypocrisie.

Les mediats dénoncent régulièrement ce qu’ils appellent « la pensée unique », alors qu’ils en sont le principal vecteur, et souvent le plus enthousiaste producteur. Cette dénonciation se devra d’être inversement proportionnelle à la servilité du médiat, c'est-à-dire exprimée avec d’autant plus de force que  les liens avec le pouvoir (économique, politique, culturel…) sont étroits et cachés.

Cette servilité se manifeste par un unanimisme sidérant, par la production de sondages truqués, etc. La fonction des sondages n'est pas de refléter une opinion publique à un moment donné, mais de la formater sur le long terme. Quand les sondages se trompent sur les résultats de telle ou telle élection, c'est qu'ils ont failli à leur tache de fabrication de l'opinion. Ils ne se sont pas trompés, ils se sont plantés.

Alors qu’il est difficile de trouver une profession plus moutonnière, où l’auto-analyse est inexistante,  l’autocritique bannie, les mediat se roulent dans la fange de la propagande dans la plus outrageuse autosatisfaction. Dans les derniers conflits en cours, certains médiats ne se sont pas contentés de refléter la position des démocraties triomphantes, mais ont collaboré effectivement avec les services secrets des puissances agressantes (https://www.youtube.com/watch?v=7cwQ0fObxng),  par l’indication des positions de l’ennemi, ou pire par la pose de balises dirigeant les missiles sur  les cibles choisies  (Libye, Syrie, http://www.voltairenet.org/article171817.html Le rôle des mediat dans le démocratisme est essentiel. Sa mission est de susciter l’adhésion des foules pour les actes les plus odieux, les politiques les plus criminelles, avec une présentation schizophrénique de l’histoire, récente et ancienne. Dans ce but, ses armes sont simples :

Le mensonge répété par tous et à l’infini

Le mensonge par omission, occultation des faits les plus significatifs

La mise en exergue d’événements les plus futiles, n’ayant aucune relation avec les politiques mises en œuvre.

L'organisation de l'oubli par une avalanche d'informations mineures.

La décontextualisation des faits.

Si la supercherie est dévoilée, il suffira aux journaleux d’accuser les politiques de les avoir dupé par des mensonges pour récupérer leur honneur perdu, ce qui est d’autant plus facile que les politiciens en question ne sont plus aux commandes, rangés des voitures, ou trop vieux et trop séniles pour être jugés.  Est-il nécessaire de rappeler que le B.A.BA  du journalisme est la vérification des sources, et leur confrontation  avec la réalité des faits… Le processus se répétant systématiquement, force est de convenir qu’il ne s’agit pas d’erreurs, mais d’un système organisé, voulu, et méthodiquement appliqué .

Une des fonctions principales des mediat est de nous convaincre de notre impuissance. Le tourbillon des informations futiles, agglutinées aux catastrophes naturelles, elles mêmes se superposant aux politiques guerrières et conflits armés laissent le lecteur-auditeur-téléspectateur dans un état de sidération. Tout sortir de son contexte, affirmer le manichéisme le pus bêtifiant, inventer de toutes pièces des versions mensongères des faits sont le pain quotidien des mediat.

L'apparition des chaines "d'infos continues" est la dernière machine d'abrutissement du pouvoir. N'ayant rien à dire, elles le répètent à l'infini, pulvérisant les efforts de conditionnement des pires dictatures. L'effet recherché étant la sidération, l'instantanéité répétée du vide paralyse l'esprit, le prépare à ingurgiter la dernière pub, le prochain mediat-mensonge.

Les publicistes sont les derniers propagandistes du démocratisme. Les journalistes apprennent d'eux, copient leur méthodes de vente. Ils ont besoin d'eux, leurs fonctions dans le monde spectaculaire marchand se distingue à peine au point de les confondre. Leur propagande s'affiche partout, tout le temps. Elle n'est jamais remise en cause, elle est le sang du grand corps marchand. Que ce soit pour vendre des savonnettes ou une "nouvelle politique", elle est indispensable pour faire tourner la boutique. 

L’endormissement de l’opinion publique, suivi du déminage des informations par un processus de lente divulgation savamment gradué dans le seul but de « vacciner » la population, permettent par la suite à la vérité des faits, impossible à cacher plus longtemps, d’éclater sans dommage pour l’oligarchie au pouvoir. Cette vérité exposée aux yeux de tous, permettra aux médiats de s’extasier sur la qualité de leur travail, sur la bonne marche de la démocratie, qui ressortira une fois de plus victorieuse de ce fatras de semi vérités triomphalement étalée.

Un bon exemple sont  les attentats du 11/9 :

- une première version est servie aux médiats comme une évidence, qui l’acceptent et la soutiennent sans broncher.

-cette version est remise en cause par quelques esprits lucides.

-les médiats hurlent à l’imposture, au révisionnisme, au délire complotiste.

-l'omerta se met en place d'elle même, sans aucune directive ni censure officielle, chaque journaliste ayant bien compris que s'il voulait garder sa place, il n'était pas question de sortir des ornières.

-si un détail gênant émergeait, affirmer qu’il est connu depuis longtemps, qu’il n’entame en rien la cohésion de l’ensemble.

-devant les contradictions manifestes de la version officielle, on lâche sur quelques détails, tout en occultant l’essentiel et en injuriant les quelques malheureux anticonformistes.

-par la suite, il suffit de laisser quelques informations se répandre, en les traitant par un silence indifférent et méprisant. La pression de la cocotte minute baisse, la valeur subversive de l’information est réduite à néant, il est déjà trop tard et le terrain est déminé, le flot des nouveaux mediat-mensonges ayant depuis longtemps pris le pas sur les demi-vérités avariées qui fuitent inévitablement.

-affirmer qu’il est impossible de démêler le vrai du faux, organiser le sentiment d’impuissance et se réjouir de la dernière victoire du PSG.

Le mediatisme se nourrit de sa  propre chair. Le renvoi d'ascenseur, l'autopromotion, l'esprit de cour, le fayotage en tout genre sont la règle. La connivence mainte fois dénoncée avec le pouvoir économique et politique ne perturbe en rien la logique de l'information biaisée. Le journaliste dépend de son rédac-chef, qui ne doit pas déplaire à son patron de presse qui doit satisfaire ses actionnaires. Prière de bien mixer avec quelques intérêts publicitaires bien placés, quelques lobbies ayant droit de vie et de mort sur la presse, et voilà  nos faiseurs d'opinion armés pour nous servir notre soupe quotidienne. La chaîne des intérêts est bien en place, verrouillée à double tour, (http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/ppa#&gid=1&pid=1), nul besoin de comploteur en chef, d'organisateur suprême pour le bon fonctionnement de la machine. On veillera seulement à couper une tête de temps en temps de manière à ce que chacun comprenne bien où est sa place.

 

Les mediat fanfaronnent, jouent à dénoncer le capitalisme, se piquent de subversion et se félicitent de leur intrépide témérité. Mais la dénonciation n’atteint jamais le coeur du coeur, n’explique le monde que par de méchants exploiteurs qui abusent de gentils ouvriers. Ils ne peuvent comprendre le monde marchand que sous l’angle de la moralité, sans jamais saisir les mécanismes profonds qui sous-tendent la logique impérieuse du profit et de l'extension à l'infini du domaine marchand.
Le feraient-ils que leur discours serait taché d’insignifiance, d’impuissance. Seul le mouvement autonome de l’abolition du spectacle marchand nous réconciliera avec notre humanité, balayant l’Histoire pour nous confronter au réel. Ce qui signifie que tout discours, en dernière analyse, se révèle comme futile, inopérant, tant qu’il n’est pas rejoint par la réalité en marche, dans la mesure où cette réalité en marche abolira la pertinence des analyses et les dénoncera en tant qu’activité séparée, et donc séparante, de notre toute nouvelle unité humaine.

 

A suivre.    

 

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 12:58

  

MONETARISME

 

"Donnez-moi le contrôle de la monnaie d'une nation, et je n'aurais pas à me soucier de ceux qui font ses lois"

Mayer Amsschel Rothschild

 

"Interdisez le prêt à intérêt, et je me fous de savoir qui contrôle la monnaie d'une nation, il est désarmé." 

 

Quand le pillage devient un moyen d'existence pour un groupe d'hommes qui vit au sein de la société, ce groupe finit par créer pour lui même tout un système politique qui autorise le pillage, et un code moral qui le glorifie."

Frédéric Bastiat

 

"Il n'existe pas de commerce plus profitable que celui de l'argent"

 

Le but de toute personne désirant recouvrer son humanité devrait être d'abolir le salariat et de détruire l"argent. En attendant ces jours heureux, je livre ces quelques réflexions sur la mauvaise (ou bonne, c'est selon) gestion  spectaculaire du monde marchand :

En cédant son droit régalien à battre monnaie en faveur d'une banque centrale entièrement indépendante, et par conséquent en réduisant son peuple en esclavage, l'état et ses représentants se sont livrés à un acte de haute trahison (voir l'excellent documentaire de Gabriel Rabhi   http://www.inter-agir.fr/) . Détruire le lien entre la banque centrale et l'état nation est une nécessité de la construction europénne (voire l'article EMPIRISME/IMPERIALISE  http://democratisme.over-blog.com/article-empirisme-124014603.html)

 

Si, dans des temps anciens, l’argent était une denrée rare, car adossé à l’or ou autre matière précieuse, il n’est aujourd'hui assujetti à aucune matière première et est purement virtuel.

Ceci bouleverse les paradigmes, et  nous devons dorénavant penser la société et son mode de fonctionnement comme possiblement une société d'abondance, où les signes monétaires ne doivent en aucun cas manquer, et analyser la situation actuelle, où 35000 personnes meurent de faim  et de mauvaises conditions d’hygiène par jour sur cette foutue planète, comme la volonté politique d’une oligarchie sans scrupules. La pénurie monétaire est organisée, planifiée, décidée. Elle permet le transfert des richesses vers ceux qui détiennent le pouvoir de création monétaire, c'est à dire les banques et les grandes institutions financières.

Cette oligarchie financière, et ses complices politiques devraient depuis belle lurette être traînés devant les tribunaux pour crimes contre l'humanité.

Ce qui semblait évident et que nous acceptions avec fatalisme, cette situation de pénurie et son cortège de drames et d’injustices, apparaît désormais comme un leurre d’autant plus insupportable que l’information circule et que son éradication semble à portée de main.

Ce qui signifie concrètement que nous devrions pouvoir en disposer à volonté (de la monnaie), ou du moins en créer proportionnellement aux richesses produites de manière à pouvoir faire circuler ces fameuses richesses et garantir à chacun bien être et sécurité matérielle.

Pour cela, il eut fallut que ceux qui détiennent le pouvoir de battre monnaie (c'est-à-dire de créer de l’argent par un simple jeu d’écriture comptable, pour faire simple, les banquiers) se soucie du bien être de l’humanité, et non de l’accumulation de capitaux pour leur propre compte.

En détenant ce privilège de création monétaire ex-nihilo, non seulement le système bancaire s'enrichit sans jamais être producteur d'une quelconque richesse, mais encore, en accordant les prêts sur le seul critère de la rentabilité, il accapare de fait  l'exorbitant pouvoir de vie et de mort  sur les projets de tout  un chacun, influençant insidieusement la marche du monde.

Ne vivant pas au pays des bisounours, il est bien évident qu’il va nous falloir nous réapproprier ce pouvoir, et que cela ne se fera pas sans certaines tensions. Il nous faut juste intégrer que la monnaie peut se créer à volonté  et nécessité dès lors qu'elle n'est plus adossée à une matière précieuse qui est toujours susceptible de manquer, et qui par ailleurs est monopolisée par l'oligarchie financière. Le pouvoir de création monétaire doit revenir au peuple, et non à ses représentants plus ou moins professionnels, car il est le flux vital de toute société organisée.

Il nous faudra accompagner cette réappropriation par l’interdiction du prêt à intérêt, qui pouvait être justifié du temps ou les banquiers prêtaient effectivement une partie des sommes qu’ils possédaient (bien que dans les faits, l’argent ainsi prêté ne leur appartenait pas, mais était celui de leurs clients dans un premier temps pour être finalement créé ex-nihilo). Ce qui n’est plus du tout le cas aujourd’hui.

La suppression du prêt à intérêt devraient automatiquement entraîner une baisse générale du prix des biens de consommation d’en moyenne 30%, le prix de vente de toute marchandise incluant les intérêts des emprunts contractés par les entreprises qui l'ont fabriquée.

L’intérêt exigé par les banquiers ne correspond plus ni à un risque, ni à un bien dont se priverait le prêteur.

L’intérêt exigé par les banquiers, par un paradoxe qui nous fait perdre la tête, n’est pas créé par ces fameux jeux d’écriture, et l’emprunteur se voit dans l’obligation de le trouver dans la masse de monnaie en circulation, masse en nécessaire perpétuelle croissance, mais toujours insuffisante face aux exigences bancaires. Ce qui  occasionne une concurrence effrénée entre les emprunteurs pour trouver cet argent qui n’existe pas et qui ne peut se puiser que dans de nouveaux emprunts, qui eux-mêmes engendreront de nouveaux intérêts qui eux-mêmes…

Ce système de l’argent dette nous pousse dans une économie en perpétuelle croissance, ponctué de crises récurrentes, c'est-à-dire à un suicide collectif dans un monde fini.

L'argent dette ainsi accumulé par les banquiers se concentre dans des bulles financières qui finissent obligatoirement par exploser, les arbres ne montant au ciel que dans les livres pour enfants. Chaque explosion engendre une crise de liquidités, aux conséquences dramatiques sur l'économie réelle.

L'arme de la dette, associée à la menace du chomage, mène directement l'humanité au pire des esclavages.

 

 

 

 

Petit raccourci du piège économique ;

1913 : Après plus d'un siècle de lutte d'influence, d'assassinats et complots contre la paix (guere de sécession), les banquiers internationaux imposent la création de la FED, banque centrale américaine, sur le modèle de la banque allemande. Enorme subterfuge qui permet aux banques de s’approprier le privilège exorbitant de la création monétaire. A partir de cette date, l’état US devra emprunter avec intérêt aux banques privées l’argent dont il a besoin.

1914 : création de l’impôt sur le revenu. Il faut bien que les états se financent pour  payer les intérêts que les banques réclament, suite aux prêts qu’elles accordent aux états, et parallèlement financer la guerre de 14/18

1929 : première grande réussite de la banque internationale, la grande dépression redistribue les cartes.

1939/1945 : guerre de 1940, les USA exportent à tout va, l’or afflue dans les coffres.

1945 : Création du plan Marshall, accords de Brettons Wood, La suprématie du dieu dollar se met en place, reconnu comme unique monnaie internationale, le dollar seul garde la convertibilité en or. Les apparences sont sauves.

1971 : Fin de la convertibilité du dollar en or. Désormais, la FED peut imprimer autant de dollar qu’elle veut, sans plus de limite. Les USA peuvent tout acheter.

1973 : Loi Pompidou/Rotshild. L'état français ne peut plus emprunter à sa banque centrale (c'est à dire à lui même) et doit donc se financer sur les marchés financiers, et par conséquent payer des intérêts, puis des intérêts sur les intérêts etc.

1995 : création de l’OMC, suppression des dernières protections économiques, instauration du libre échange et fin des protections douanières (en effet, il ne suffit pas de tout pouvoir acheter, encore faut-il que tout soit à vendre). Les capitaux se déplacent désormais sans aucune contrainte. Le libéralisme triomphe, les états s’endettent dans une spirale infernale et sont à genoux devant les marchés (après la mise sous tutelle des états "sous développés", puis en "voie de développement", et enfin "émergents" par le FMI et la banque mondiale, ce sont les populations occidentales,par le biais de l'endettement des états, qui tombent sous la dictature de la dette).

 2002 : arrivée de l'euro sous sa forme fiduciaire, l'état renonce définitivement à tout contrôle de sa politique monétaire 

2016 : à venir, le grand marché transatlantique, qui instaurera la suprématie légale des  trusts internationaux sur le droit des états nations. A terme, suppression de la monnaie fiduciaire, afin d'assurer un meilleur contôle des populations.

 

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

 

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 18:14

 Le sexisme est l’idéologie la plus pernicieuse, la plus difficile à débusquer qui soit. Elle a tellement imprégné nos mentalités, elle s’insinue dans tous les plis et replis de notre cerveau, de notre  perception du monde, elle fait tellement partie de notre personnalité qu’il est  impossible d’en déjouer seul les pièges, ni même d’en percevoir les méandres sans l’appui de l’autre sexe. C’est pourtant l’idéologie mère de tous nos malheurs, celle qu’il nous faudra abattre impérativement si nous ne voulons pas tomber dans les pièges qui jalonnent le chemin.

Le langage, évidemment symptomatique, est le premier obstacle qui cogne à la porte.

 L’affirmation qu’une femme meurt tous les trois jours (dans notre beau pays de France) sous les coups d’un homme ne surprend personne, tout le monde s’en fout. Si j'affirme que deux enfants meurent par jour sous les coups de ses parents, tous nos beaux esprits, représentant l’intelligentsia triomphante s’en battent le coquillard. On en parle une fois par an, pour bien aseptiser le problème,  et c’est tout. Il s’agit pourtant d’un véritable phénomène de société, terriblement révélateur de notre manière d’envisager la relation homme-femme, adulte-enfant qui est  la base de l’humanité en devenir.

Et ce n’est pas rien.

Si on approfondissait l’analyse, si on additionnait les chiffres des incestes, des viols, des actes de pédophilie à ceux de ces meurtres et différents actes de violence, la réalité de notre triste sexualité nous sauterait au visage. Les remises en questions de cette malheureuse virilité seraient telles que nous ne pourrions plus envisager le monde sur les bases d’un tel massacre. Quant au silence autour de ce massacre, lui aussi est révélateur.

La remise en question personnelle est si complexe, si étendue, que l’un(e) n’ira pas (ne pourra pas aller) sans l’autre.

Il ne s’agit pas la du bête machisme mille fois dénoncés, ni de la prétention de la femme à être l’égale de l’homme dans tous les domaines, revendication bien naïve et faussement  radicale. Comment la femme pourrait-elle atteindre ce but dans un monde créé par l’homme et pour l’homme, sinon en niant sa spécificité. Ces femmes alibis, ayant par avance renoncé à leur véritable identité, quel résultat peuvent-elles espérer, sinon le piètre spectacle que nous offre les femmes travelos qui parsèment les conseils d’administrations, les centres de décisions qu’ils soient politiques, économiques ou autres. Et ce but est-il réellement enviable, lorsque l’on observe la catastrophe qui nous submerge ? 

Il s’agit de l’épanouissement de l’homme et de la femme dans une complémentarité assumée.

C’est dans le lit qu’il faut fouiller, c’est dans le comportement sexuel qu’il faut enquêter, pour enfin comprendre cette soif de puissance jamais assouvie de l’homme. Cette peur de ne pas être à la hauteur, comme s’il y avait une hauteur, qui mène l’homme à combattre des moulins à vent. Cette soif de pouvoir, qui se transforme en soif de mort, dans la crainte éternelle de ne pas bander, d’être trop court, trop flasque, et finalement ridiculement peu viril.

C’est précisément la remise en question des hommes, parce qu’ils sont dominants, qu’il faut mettre en exergue. Impossible de mettre l’oppresseur et l’oppressée dans le même sac, même si l’oppressée est, en dernière analyse, complice de son oppression.

Car enfin, ce sont les hommes qui mènent le monde (à sa perte), ce sont les hommes qui font la guerre (militaire ou économique), ce sont eux qui tuent, violent et torturent sans relâche depuis des siècles. Cela ne mériterait-il pas une petite remise en question ?

Qu’est-ce que les hommes ont à apprendre des femmes ? Rien de bien extraordinaire, mais tout d’essentiel. Si l’énergie, la puissance des hommes communiaient avec l’intelligence, l’ouverture, la volonté des femmes, l’avenir serait à portée de main. Si l’homme est dans le perpétuel déni de la part féminine de son humanité, aucun dialogue véritable ne sera possible.

 

C’est avec condescendance, nuancée d’une pincée d’admiration, que la société accepte les écarts sexuels de notre soi-disant élite, que ce soit la consommation de prostituées (Strauss-Kahn), les pratiques pédophiles  (Frédérique Mitterrand, Jack Lang), pour ne parler que des derniers scandales qui ont émergé. La mafia tient les réseaux pédophiles, les utilise pour corrompre et faire chanter les  politiques, dans un vaste système d’influence et de pouvoir. La loi du silence, la corruption, l'intimidation et la connivence font le reste.

Si un homme, quelle que soit sa fonction, considère son désir du corps de la femme comme une priorité sur la relation qu’ils pourraient instaurer,  alors tout est faussé, tout est perdu. Comment peut-il, s’il refuse d’envisager une communication véritable avec la femme, quelles que soient les remises en cause pour y parvenir, prétendre s’occuper des affaires du monde sans enclencher de catastrophes, alors qu'il est incapable d'entrer en relation avec la moitié de l'humanité ?  S’il n’a pas atteint ce minimum de connaissance de soi, qui lui permette une réelle relation à l’autre (sexe), il sera incapable de s’appuyer sur d’autres valeurs que celles qu’on lui a insufflées depuis son  plus jeune âge, c'est-à-dire la domination, la force, et l’humiliation du subordonné, de peur de se retrouver un jour à sa place, valeurs souvent intériorisées par répétition d’un vécu traumatisant. Car la domination, qu’elle quelle soit, est motivée par la peur non dite d’être dominé, puisqu’il n’existe soit disant pas d’alternatives.

La compréhension du fait que le désir masculin est un désir masculin, et non pas féminin, est un préalable pour tout progrès de notre société. Que la femme ose afficher sa différence à la face de l’homme sera un premier pas pour notre mutuelle compréhension. Que l’homme accepte cette différence lui permettra de dépasser le conditionnement millénaire subit, et la réalisation pleine et entière de sa masculinité. Que la femme refuse de  plier, qu’elle assume sa féminité comme essentielle dans son rapport à l’homme, c’est à dire qu’elle sorte de la dualité « mère ou putain », qu’elle dénonce la soumission aux fantasmes masculins au lieu de la  revendiquer comme signe extérieur de libération, et notre société basculera vers un avenir enfin apaisé.

Nous en sommes loin.

La femme, dans son désir d’exister, singe l’homme. Au déferlement du porno répond le voile islamique. L’homme, devant la perte de ses repères traditionnels, s’égare dans une sexualité qu’il retourne sur lui-même (homosexualité).

Tant de luttes et de souffrances féminines doivent-elles nécessairement aboutir à une équipe de football en jupons ?

La femme, en mimant l’homme, en cherchant à faire son trou dans le système actuel, court après un leurre sans espoir. Soit elle « réussit» dans son entreprise et elle est condamnée à se renier, soit elle se heurte à l’impossibilité de concurrencer l’homme sur son terrain. Dans les deux cas, la trajectoire est court-circuitée, avortée. Le drame vient du fait que le système capitaliste, en s’appropriant ces combats légitimes, les dénature, les vide de toute substance afin de mieux brandir sa victoire à nos yeux incrédules. Le piège, mille fois répétés, fonctionne encore et encore.

Dominant dominé, couple infernal à la dynamique de mort, peur du pénis toujours trop mou dans une compétition sexuelle omniprésente, dictature du plaisir affiché, tous ces concepts nous mènent à refuser l’ouverture nécessaire à l’autre.

Les soi-disant révolutions sexuelles, la  soi-disant libération de la femme sont des leurres dans lesquels toute une génération s’est vautrée. La pilule, prétendument conquête de la femme, a en finalité rendu la femme perpétuellement accessible au désir de l’homme, consommable à merci, en supprimant les contraintes dues aux  grossesses non désirées.  Le piège s’est refermé sur elle en la culpabilisant. Ainsi, celle qui se refuse ne peut être qu’une triste  mégère, désespérément frigide. Voilà la marque infamante, la tare moderne : ne pas répondre ipso facto au désir de l’homme, le petit doigt sur la couture du pantalon, dernier avatar d’une libération affichée, mais insignifiante. L’accusation infamante de « fille mère » a été remplacée avantageusement par celle de « peine à jouir » ! L’accusation évite à l’accusateur toute remise en cause, et surtout elle élève encore un peu plus le mur qui sépare homme et femme.

Cette affirmation publique et obligatoire de la jouissance, sous peine de non existence, explose les frontières de la pudeur, valeur qui se voit taxée de ringarde et réactionnaire. Dans son désir de s’affranchir des tabous, l’idéologie de la libération sexuelle confond exhibition et libération. Dans sa volonté d’éradiquer toute discrimination, elle nivelle tout dans une infâme bouillie, exposant aux yeux de tous ce qui relève de l’intime, répétant à l’infini une sexualité mécanique, sans sens et sans saveur,  condamnée à l’insatisfaction, à la poursuite effrénée d'un orgasme à jamais inassouvi.

Le sexisme nouveau est arrivé ! Le machisme est mort, vive la théorie des genres !  La confusion des sexes, le refus de leur spécificité, avec ses contraintes, ses exigences et ses potentialités infinies, sont la nouvelle parure d’un sexisme mortifère. La négation et le rejet de la différence trouvent leurs  racines dans les ersatz des plus lointaines civilisations (la bible et son refus de l’altérité, le rejet des autres par une classification divine du pur et de l’impur, du sacré et du profane, du souillé et de l’immaculé…). Les nouvelles idéologies, parées du voile des droits égaux pour tous, nient toute différence comme étant discriminatoire au lieu de les appréhender comme une richesse. C’est ce refus de la réalité, des faits têtus, qui entraine toute une génération dans l’apologie de l’homosexualité, puis de la transsexualité, (après un court passage de la revendication du droit à la sexualité des enfants, c'est-à-dire de la pédophilie ou du droit des adultes à abuser des enfants, passage finalement dénoncé comme l’un des pires crimes modernes) et d’ériger en tabou toute critique de ce nouveau modèle.

  La théorie du genre, dans sa volonté d’abolir les stéréotypes sexuels, lutte idéologiquement contre un réflexe naturel chez tout être humain : voir sa progéniture dans un accomplissement de son humanité, dans la réalisation de ses manques et la correction de ses erreurs, et non pas dans un bouleversement de son essence. En ayant la prétention d’effacer un conditionnement séculaire, en prétendant accéder à une éducation sans tabous, offrant le choix à l’enfant entre le vide et le néant, dissociant sexe et genre, cette théorie détruit tout repère et déstructure les fondements mêmes de sa personnalité. L’enfant, face à un panel de possibilités toutes équivalentes, informelles et indistinctes, se trouve dans l’impossibilité de se construire, et de s’affirmer dans la contestation des valeurs que lui inculquait l’éducation traditionnelle. Cette contestation, particulièrement aiguisée pendant l’adolescence, est paradoxalement indispensable à l’assimilation et au dépassement générationnel de ces valeurs. Pour pouvoir développer son sens critique, il est nécessaire d’avoir quelque chose à critiquer, ce dont lui prive le nouveau modèle proposé à l’enfant : ordre sans hiérarchie (de maître à élève, etc), sans distinction (entre père et mère, homme et femme, etc). Modèle non ordonné, où tout se mélange, tout se vaut et tout est flou, sans saveurs et sans points d’accroche. Ici se situe l’idéal du nouvel humain déshumanisé, dans l’affirmation qu’un père vaut une mère (et vice versa) au nom de l’égalité des droits. L’égalitarisme, l’interdiction discriminatoire, engendre un totalitarisme indifférencié et accompagne ce que Debord appelle le capitalisme spectaculaire marchand diffus.


 

Le rejet des tabous se vit et se montre comme libérateur, mais il n'est jamais accompagné d'une réflexion sur le pourquoi de ce tabou, d'une compréhension de ses rouages cachés, ce qui est pourtant le point de départ d'un véritable dépassement de cet ancien code moral, qui demande effectivement une réinterprétation régénérative. Le déni du lien entre enfantement et maternité, la revendication du lobby homosexuel à l’homoparentalité, outre qu’il propose aux  yeux de tous un modèle de société sans futur possible, ne tient aucun compte du droit des enfants à une éducation sexuellement différenciée (ou plus simplement à une mère et un père), ni des devoirs (revendiqués ou non) de la mère et du père envers l’enfant. Quand la confusion des esprits est organisée au point de défendre le « droit à l’enfant » pour les couples homosexuels comme une conquête sociale, une revendication à l’égalité des droits, le but ultime de suppression des repères, de déshumanisation,  de marchandisation des corps n’est  pas loin d’être atteint. Quand la science permet à l’homme de s’affranchir de l’autre sexe pour se reproduire,  ce sont les fondations  de l’humanité qui sont mises en question. 

 

La reproduction par clonage, la sélection des fœtus, gamètes et autres achèvent le processus de marchandisation du corps humain, toujours sous le couvert de la liberté individuelle et du droit à l’égalité. Dans son projet global d'extension de la marchandise, le capitalisme pourchasse tout espace de gratuité,de solidarité où l'argent ne trouve pas sa place. En cela, la famille, en tant qu'un des derniers bastions de rapports non marchands, doit être disloquée, puis détruite.

 Les projets d’humanité améliorée portent en eux l’eugénisme, comme le capital porte en lui la guerre. L’élite mondialiste, dans son délire d’auto-reproduction contrôlée,  sera un jour ou l’autre confrontée à la masse des humains ordinaires et ingérables. La solution qu’elle adoptera, si nous la laissons faire, ne saurait être indolore.

 

  

 Au commencement, Dieu le père avait des couilles… et la vierge n’en menait pas large.  Ainsi donc, après des siècles d'intrusion des religions dans la sexualité, de tentative de contrôle et de répression de cette force vitale par un code moralisateur, nous voilà face à un nouvel  impératif : jouir sans entraves; et surtout afficher cette jouissance. En séparant le sexe et l’amour, la sexualité est réduite à une performance, elle est astreinte au résultat. En s’affichant au regard de tous, elle impose des normes, tout en revendiquant le franchissement des tabous. La poursuite du plaisir pour le plaisir, en appauvrissant la relation à un acte purement mécanique crée automatiquement la frustration, réclame toujours plus de sexe dans un tourbillon où la satisfaction est inatteignable..

 

Il va sans dire que les écrits ici exposés, en tant que modeste contribution à l’expression d’une perception de la réalité du moment, peuvent être copiés, cités, déformés, utilisés. Ils sont mis à la disposition de ceux qui y trouvent un intérêt, ni plus ni moins. En cela, ils n'ont aucune valeur marchande et n'appartiennent qu'à ceux qui en prennent possession. Ils ne se conçoivent que dans l'anonymat, non parce que l'auteur ne les assume pas, mais parce ce travail ne peut être compris que comme une évidence.

 

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Présentation

PETIT MANUEL...

Petit manuel de déstabilisation d’un régime hostile

 

1°) Être une puissance impériale

2°) Financer tout mouvement d’opposition, aussi minuscule soit-il, revendiquant une démocratie à l’occidentale.

3°) Repérer les futurs possibles leaders et organiser des stages de formation à l’agitation à leur intention

4°) Donner un retentissement international à toute manifestation de l’opposition grâce aux médiats aux ordres.

5°) Mettre en exergue la répression brutale que ne manquera pas de commettre le régime en place.

6°) Placer quelques snipers sur  les parcours des manifestants, et tirer  à la fois sur la foule et les forces de l’ordre en place.

7°) Dénoncer la barbarie de la répression.

8°) Armer clandestinement  des groupuscules étrangers extrémistes animés par une idéologie suicidaire, les appeler rebelles et combattants de la liberté.

9°) Présenter ces groupuscules comme un mouvement populaire.

10°) Organiser  aux frontières du pays des bases d’entrainement à la guérilla qui seront présentées comme  des camps de réfugiés.

11°) Organiser le blocus de toute voix dissidente par une censure de fait.

12°) Organiser des coordinations  d’opposants  dans une capitale étrangère, et n’accepter que les informations  provenant de cette source.

13°) Bombarder,  si le contexte international  le permet,  l’armée régulière, tout en affirmant qu’il s’agit de protéger la population de la répression  du  dictateur  qui menaçait de massacrer son peuple.

 

Logiquement, le pouvoir en place tombe à plus ou moins court terme, le chaos s’installe pour de longues années,  vous avez  atteint votre objectif : vous n’avez plus de pouvoir fort  face à vous, vous pouvez  piller  sans vergogne les richesses du pays, il vous suffira d’entretenir les conflits internes (ethniques, religieux…) en organisant un attentat suicide de temps en temps. Toute couverture médiatique est maintenant superflue.

Toute ressemblance avec une quelconque situation actuelle est évidemment fortuite.

La première victime d’une guerre, c’est la vérité.

 

 

Recherche

CHOMSKY ET LE 11 SEPTEMBRE

Chomsky et le 11 septembre 2001

Petite critique d’un passage de son livre :

« L’ivresse de la force »

 

 

(Cet échange d’arguments a eu lieu en septembre 2008 en réponse à un journaliste aux yeux fermés  et aux oreilles bouchées ; les critiques sont en italique, les citations de Chomsky en caractère gras. Chomsky démarre sur les théories du complot du 11/9 et leurs « adeptes »)


 

D’abord, je ne fais pas grand cas de ces théories, mais je suis assailli de lettres à leur sujet. Ce n’est pas seulement une énorme industrie, c’est une industrie assez fanatique. (…) C’est presque une sorte de fanatisme religieux.

 

Ici je ne vois pas ce qui permet à Chomsky de dire qu'il s'agit d'une industrie, ce qui sous- entend non seulement une organisation, mais aussi une rentabilité de l'entreprise. Difficile d'avancer de tels arguments sans exposer de preuves.  Pour ma part, je ne vois que des individus qui rament pour trouver un espace d'expression un peu plus élargi qu'internet. Quant au fanatisme religieux, je vous ferai  remarquer que les religieux apportent généralement  des réponses, des vérités révélées, alors que le mouvement pour la vérité  sur le 11/9 pose  surtout  des questions.  


Il faut quand  même se poser des questions. D’abord sur les preuves matérielles. Il y a des coïncidences inexpliquées, des témoignages personnels, etc., mais cela ne pèse pas lourd. On en trouve dans n’importe quel événement mondial complexe. Au sujet des preuves  matérielles, peut-on vraiment  devenir un expert  très qualifié en génie civil et mécanique en passant une heure ou deux sur Internet ?


Bien sur que non, mais personne ne le prétend.

 

Si oui, il faut dissoudre  les sections génie civil et mécanique du Massachusetts Institute of Technology. (…) Si vous croyez réellement à l’une ou  l’autre de ces preuves, c’est simple : adressez-vous à des spécialistes capables de les évaluer. Peut-être avez-vous trouvé un physicien quelque part, mais, à ma connaissance, personne n’a voulu proposer quoi que ce soit à une revue professionnelle sérieuse, soumise à la discipline de l’"examen  par les pairs".

 

Pour des avis d'experts, vous en trouverez une ribambelle (architectes, pilotes de lignes, militaires, etc.) sur reopen9/11 à cette adresse là:
http://www.reopen911.info/temoignages.html



Même sans aller jusque-là, on peut consulter les départements universitaires de génie civil et mécanique. Peut-être les membres du "mouvement pour la vérité sur le 11 septembre" pensent-ils qu’ils sont tous dans le coup ? Si le complot est vaste à ce point, on peut aussi bien l’oublier. Les adeptes du mouvement disent qu’ils ont peur. Il n’y a pas de quoi avoir peur. C’est une des positions les plus sûres pour un opposant, tous ceux qui ont un peu d’expérience en la matière vous le diront. En fait, les autorités se montrent assez tolérantes à cet égard.



Aux USA, je ne sais pas, mais en France, certainement pas. Quand ils ne sont pas tout simplement  ignorés, les "adeptes de la théorie du complot", comme vous dites, reçoivent des bordées d'injures et se font traiter d'antisémite ou de révisionniste, ce qui est très à la mode. L'antisémitisme, en France, n'est pas une opinion mais un délit, quant aux révisionnistes, ils n'ont plus droit à la parole  depuis la loi Fabius-Gayssot. Si vous voulez faire taire quelqu'un, il est bon de le traiter  d'antisémite et de révisionniste.

Ce qui nous amène à une seconde question. Pourquoi ce débat autour du 11 septembre est-il si bien toléré ? Je soupçonne le pouvoir de le voir d’un bon oeil. Il capte énormément d’énergies et les détourne des véritables crimes de l’administration, infiniment plus graves. (…) Pensons à l’invasion de l’Irak, ou au Liban. Ou à ce qu’ils font subir à la population  ouvrière des Etats-Unis. (…) Ils commettent des crimes réels, qui suscitent très peu de protestations. Une des raisons - pas la seule, bien entendu -, c’est qu’on dépense énormément d’énergie militante potentielle dans ces polémiques autour du 11 septembre  

Bien sur, on peut considérer le démontage de la propagande officielle comme anecdotique, ou comme un passe-temps sans intérêt. Ce n'est pas mon cas et cela m'étonne de la part de Chomsky. Par ailleurs, considérer que les personnes qui militent  pour une  réouverture  de l'enquête sur le 11/9 ne sont pas sensibles à d'autres sujets tels que la guerre  en Irak ou  au Liban est tout simplement faux !!!  Les deux combats sont intimement liés, le 11/9 ayant servi de prétexte aux guerres.

Du point de vue des gouvernants, c’est excellent. On donne même à ces militants du  temps d’antenne (…), on met leurs livres bien en vue dans les librairies.

Cela a été vrai pour le premier livre de Meyssan, mais c'est bien  fini. Il est aussi arrivé qu'on leur donne la parole dans un débat télévisé, à condition que le débat  soit inégal, que le présentateur coupe la parole au "truther"(c'est l'expression consacrée), et qu'il n'ait en aucun cas le temps d'exprimer une opinion cohérente face à des professionnels des médias qui le réduisent en charpie en un tour de micro. Bref, que l'on  soit  sûr de l'envoyer à l'abattoir. Bourdieu a très bien expliqué cela. 

Très tolérant, comme réaction. (…) Ce n’est pas le genre de réaction qu’on provoque quand on touche aux sujets sensibles.
(…) Et je ne crois pas que leurs preuves soient sérieuses. Ni même que ceux qui les exposent soient capables de les évaluer. Ce sont des questions techniques compliquées. On n’a pas l’air de le comprendre, mais ce n’est pas pour rien que les scientifiques font des expériences, qu’ils ne se contentent pas de filmer ce qu’ils voient par la fenêtre. Car ce qu’on voit par la fenêtre est la résultante de tant de variables qu’on  ne sait pas ce qu’on a dans cet imbroglio si complexe. On peut y trouver toutes sortes de coïncidences inexpliquées, d’apparentes violations des lois de la nature. (…) Donc, découvrir qu’il s’est passé ceci, qu’il est arrivé cela, etc., ça ne veut rien dire.

Tout est compliqué, bien  sûr, mais ce n'est pas une raison pour ne pas s'atteler à la tâche. Les scientifiques eux-mêmes se  posent des questions (
http://www.reopen911.info/dossiers/pdf/ … iciels.pdf ) 
.Par ailleurs, il existe un moyen  très simple pour le gouvernement américain de mettre fin  à la polémique: nous montrer une vidéo d'un avion se crashant sur le Pentagone. Vu le nombre de caméras l'entourant, ce ne devrait pas être trop difficile.. 


L’argument "à qui profite le 11 septembre ?" n’a guère de poids. Dans ma première interview après le 11 septembre, je crois avoir fait cette prédiction  pas particulièrement brillante : tous les pouvoirs du monde allaient  immédiatement exploiter l’événement à leurs propres fins. La Russie allait durcir ses atrocités en Tchétchénie, Israël en Cisjordanie, l’Indonésie à Aceh, et la Chine dans ses provinces occidentales. Aux Etats-Unis on s’en est servi de la façon que l’on sait, mais aussi de beaucoup d’autres, moins médiatisées.
(…) Presque tous les gouvernements ont pris des mesures pour surveiller plus étroitement leur population et ce genre de choses. L’administration Bush  l’a fait aussi. Donc, "à qui profite le crime ?" n’est pas une preuve suffisante de culpabilité.


Ce n'est pas une preuve suffisante, mais c'est un des éléments qui posent question.



L’idée même  n’est pas crédible. Pour qu’il y ait une once de vérité dans les théories sur le 11 septembre, il faudrait qu’il y ait eu un énorme complot, incluant les compagnies aériennes, les médias, la préparation des faux avions. Il aurait fallu mettre au  courant quantité de gens dans l’administration. Ils ne s’en seraient jamais tirés. Même une dictature n’aurait pas pu. C’est une opération vraiment risquée.



Ce qui aurait été très compliqué pour un gouvernement, ou un service émanant de ce gouvernement, ou une partie d'un service émanant de ce gouvernement, serait donc très simple pour quelques terroristes d'Al Qaeda débarqués tout droit de leurs grottes afghanes ? Je vous rappelle que parmi les nombreux mensonges de l'administration Bush, on nous avait promis un repaire de Ben Laden bourré d'électronique hypersophistiquée, et qu'à la finale, il n'y avait rien.



La probabilité d’une fuite est très élevée : ça se serait su tout de suite. Et la moindre fuite aurait aligné tous les dirigeants devant le peloton d’exécution, et sonné  le glas du Parti républicain à jamais. Et pour gagner quoi ? Un prétexte pour faire ce qu’ils auraient fait de toute manière, sous un autre prétexte qu’ils auraient pu trouver".



Le problème de nos prétendues  démocraties occidentales, c'est qu'elles ont besoin d'un minimum d'adhésion des populations pour partir en guerre. Et effectivement, le terrorisme sous fausse bannière est un des moyens d'obtenir cette adhésion.

 

" Les théories sur le 11 septembre (…) exercent le même attrait que le fondamentalisme religieux. (…) Il y a des gens qui n’aiment pas ce qui se passe, qui ont vécu des moments très difficiles, n’ont confiance en personne, et qui n’ont aucun moyen de réagir. Alors ils se raccrochent à quelque chose. Et Internet a un effet pervers. Si c’est un outil merveilleusement efficace pour obtenir des informations, pour l’action politique, pour toutes sortes de choses, il a cependant un gros inconvénient : n’importe qui peut lancer une théorie sur un blog ; cela n’a pratiquement aucun poids, mais ensuite cinq personnes la lisent, et très vite elle entre en croissance exponentielle, jusqu’à devenir une énorme industrie qui s’auto-alimente. Des industries de ce type, il y en a à foison.



De l'avantage et des inconvénients de ce merveilleux outil qu'est  internet.



(…) Je reçois une avalanche d’e-mails. Et une grande part, plusieurs par jour, envoyés par des gens honnêtes et sincères, me demandent : "Dites-moi ce que je peux faire". Les auteurs de ces courriers appartiennent pour la plupart aux milieux aisés, privilégiés. Ils ne sont pas richissimes, mais assez aisés pour s’asseoir à une table un soir et écrire une lettre à quelqu’un. Dans les pays du tiers-monde les habitants ne vous demandent pas : "Dites-moi ce que je peux faire", ils vous disent ce qu’ils font. Mais, là où les populations sont infiniment plus libres, les gens posent toujours cette question : "Que puis-je faire ?" Et un jour ils se disent : Ah, voilà ce que je peux faire : devenir en une heure ingénieur qualifié en génie civil et prouver que c’est Bush qui a fait sauter les tours jumelles.



Certes, le sentiment d'impuissance est organisé, mais que les gens honnêtes réagissent et sortent de cet état léthargique qui convient si bien au pouvoir, c'est tant mieux. Si la manière dont ils le font ne convient pas à Chomsky, c'est désolant, mais cela ne change rien au fond du problème qui n'est pas, y a-t-il eu complot, car il y a forcément eu complot, mais quels en sont les organisateurs ?



Je suis sûr qu’à Washington ils applaudissent des deux mains. (…)"



Ca, c'est moins sûr. Mais je ne doute  pas de la capacité du pouvoir à digérer le mouvement pour la vérité sur le 11/9. C'est la particularité du capitalisme de produire des forces qui travaillent à sa destruction, et de les récupérer pour mieux se renforcer.  Je pense que la plupart des actes dits terroristes sont téléguidés par les Etats qui y puisent de grands profits. Evidemment, il y a des chances que ces terroristes s'autonomisent et échappent au contrôle des Etats, mais à la finale, les services spécialisés arrivent à retourner la situation à leur avantage. L'histoire ancienne et récente nous en fournit de multiples exemples. Il se peut aussi que les services spécialisés s'autonomisent et échappent au contrôle du pouvoir politique, et c'est sans doute ce qui s'est passé le 11/9. Ah, nous vivons un monde compliqué. Voilà résumé en quelques lignes ma lecture des événements, on pourrait écrire des bouquins dessus, d'ailleurs c'est déjà fait, il n'y a qu'à tendre la main pour les trouver. Je crois que Chomsky a mal analysé  la situation  au départ  et  qu’il  se débat  dans une position  qui  n’est pas tenable, prendre  ses distances avec la version  officielle  tout en rejetant les arguments qui la critiquent.. 

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